24.11.2009

La lettre du journal l'Humanité

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mercredi 25 novembre 2009

Á LA UNE DE VOTRE JOURNAL DEMAIN

HÔPITAL : LE CRI D’ALARME DES MÉDECINS
« Dire stop aux retraits d’emplois. »
Entretien avec le Pierre Coriat, chef du service d’anesthésie-réanimation à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, qui nous explique les raisons de sa menace de démission.

SPÉCIAL SALON DU LIVRE JEUNESSE
Pour ses 25 ans, le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil en Seine-Saint-Denis célèbre son premier quart de siècle avec « Jubilo », une exposition en forme de fête et avec l’Italie comme invité d’honneur.
Quatre pages spéciales pour tout savoir sur le salon.

CAPITALISM : A LOVE STORY
Arpenteur depuis une vingtaine d’années des désastres qui ravage son pays, Michael Moore vise cette fois, avec son nouveau film, au cœur de la cible : le système capitaliste.
L’analyse de Chris Townsend, responsable de l’un des rares syndicats états-unien indépendant, UE.

LA TOURNÉE SÉCURITAIRE DE SARKOZY
Á quelques mois des échéances électorales régionales, le chef de l’État repart en campagne en surfant sur les peurs et l’insécurité en dépit de ses échecs. Analyses.

TERRITOIRES
Á Toulouse, la municipalité de gauche innove : elle crée un outil pour mesurer les discriminations et préparer les décisions politiques qui tendent à l’égalité. Explications.

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES : GRANDE CAUSE NATIONALE
« On ne peut se contenter d’une campagne télévisée »
Un nouveau texte de loi pour lutter contre les violences faites aux femmes doit être présenté au Parlement. La féministe, porte-parole du Collectif national pour le droit des femmes, Suzy Rojtman nous explique pourquoi il est urgent de légiférer.

BLAIR AU CŒUR DU MENSONGE IRAKIEN
Une enquête officielle explosive s’ouvre à Londres sur le bilan de la participation britannique à la guerre d’Irak et le mauvais rôle joué par l’ex-premier ministre.
De notre correspondant à Londres.

JACQUES VABRE : GUILLEMOT ET CAUDRELIERS VAINQUEURS
Deuxième en 2007, le duo a remporté la Transat Jacques Vabre après quinze jours de mer à bord de Safran entre Le Havre et Puerto Limon au Costa Rica.

MOINS À L’AVOIR ET PLUS À L’ÊTRE
La pratique du yoga peut-elle exprimer un peu de sagesse dans un monde en crise ?
Une tribune de Ysé Tardan-Masquelier, directrice de l’école française de yoga.

C’EST UN SCANDALE !
Les nostalgiques de Pétain installés dans sa maison natale, à Cauchy-à-la-Tour, veulent un « grand musée ». Le maire s’y oppose.

ENTRETIEN AVEC MARCO BELLOCCHIO
« Je n’ai pas utilisé le cinéma dans le cinéma mais quelque chose du réel »
Avec Vincere ou l’épouse inconnue de Mussolini, présenté cette année en compétition à Cannes, est au nombre de ses œuvres les plus importantes.

 



Dossiers

Salah Hamouri lettre ouverte de J-C Lefort à...

 

Salah Hamouri lettre ouverte de J-C Lefort à l'embassadeur d'Israël

Jean-Claude Lefort Député honoraire

Paris, le 23 novembre 2009
M. Daniel Shek
Ambassadeur d’Israël
en France
3, rue Rabelais
75008 Paris

Monsieur l’Ambassadeur,

Sur la chaine nationale de télévision « France 2 », au cours de l’émission « 13h15 » diffusée le dimanche 22
novembre 2009, vous avez parlé d’un jeune Français, Salah Hamouri, en prison depuis près de 5 ans dans votre
pays.
On se doit de reconnaître que votre intervention a le mérite d’une certaine clarté.
En effet, vous avec expliqué que s’il est en prison pour 7 ans c’est tout simplement parce qu’il a eu « le projet »
« de commencer des préparatifs » contre un rabbin ultra orthodoxe qui « aurait pu » être assassiné.
Il a eu le « projet » de « commencer » des « préparatifs »… contre un rabbin qui « aurait pu être »…
Voilà quel est, pour vous, son premier délit. Un délit qui est tout sauf établi puisque que votre raisonnement est
basé sur des suppositions. Vous êtes, et pour cause, dans l’impossibilité de prouver quoi que ce soit de concret et
ne pouvez vous appuyer sur des faits, des preuves tangibles ou des actes effectifs commis puisqu’il n’y en a pas.
Nous sommes là dans le monde des supputations et non dans celui des actes formels. Elles ne peuvent donc
valoir condamnation.
Vous ajoutez que le second chef d’accusation contre Salah Hamouri est qu’il « est membre du FPLP » et qu’il
joue « un rôle majeur » dans cette organisation « terroriste ». Cette affirmation est tout simplement inexacte,
Monsieur l’Ambassadeur.
Le tribunal n’a en aucune façon déclaré l’appartenance de Salah Hamouri au « FPLP » ni non plus un quelque
« rôle majeur » joué par lui au sein de cette organisation qui, je vous le rappelle, est membre de l’OLP dirigée
par le Président Mahmoud Abbas et qui est considérée officiellement comme le « représentant légitime du
peuple palestinien ».
Notons par ailleurs que Salah n’avait que 20 ans quand il a été arrêté, ce qui rend tout simplement impensable
son soi disant rôle « majeur » au sein de cette organisation dont il n’est pas membre de surcroît ni non plus des
« Jeunesses du FPLP ». Aucun fait, là non plus, n’a été établi ou prouvé sur ce plan contrairement à ce que vous
dîtes.
Je vous rappelle, à cet égard, que plus de 20 audiences de son procès ont été annulées faute de témoins se
présentant à la barre pour confirmer cette « accusation » que vous avez reprise à tort et à charge. Les « témoins »
annoncés étant pourtant tous des prisonniers, eux aussi…
C’est sur la base d’une « accusation anonyme » qu’il a été arrêté trois mois après - trois mois après – être passé,
ceci étant un fait avéré, en voiture devant le domicile du rabbin Yossef Ovadia que vous « défendez »
étonnement eu égards ses prises de positions connues comme étant des plus extrémistes contre les Arabes mais
aussi contre les Juifs.
2
Je résume donc les deux « charges » qui auraient été émises selon vous : une « intention », « un projet », d’une
part, et une affirmation d’appartenance de Salah Hamouri au FPLP qui n’a pas été reprise ni prouvée par le
tribunal militaire, d’autre part. Je n’insiste pas sur ce « rôle majeur » supposé que vous attribuez à notre jeune
compatriote au sein de cette organisation dont il n’est pas membre. C’est une affirmation extravagante à
l’évidence.
Vous avez poursuivi vos déclarations par un raisonnement très « intéressant » puisque vous avez déclaré que les
« Territoires palestiniens ne sont pas israéliens, qu’ils sont occupés et que pour cette raison c’est un tribunal
militaire qui accuse ». Précisons : c’est un tribunal militaire israélien, en l’occurrence celui d’Ofer situé en plein
coeur de la Cisjordanie occupée qui a accusé et condamné notre jeune compatriote.
Ces propos sont toutefois à rapporter avec le fait que Salah Hamouri habite Jérusalem-Est.
Il résulte de vos dires que, pour la première fois depuis 1967, un responsable israélien d’importance, chargé
notamment représenter son pays à l’étranger, reconnaît que Jérusalem-Est est bien occupée. Dont acte !
Cela dit, et par définition, un tribunal militaire d’occupation est tout aussi illégitime, illégal et condamnable que
l’occupation elle-même. La preuve est formellement établie : quiconque « passe » devant pareil tribunal en Israël
est à coup sûr condamné. Les exceptions à cette « règle de non-droit » qui sont infinitésimales le confirment.
Ajoutons que le recours devant la « Cour suprême » que vous avez évoqué est strictement impossible eu égard la
procédure utilisée devant le tribunal militaire (un « arrangement » selon un vocabulaire effroyable). Le tribunal
militaire ne peut donc qu’examiner, selon les lois israéliennes, qu’une « remise de peine » au bout des 2/3 de la
peine exécutée. Ceci a été fait et la Commission ad hoc l’a refusée récemment et plus que très sèchement.
De l’ensemble de vos propos il ressort avec force que Salah Hamouri a bien été condamné pour raison politique.
C’est ce que nous ne cessons de dire. Et donc puisque c’est la politique, et uniquement la politique, qu’il l’a
conduit en prison, c’est la politique qui l’en sortira. Il en va de même, notons-le car ce n’est pas sans second ou
sans lien, pour la libération du caporal Gilad Shalit. Elle sera elle aussi de nature politique de même que la
libération des prisonniers palestiniens en échange. Ce ne sera pas la première fois que , sur décision politique et
non pas juridique, Israël libère des prisonniers.
C’est pourquoi, Monsieur l’Ambassadeur d’Israël en France, après vos déclarations télévisées de ce dimanche
nous sommes confortés dans notre exigence, dont le ministre français des Affaires étrangères a dit tout
récemment qu’il la plaidait auprès des autorités de votre pays, à savoir que nous demandons la libération de notre
compatriote Salah Hamouri en prison en Israël depuis près de 5 ans pour délit d’intention.
Il est vrai, et cela est tout à fait exact, que notre jeune compatriote dont la seule nationalité de jure est la
nationalité française bien qu’il soit binational de naissance n’accepte pas l’occupation des Territoires
palestiniens, inclus Jérusalem-Est, dont vous avez reconnu la réalité. Il utilise en la circonstance, et
pacifiquement, un droit de l’Homme fondamental et imprescriptible.
En vous remerciant infiniment des confirmations directes ou indirectes que vous avez apportées à nos arguments
et en souhaitant une action déterminée de votre part en faveur de notre compatriote pour que cesse ce déni de
justice et que Salah Hamouri retrouve sa famille à Jérusalem,
Je vous prie de croire, Monsieur l’Ambassadeur d’Israël en France, à l’expression de nos salutations
distinguées.

Jean-Claude Lefort
Coordinateur du
Comité national de soutien
à Salah Hamouri

Blog PCF Valenton

23.11.2009

SOUSCRIPTION NATIONALE DU PCF .

SOUSCRIPTION NATIONALE DU PCF
L’objectif des 800 000 euros est à notre portée !

Mis en ligne : 18 novembre
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Thèmes :


A ce jour et depuis le début de l’année, plus de 400 000 euros ont été versés au titre de la souscription nationale.

SOUSCRIVEZ !



La direction nationale du PCF tient à remercier très chaleureusement les 3 674 donateurs dont les versements constituent l’essentiel du montant actuel collecté.

CommunisteS publiera, comme chaque année, la liste de ces souscripteurs. Mais, comme nous avons eu l’occasion de l’écrire dans ces mêmes colonnes, nous avons obligation d’aller plus loin, et de réaliser l’objectif initialement adopté par la direction nationale du Parti dans son budget 2009. Il y a deux ans, celle-ci adoptait un plan global de mise à l’équilibre du budget national. Il convenait en effet, dans l’urgence, de trouver les voies permettant des économies ou des recettes nouvelles correspondant à l’équivalent d’un quart du budget annuel de l’époque. Nous avons atteint les deux tiers de cet objectif. Ce n’est pas rien !

Mais ce plan, pour être atteint, appelle un engagement élevé de souscription : 800 000 euros pour cette année. Ce résultat semble à notre portée si, avec nos trésoriers, nos animateurs, et avec le concours actif et engagé de tous les cadres du Parti, nous portons plus haut encore la question des moyens dans le Parti, si nous en faisons une question politique publique en liaison avec nos objectifs, nos ambitions de rassemblement.

Dans cet effort de politisation de la bataille financière, nous avons à expliquer, et souvent à révéler les sources de financement de notre parti. Comme le montre le tableau ci-dessous, 69 % des ressources nationales et départementales du Parti proviennent de la souscription, du versement des élus, des cotisations. C’est un élément tout à fait particulier dans le paysage politique français, un argument à porter dans l’effort de collecte qu’il convient de relancer.

Nous avons tous ensemble à gagner en détermination pour faire de la souscription une question politique et une bataille dans le Parti et dans la société. Cette détermination est la condition du succès. L’engagement des lecteurs de CommunisteS comptera pour y parvenir.

Jean-Louis Le Moing
- Trésorier-adjoint en charge de la souscription

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mardi 24 novembre 2009

Á LA UNE DE VOTRE JOURNAL DEMAIN

GRÈVE UNITAIRE DANS L’ÉDUCATION
Plusieurs organisations syndicales de l’Education appellent à une journée de grève pour dénoncer les suppressions de postes prévues à la rentrée 2010, le manque de moyens ou encore les modalités de réformes du lycée et de la formation des enseignants.
En Europe aussi, la colère gagne les universités. Analyse.

PORTRAIT D’AURÉLIE, ÉQUIPIÈRE CHEZ QUICK
Rencontre avec Aurélie Lesage, jeune femme de 23 ans, issue de la « génération CPE », en master à la fac de droit, option science politique, et équipière chez Quick pour manger et payer ses études. Récit d’un parcours de combattante.

IL Y A CINQUANTE ANS, GÉRARD PHILIPE
Il a été Lorenzaccio, Rodrigue, Julien Sorel, Perdican, le prince de Hombourg, Fanfan la Tulipe et tant d’autres. À l’occasion du cinquantenaire de la disparition de l’acteur, retour sur le parcours du plus grand comédien de sa génération.
L’hommage de Serge Reggiani, paru dans l’Humanité Dimanche, du 6 décembre 1959.

LES ENJEUX DU GRAND PARIS
Les députés commencent l’examen du très controversé projet de loi relatif au Grand Paris, premier élément de la stratégie élyséenne pour reprendre la main sur le devenir de la métropole parisienne.
L’analyse du député-maire PCF d’Ivry, Pierre Gosnat

DES GUICHETS À DOUBLE VITESSE
Vitrine de modernité, la rénovation des bureaux de poste parisiens instaure un système à double vitesse, au profit de la clientèle rentable.

COMPRENDRE L’ÉCONOMIE
Dans l’esprit du rapport Stiglitz, trois études de l’Insee mettent en évidence la persistance de fortes inégalités de revenus entre les ménages.
La chronique de Pierre Ivorra sur les conséquences de la suppression de la taxe professionnelle sur l’emploi.

LA POLÉMIQUE RESTE VIVE SUR LE TÉLÉTHON
Les réactions se multiplient après la déclaration incendiaire de Pierre Bergé. Le président du Sidaction, a accusé le Téléthon de “parasiter la générosité des Français”.
Réagissez à notre question du jour

PRÉSIDENTIELLE EN ROUMANIE
Reportage après les résultats du premier tour de dimanche où les deux protagonistes, le président sortant, Traian Basescu, et le candidat social-démocrate, Mircea Geoana, sont arrivés en tête.
Entretien avec Ilie Srabu, ancien ministre de l’Agriculture.

C’EST UN SCANDALE !
Un policier d’Ozark (Arkansas) a utilisé son Taser pour maîtriser une fillette de dix ans qui refusait d’aller prendre sa douche… comme lui demandait sa mère.

DANS L’ESPRIT DE BLOOMSBURY
Le musée La Piscine de Roubaix présente une exposition inédite en France consacrée au groupe artistique anglais de Bloomsbury.
Plongée au cœur d’une des plus belles aventures intellectuelles du XXe siècle.

 



Dossiers

Identité nationale : L'ambition de Sarkozy .

AccueilDossiers et actualitésSociété


Mis en ligne : 23 novembre

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Thèmes : Identité nationale | Migrations - Migrant-e-s | Mémoire | racisme

Le combat idéologique engagé par 
Nicolas Sarkozy autour de l’identité nationale ne peut être réduit à une simple manœuvre électorale contre la gauche ou politicienne vis-à-vis du Front national.

Au-delà de la conjoncture actuelle, il y a la volonté chez lui de donner de l’ampleur à l’objectif qu’il s’était fixé dès sa prise de pouvoir au sein de l’UMP : rassembler toutes les sensibilités de la droite française autour d’un projet qui refondrait, dans les conditions nouvelles de la mondialisation capitaliste, son efficacité sociale, idéologi­que et politique.

Ce projet que l’on nommera, faute de mieux, libéral-populiste, a l’ambition de sembler sur la longue durée une majorité de notre peuple, particulièrement ses caté­gories populaires, autour des valeurs his­toriquement les plus conservatrices de la droite nationale, en prenant la précaution de les teinter de modernité et d’obtenir la caution de personnalités prétendument de gauche : la fascination pour la réussite individuelle, la valorisation inégalitaire du mérite au sein d’une concurrence définie comme naturelle, l’amour de la famille, de la terre et de la patrie, la passion du patrimoine, de l’argent et de la propriété, les attaques contre la laïcité prônant le retour du religieux comme mode de régu­lation sociale et comme référent symboli­que, la légitimation de l’autorité dans tou­tes les sphères de la société, l’appel à la génétique pour définir les déviances socia­les, sont autant de thèmes travaillés à lon­gueur de discours et dont on aurait tort de sous-estimer l’impact par ces temps où la crise pousse à la perte et à la recomposi­tion des repères.

Face à une aggravation brutale des effets sociaux de la crise du capitalisme mondia­lisé qu’ils savent inéluctable, les tenants du système sont aujourd’hui convaincus que la poursuite de cette domination passe par la reconquête d’une hégémonie cultu­relle et idéologique qui tente de refonder les termes d’un nouveau pacte national et social. Réduire la campagne sur l’identité nationale à un simple électoralisme, c’est s’interdire de voir l’ampleur de l’offensive idéologique, ses contenus comme son ambition : accompagner et permettre l’ac­tuelle déréglementation sociale générali­sée et l’attaque frontale contre la démocra­tie à tous les échelons.

L’identité nationale est un concept dange­reux parce qu’il renvoie à une vision figée, linéaire, consensuelle de la nation française. Il n’y a pas d’identité collective homogène, mais des traits identitaires, des formes d’appartenance et de référence symboliques à une histoire elle-même complexe et par certains aspects contra­dictoire. Pour s’en tenir à la seule dimen­sion politique de ces représentations, celles-ci se sont construites en France depuis la Révolution française autour des combats émancipateurs symboliquement définis par la devise républicaine, liberté, égalité, fraternité, actualisées à chaque étape d’une histoire contradictoire qui a opposé les acteurs de la Commune, du Front populaire, de la Résistance, de la solidarité internationale, de Mai 68 à une droite majoritairement belliciste et colo­nialiste, pétainiste et collaborationniste, anticommuniste et antisociale.

C’est dans ce contexte que s’est également construit notre rapport à l’immigration, à laquelle le patronat français a largement fait appel pour des raisons purement éco­nomiques et démographiques. Là aussi, le mouvement ouvrier, particulièrement au siècle dernier, a opposé à cette logique le droit du sol, le syndicalisme unique, l’uni­versalité de ses valeurs et une intégration politique. Certes, ce modèle était culturel­lement assimilationniste et sa crise ren­voie non seulement à la mutation radicale des modes de production, mais aussi à une aspiration des migrants d’aujourd’hui à faire vivre la diversité culturelle dont ils sont porteurs, parfois même de la pire des manières, le communautarisme. À nous de leur proposer d’inventer ensemble, contre la politique d’exclusion Sarkozy-Besson, un nouveau modèle fondé tout à la fois sur la libre circulation des individus, sur l’égalité des droits, sur le refus de toute discrimination, le respect de l’altérité culturelle tout en favorisant l’échange, le métissage et les combats communs.

site du PCF

14.11.2009

Les bons français ? Les fantasmes pétainistes de Besson / Sarkozy .

AccueilLe PCFMiliter

Tract Identité nationale

Mis en ligne : 6 novembre

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Thèmes : Identité nationale | Citoyenneté

Une odieuse machination est à l’œuvre, 
mise en scène par le ministre des basses œuvres. 
Éric Besson, ce transfuge du PS prêt à tout pour témoigner à son nouveau maître son zèle de néoconverti, est chargé de lancer un « débat » sur « l’identité nationale ». En montrant du doigt l’immigration.

À télécharger

 

Sommaire

Les Français ne penseraient qu’à çà !

L’ « identité nationale » serait-elle devenue le sujet le plus grave, 
la préoccupation la plus prégnante des Français  ? Le chômage qui 
n’en finit pas d’étendre ses ravages, bagatelle  ! La protection sociale plombée par les hausses du forfait hospitalier, les médicaments déremboursés, balivernes  ! L’école mise à mal par les 16 000 suppressions d’enseignants, broutille  ! L’insolente richesse des tenants du bouclier fiscal voisinant avec la pauvreté de salariés déclassés et précarisés, le mal de vivre qui conduit au suicide chez France Télécom ou chez PSA, foutaises… Le soir en famille, le samedi entre amis, les Français n’auraient qu’un seul sujet en tête  : « l’identité ».

Un rappel des périodes sombres

Quelques jours après que furent renvoyés vers une possible mort trois Afghans qui voulaient échapper à la violence des talibans, après qu’une lycéenne ait été raflée, cartable sur le dos et expédiée à Brazzaville, on nous annonce des causeries et un colloque, rien que cela  ! Et peut-être pourrait-on suggérer à M. Besson d’organiser une exposition où l’on expliquerait comment distinguer un individu porteur de l’identité française et celui qu’on doit dénoncer pour le prochain charter ? La France a connu de sombres périodes, au cours desquelles ce qui paraît inimaginable peut devenir abjecte réalité.

Détourner l’attention

En agitant le spectre d’une « identité nationale menacée », le gouvernement espère détourner l’attention des résultats de sa politique, jugée majoritariement négative. Et faisant d’une pierre deux mauvais coups, il drague à nouveau dans la boue du Front national. Marine Le Pen avait lancé une campagne nauséabonde à partir d’un livre de Frédéric Mitterrand. Sarkozy reprend l’offensive sur le thème bien connu des immigrés qui poseraient problème à l’identité de la France. Cette notion « d’identité nationale » va à l’encontre de la nation forgée par la Révolution française, elle est inacceptable pour quiconque est attaché aux valeurs républicaines. À la vision ouverte et progressiste de la nation, héritage de la Révolution, « l’identité nationale » de Nicolas Sarkozy oppose une conception étroite et conservatrice, inégalitaire, avec ses fantasmes d’ancienne puissance coloniale, vision du monde selon laquelle l’étranger, le jeune, l’ouvrier constituent potentiellement une classe dangereuse.

Les démons de la haine

Décidément, rien, aucun scrupule de moralité politique ne retient l’imagination débordante des stratèges de l’Élysée, au risque de réveiller les démons de la haine. Au nom des mêmes ressorts de pensée d’une France agressée de l’intérieur, on a connu l’affaire Dreyfus à la fin du XIXe siècle, et pire encore au XXe. Refuser d’entrer dans ce « débat » miné, faire prévaloir la lutte des classes sur l’impasse de la haine des « races ». Telle doit être la meilleure réplique au piège de M. Besson.

La ficelle est grosse

La droite est partie dans une campagne proprement frénétique sur le thème de « l’identité nationale ».

Dans Le Figaro de vendredi 30 octobre, cette question est l¹objet d¹un traitement en « Une », d¹un long papier de Max Gallo en page 14 (une demi page), d¹un édito page 15 du directeur adjoint de la rédaction et du bloc-notes, encore une demi page, d¹Ivan Rioufol.

Ce dernier donne les clés de cette fièvre nationaliste, relancée il y a un mois, alors même que cette droite prenait la mesure des difficultés rencontrées à déployer sa politique libérale, et qui devrait mobiliser tous les moyens propagandistes de l¹Etat jusqu¹au printemps prochain, avec la tenue d¹un « grand colloque de synthèse ». Rioufol reconnaît que la prose « nationale » fonctionne comme un leurre : voilà enfin « un débat passionnant, au coeur des préoccupations existentielles des gens, bien davantage que le pouvoir d¹achat. » Il désigne l¹ennemi : la gauche et plus particulièrement le PCF montré du doigt avec son « oppressant antiracisme », « son idéologie aveugle du mélangisme, indifférente à l¹âme des peuples européens » . Il appelle à battre en brèche les notions de « diversité », de « métissage », de « non discrimination ». Et il espère que ce tintamarre permettra, en bout de course, de remettre en cause « le droit du sol ».

En même temps, lucide, le bonhomme soupire : attention, toutefois, à ce que cette agitation n¹apparaisse pas comme une « grosse ficelle électorale » à la veille des régionales. On ne saurait mieux dire.

12.11.2009

La mémoire de Benoît FRACHON doit être respectée !

UD CGT 93 ET UL MONTREUIL  :” La mémoire de Benoît Frachon doit être respectée.”
jeudi 12 novembre 2009 (15h23)

 

Déclaration de l’Union Départementale CGT de Seine-Saint-Denis et de l’Union Locale CGT de Montreuil

“La mémoire de Benoît Frachon doit être respectée”.

L’intention de la municipalité de Montreuil de débaptiser l’esplanade Benoit Frachon suscite de notre part la plus grande stupéfaction : il s’agit d’une décision récente, puisque plusieurs documents édités en 2009 conservent son nom à cette place.

Le parcours de Benoit Frachon, syndicaliste, militant progressiste au sein du mouvement ouvrier, résistant montreuillois et Secrétaire Général de la CGT après guerre, est fortement lié à la ville de Montreuil.

Cette commune où se situe le siège de la confédération CGT, où Benoit Frachon a vécu et résisté à l’occupant nazi, est toujours le lieu de nombreuses luttes sociales. Parmi ces mouvements celui des travailleurs sans-papiers pour lequel l’Union Locale CGT de Montreuil a contribué à de nombreux succès dont ceux très emblématiques des salariés de l’entreprise Griallet et de Plus net.

Ces luttes pour le respect de la dignité et l’égalité des droits s’inscrivent dans la continuité des combats du mouvement ouvrier en faveur de l’égalité et de la justice sociale dont Benoit Frachon a été l’un des grands acteurs de l’Histoire de notre pays. Le contexte politique et social actuel démontre que la mobilisation pour des avancées progressistes est toujours d’actualité ce qui rend le message envoyé par la municipalité de Montreuil d’autant plus incompréhensible.

Rendre hommage à la mémoire de telles personnalités ce n’est pas figer l’histoire d’une ville, mais reconnaître les apports du passé pour éclairer l’avenir.

L’UD CGT 93 et l’UL CGT de Montreuil demandent ainsi à Madame Voynet, Maire de Montreuil, de revoir une position qui suscite de nombreuses réactions de la part de ses syndiqués et au-delà afin de respecter et d’honorer la mémoire d’un homme qui symbolise l’engagement pour le progrès social, la justice et la paix.

Bobigny, 10 novembre 2009

De : CGT pour FRACHON
jeudi 12 novembre 2009

site Bellaciao

Le PCF demande une condamnation immédiate des propos de Raoult par le Ministre de la Culture .



Mis en ligne : 12 novembre
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Thèmes : Culture




Eric Raoult a écrit à Frédéric Mitterrand sur le « nécessaire devoir de réserve » dont doivent faire preuve les Lauréat du Prix Goncourt, en l’occurrence Marie N’Diaye, actuellement montrée du doigt pour avoir exprimé sa critique à l’égard du Gouvernement et du Président en août dernier.

Ces propos sont inadmissibles. Le gouvernement, parce qu’il se lasse déjà de taper sur les libertés des citoyens et des salariés, cherche maintenant à museler les artistes et à censurer leur liberté d’expression. Il s’agit là d’une grave atteinte à la liberté de parole des créateurs.

Le PCF demande que Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture, condamne immédiatement et publiquement les propos odieux du Député Raoult et réaffirme le principe de la liberté pleine et entière des créateurs. La liberté d’expression est la base, le fondement de notre démocratie et le fait qu’un élu de la République se permettre de la remettre en cause doit être condamné fermement. Le devoir de réserve devrait parfois s’appliquer à certains politiques, députés, tentés de remettre en cause la liberté d’expression et la liberté de création !

Parti communiste français

Paris, le 12 novembre 2009.

11.11.2009

Régionales : le casse-tête de Simone Fayaud au PCF .

 


Mardi 10 Novembre 2009

 


ÉLECTIONS RÉGIONALES. Elle est la seule élue régionale communiste à prôner l'option Front de gauche plutôt que le ralliement avec Ségolène Royal dès le premier tour

 

 

 


Simone Fayaud, secrétaire départementale du PCF en Charente, se pliera au souhait des militants. (PHOTO Isabelle LOUVIER)
Simone Fayaud, secrétaire départementale du PCF en Charente, se pliera au souhait des militants. (PHOTO Isabelle LOUVIER)

Les communistes picto-charentais ont décidé de jouer l'originalité samedi, lors de leur conférence régionale : la majorité de leurs délégués se sont prononcés pour une union avec le PS dès le premier tour des régionales de 2010 sous l'égide de la présidente sortante Ségolène Royal. Un cas pour l'heure unique en France. Et qui va à contre-courant de l'offre de la direction nationale du PCF préconisant un rapprochement avec la gauche alternative, via le Front de gauche (voir notre édition d'hier, page Région).

Les délégués de la Charente-Maritime, qui représentaient à eux seuls la majorité des votants samedi, ont fait pencher la balance pour le mariage illico avec la dame du Poitou… Et les délégués de la Vienne, des Deux-Sèvres et de la Charente en ont été pour leurs frais. Seule des six élus communistes du Conseil régional à prôner l'option Front de gauche, la secrétaire départementale Simone Fayaud dit s'en remettre au vote des adhérents qui, les 19, 20 et 21 novembre, feront connaître leur choix définitif. Sachant que sur près de 2 000 adhérents communistes en Poitou-Charentes, environ 60 % dépendent de la fédération de Charente-Maritime.

« Sud-Ouest ».

Le résultat du vote des délégués régionaux du PCF, samedi, vous a-t-il surpris ?

Simone Fayaud. Non. Parce que les discussions ont montré en amont que les choses étaient tranchées, du moins en Charente-Maritime. Et dans la mesure où ce département pèse pour 60 % des délégués… Aujourd'hui, je prends acte du résultat du vote. Même si le débat n'est pas terminé puisqu'en dernier ressort, ce sont les militants qui trancheront.

Samedi, les délégués communistes du Poitou-Charentes ont été les seuls dans toute la France à demander l'union avec le PS dès le premier tour des régionales.

Comment l'expliquez-vous ?

Nous sommes dans une région particulière. N'oublions pas que Nicolas Sarkozy envoie l'un de ses ministres au combat. Les enjeux politiques sont importants, ici plus qu'ailleurs…

Vous qui plaidez pour l'option Front de gauche, la main tendue de Ségolène Royal vers le centre vous interpelle-t-elle ?

Cela me pose un problème de conscience. Ségolène Royal dit qu'il n'y aura pas d'accord de parti avec le Modem mais une ouverture vers des personnalités du centre. Il y a, dans cette position, au minimum, un manque de clarté de sa part… Et je n'ai pas eu plus d'éclaircissement du côté d'Europe écologie qui tend la main à des personnalités de droite, comme Corinne Lepage, et discute avec François Bayrou. Ce flou politique m'inquiète profondément…

La présence d'un Front de gauche au premier tour des régionales, avec en son sein un Parti communiste conservant sa propre identité, permettrait au moins de quantifier véritablement le poids d'une gauche qui plaide pour une politique radicalement alternative à la politique gouvernementale destructrice des acquis sociaux et démocratiques… Avec le Front de gauche, il s'agit de dépasser des modes d'union de la gauche qui n'ont pas permis, dans le passé, de changer la vie des gens. Ces élections régionales sont une occasion de dire pourquoi le PCF et le Front de gauche préconisent la rupture. Et, en tant qu'adhérente du PCF, je regretterais forcément que l'on perde cette occasion…

La gauche française, dans son histoire, s'est toujours construite sur deux socles, l'un social-démocrate et l'autre plus révolutionnaire. Cela n'empêche pas pour autant l'union : le PS n'est pas l'adversaire du Front de gauche et il n'y aurait eu aucune hésitation à militer pour l'union au second tour contre la droite, notre adversaire commun.

Malgré tout, si les militants vont dans le sens des délégués régionaux, y a-t-il un risque de scission au sein du Parti communiste ?

Non. il est clair que le vote des adhérents sera respecté. Aller au clash et s'asseoir sur le vote des adhérents communistes ne me paraît évidemment pas être la meilleure solution. Le débat politique va continuer quand même. On ne pourra pas faire l'impasse sur ce grand débat de fond…

Auteur : bertrand ruiz
b.ruiz@sudouest

site du PCF

10.11.2009

RER,même galère pour les agents et les usagers .

Conditions de travail, effectifs et rémunérations ont motivé hier les mouvements sur les lignes A et B du RER. Sur la ligne B, les salariés ont décidé la reconduction de la grève.

Un million de voyageurs à transporter chaque jour, le quotidien de la ligne A du RER n’est pas « galère » uniquement pour les usagers. Les conditions de transport déplorables pèsent également sur les salariés de la RATP. Quand s’accumulent les retards, ce sont aussi les amplitudes des journées de travail des conducteurs qui s’étendent. Au cœur du mouvement actuel des lignes A et B du RER, il y a bien les conditions d’exploitation et surtout le manque d’effectifs. Pour la ligne A, le préavis de grève avait été déposé par la CGT, la CFDT, la CFTC, FO, les indépendants, SUD et l’Unsa. Les revendications portent sur les effectifs, les rémunérations et les conditions de travail. La grève de vingt-quatre heures, très suivie par les salariés, a entraîné une quasi-paralysie du trafic puisque seule une rame sur dix a pu circuler. Le conflit de la ligne B est lié à l’harmonisation engagée depuis l’été 2008 pour la conduite des rames par les agents de la SNCF et de la RATP. Les deux sociétés gèrent ensemble cette ligne. Pour éviter un changement de conducteur à l’interconnexion de la gare du Nord, la plupart des trains sont désormais conduits par un « conducteur unique » de la SNCF ou de la RATP. Les syndicats CGT, FO et SUD du RER B appelaient hier à une grève reconductible pour obtenir l’intégration de la prime liée à la qualification accrue qu’entraîne la conduite sur l’ensemble de la ligne, dans le salaire de base. Lundi matin, les agents de la ligne B réunis en assemblée générale ont décidé à l’unanimité de reconduire leur mouvement pour aujourd’hui. Les organisations syndicales CGT, SUD et FO devaient être reçues par la direction lundi dans l’après-midi. Alors que le président du groupe UMP à la région, Roger Karoutchi, réclamait l’application du service minimum, Jean-Paul Huchon, président PS de la région Île-de-France, rappelait « qu’il revient aux entreprises de négocier avec leurs syndicats afin de gérer au mieux la formation et les conditions de travail de leurs agents ».

Olivier Mayer

l'Huma du 10 / 11 / 09

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