12.12.2009

Les communistes dénoncent une campagne nauséabonde .


 

 

 

marianne.jpgLe PCF, autour de Marie-George Buffet, secrétaire nationale, tenait hier, dans l’urgence, une conférence de presse pour dire stop à l’escalade raciste, qui accompagne le débat sur l’identité nationale, voulu par le gouvernement.

C’est sous l’égide de la très belle Marianne africaine (voire photo) trônant dans la salle des mariages de la mairie de Bobigny en Seine- Saint-Denis que le PCF tenait dans l’urgence hier matin une conférence de presse pour dire stop à la campagne du gouvernement sur l’identité nationale et toutes les dérives racistes qu’elle génère.

Catherine Peyge, qui se dit fière d’être maire de cette ville « ou plus de cent ethnies se côtoient sans peur » ajoute « je suis bouleversée par l’association voulue et répétée des termes d’immigration et d’identité nationale comme si la première menaçait la seconde ».

« TROP, C’EST TROP »

Pour Pierre Laurent, responsable national du PCF « trop, c’est trop » il faut « stopper l’escalade du gouvernement ». Dernier épisode en date, la proposition de 103 députés de la majorité, sous l’égide du président du groupe UMP Jean-François Copé, d’interdire les drapeaux étrangers ou tout autre signe distinctif dans les mairies lors des mariages. Pour le responsable communiste, tous les actes « nauséabonds  » de cette campagne autour de l’identité nationale témoignent d’une volonté, celle « de présenter la France comme un pays de civilisation chrétienne, qui serait menacée aujourd’hui par les musulmans qu’il faudrait seulement tolérer ». C’est pourquoi, annonce Pierre Laurent, le PCF et ses élus refusent de participer aux débats organisés dans les préfectures par le ministre Éric Besson qui chaque jour apporte leurs lot de propos racistes, demandent la suppression du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, annoncent leur volonté « de faire échec au projet Copé et de construire de larges rassemblements », de porter dans la campagne des élections régionales « la question du droit de vote des immigrés ».

Présente à cette conférence de presse, de même que la sénatrice communiste Éliane Assassi, Marie-George Buffet, députée et responsable nationale du PCF, dénonçait la nature et les objectifs de ce débat sur l’identité, lui préférant « un débat sur la nation et la République » car ainsi precise- t-elle « on parle de droits, de liberté, de démocratie et de progrès sociaux ». Et de rappeler qu’au cours de notre histoire notre nation, notre République « s’est enrichie des apports multiples des immigrations successives ». Marie George Buffet appelant pour finir « tous les élus de gauche à prendre le chemin de l’honneur pour dire non et arrêter cet engrenage dangereux ».

MAX STAAT, pour l'Humanité

Blog PCF Evry

De l'injustice à...l'injustice pour les cinq Cubains de Miami .

 


I  ncarcérés depuis 1998, les cinq Cubains Fernando González, Antonio Guerrero, Gerardo Hernández, René González et Ramón Labañino ont été condamnés en décembre 2001, lors d’un procès inique tenu à Miami, à des peines exorbitantes pour avoir « conspiré » en vue d’espionner les Etats-Unis. En réalité, ils n’avaient fait qu’infiltrer les groupes anticastristes radicaux qui, depuis la Floride, multiplient attaques armées et attentats contre Cuba.

Le 4 juin 2008, tout en ratifiant leur « culpabilité », la cour d’appel d’Atlanta constatait qu’aucun délit « contre la sécurité nationale des Etats-Unis » n’avait été commis et estimait les peines infligées à trois d’entre eux disproportionnées. Elle ordonna donc qu’ils soient rejugés. Ils l’ont été, toujours à Miami, par la même magistrate qu’en 2001, Mme Joan Lenard.

Reconnaissant de facto l’injustice flagrante qu’elle avait commise lors du premier procès, et au vu de l’indignation internationale qui s’exprime autour du cas des « cinq », elle n’a eu d’autre solution que de réduire les sentences.

Le 13 octobre 2009, Antonio Guerrero, qui purgeait une condamnation à perpétuité plus dix ans, a vu son châtiment ramené à vingt et un ans plus dix mois de prison.

Le 8 décembre, Ramón Labañino (perpétuité plus dix-huit ans) s’est vu sanctionner de trente ans d’incarcération. Fernando González a, quant à lui, été condamné à dix-sept ans plus neuf mois (contre dix-neuf ans initialement).

Ces réductions de peine, pour positives qu’elles soient, ne mettent nullement un terme à l’injustice dont sont victimes les « cinq », qui continuent à clamer leur innocence. Par ailleurs, René González (quinze ans d’emprisonnement) et Gerardo Hernández (deux peines de perpétuité plus quinze ans) n’ont pas bénéficié d’un nouveau jugement.

Tandis que se déroulaient les audiences, entre le 13 octobre et le 8 décembre, le Secret Service (chargé de la sécurité du chef de l’Etat américain) a lancé une enquête sur une station de radio de Miami, Radio Mambi (WAQ1-710 AM). Le 19 novembre, durant l’émission « A chaud », animée entre 9 heures et 10 heures du matin par Armando Pérez Roura (directeur de la station), Ninoska Pérez Castellón et Enrique Encinosa, un auditeur a, en direct, par le biais d’un appel téléphonique, affirmé que le président Barack Obama devait être éliminé « d’une balle dans la tête ». Ce n’est pas la première fois que, sur cette antenne, des interventions « non filtrées » s’en prennent avec virulence au chef de l’Etat américain. MM. Pérez Roura et Encinosa, ainsi que Mme Pérez Castellón sont liés aux groupes les plus extrémistes de l’exil anticastriste – Conseil pour la liberté de Cuba (CLC), Unité Cuba, Front de libération nationale de Cuba (FLNC) – que les Cinq étaient précisément chargés d’infiltrer.

Maurice Lemoine

Blog PCF Valenton

Identité nationale : Déclaration de Marie-George Buffet .

AccueilDossiers et actualitésSociété

Identité nationale : « Je ne serai pas de ce débat » (Marie-George Buffet)

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 10 décembre

Partager :

Thèmes : Identité nationale | Marie-George Buffet

Vous trouverez ci-dessous le courrier que Marie-George Buffet, Députée et Secrétaire nationale du PCF, a envoyé à Nacer Meddah, Préfet de Seine-Saint-Denis, à propos de son invitation à participer à la première réunion sur le thème de « l’identité nationale » qui se tient ce soir à la Préfecture.

Monsieur le Préfet, Vous avez bien voulu m’inviter à la première réunion organisée à la préfecture sur le thème de « l’identité nationale » qui se tiendra jeudi 10 décembre 2009. Je ne serai pas de ce débat car les questions posées en préalable « Qu’est-ce qu’être français ? », pourquoi « être fier d’être français », comment « définir l’identité nationale aujourd’hui » appellent à des notions subjectives et partisanes. S’il faut un débat, il doit porter sur l’histoire de la citoyenneté, de la démocratie dans notre pays, sur les droits de l’être humain et leur évolution, et bien sûr, sur la Nation et la République. Tous ces biens communs des hommes et des femmes vivant en France n’ont pas été décrétés par un gouvernement, ni par un décret mais par l’addition de grands mouvements démocratiques et sociaux (1789, 1930, 1948, La Commune, 1936, La Résistance, le gouvernement de la Libération, les grands mouvements sociaux, le suffrage universel) et par l’apport des citoyens et citoyennes quelque soient leur origine, leur culture. Nation et République, sont des constructions permanentes et jamais écrites, dues au travail des citoyens et des citoyennes eux-mêmes. D’ailleurs, notre pays a aussi connu des périodes sombres comme la collaboration ou la colonisation, mais aussi et heureusement le plus souvent des périodes d’avancées humaines, de résistances et de conquêtes.

Oui, nous avons besoin de débats citoyens, et pour ma part, j’aimerais mettre au cœur de celui-ci des questions telles que le droit de chacun et chacune à l’éducation et au travail, des questions telles que les droits des femmes à vivre libres et égales, des questions telles que les droits des enfants, telles que le droit des salariés à avoir des papiers. Oui, la République peut se questionner, elle doit le faire à partir des droits de l’être humain et non d’un a priori sur le statut de Français. Je vous prie donc de bien vouloir m’excuser et, Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, mes meilleures salutations.

Marie-George Buffet, Députée, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 10 décembre 2009.