30.09.2009

SBFM : Renault reprend le volant .

L’euphorie du mois de juin à l’annonce du positionnement de Renault laisse la place à un soulagement des salariés à l’annonce de l’officialisation de la reprise.

La SBFM : épilogue. Le tribunal de commerce de Lyon a avalisé hier le projet de reprise de la SBFM. Renault est donc maintenant l’unique actionnaire de la fonderie. Onze ans après s’être désengagé.

Cette fois, c’est officiel. Depuis hier, la Société Bretonne de Fonderie et Mécanique (SBFM) de Caudan n’est plus en redressement judiciaire. Le tribunal de commerce de Lyon a avalisé le dossier de reprise présenté par l’unique repreneur : le constructeur automobile Renault. Renault reprend donc l’activité de la fonderie, onze ans après l’avoir cédée au groupe Teksid.

La Fonderie de Bretagne

La SBFM redevient une filiale à 100% de Renault et change de nom au passage. Dans l’opération elle devient la Fonderie de Bretagne. Dans un communiqué publié hier soir, la direction du groupe précise que l’offre prévoit :

- «1. La reprise de l’ensemble des salariés (507 personnes) en CDI, ainsi que les droits acquis par ces derniers au titre de leurs contrats de travail.

- 2. Un investissement de 30M€ de Renault pour la remise en état des installations, l’apport de compétences et le déploiement du Système de Production Renault (SPR), un plan de professionnalisation des salariés.

- 3. Le projet vise le retour rapide à l’équilibre économique par la garantie durable d’un niveau de qualité et de compétitivité cohérent avec les attentes des différents clients. Ce redressement nécessitera un effort important de tous les partenaires : les clients, pour maintenir les commandes et accepter une majoration des prix ; les pouvoirs publics, avec lesquels Renault recherchera la meilleure solution possible pour la reprise de l’immobilier et la mise aux normes environnementales ; l’ensemble des salariés dont la motivation et l’implication forte dans les démarches de progrès seront déterminantes pour assurer le succès du projet» , ajoute la direction de Renault.

Un soulagement mesuré

Les syndicats ont pris acte, hier, de la décision de tribunal de commerce de Lyon avec un soulagement mesuré. En trois mois, ils ont eu le temps de s’habituer à la nouvelle. «On va rentrer maintenant dans une autre étape», réagissait hier Pierre Le Ménahès, délégué CGT de la SBFM. «On va voir maintenant quelles sont les intentions de Renault en matière d’organisation? Quels sont leurs objectifs? On va continuer à marteler la nécessité d’investir dans une nouvelle ligne de production».

3.500 à 8.500 pièces à Caudan

Renault s’est engagé à assurer 20.000 tonnes de production par an à la SBFM, alors que l’équilibre est fixé à 30.000 tonnes. Les salariés espèrent que le groupe Peugeot SA comblera en partie la différence. «La SBFM pourrait fabriquer des collecteurs d’échappement pour PSA. Si les négociations aboutissent, entre 3.500 et 8.500 pièces pourraient être usinées à Caudan», précisait hier Pierre Le Ménahès.

Adieu la SBFM, bonjour la Fonderie de Bretagne. Ce n’est pas sans un pincement au coeur que les salariés accueilleront ce nouveau nom de baptême. «On est attaché au nom de la SBFM», faisait savoir, la semaine dernière, la CGT. «D’abord, un changement de nom ça coûte cher et ensuite, que devient le M de Mécanique? La SBFM doit rester une unité d’usinage». Il y a six mois, le groupe Zen annonçait son plan de redressement qui prévoyait 237 licenciements, l’arrêt d’une ligne de production et la délocalisation de l’usinage à Châtellerault. Fin juin, Renault annonçait son intention de reprendre la fonderie en dépôt de bilan. Ce 1er octobre a tout de même les allures d’une résurrection.

Sophie Paitier

Le Télégramme du 30 septembre 2009

 


Blog de cgt sbfm

De : LORIENT 56
mercredi 30 septembre 2009

site Bellaciao

Marie-George Buffet attaque le "budget d'austérité" de la droite .


Mercredi 30 Septembre 2009

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste, a déploré mercredi la suppression de 33.000 postes de fonctionnaires inscrite dans le budget 2010 qui doit être présenté en conseil des ministres dans la matinée


Marie George Buffet attaque le
"C'est un budget d'austérité. 33.000 fonctionnaires en moins, c'est un budget qui ne répond pas aux besoins de la relance", a-t-elle déclaré sur Canal +.

Parmi les suppressions de postes, "il y a des fonctionnaires du ministère de l'Intérieur et de l'Environnement. C'est pourtant utile des fonctionnaires qui assurent le droit à la tranquillité de nos concitoyens ou qui agissent pour l'environnement donc moi je pense que l'Etat a besoin de dépenses", a ajouté Marie-George Buffet.

Face au maintien du bouclier fiscal et des niches fiscales, elle a plaidé pour une "fiscalité collective qui va chercher l'argent chez les plus riches".

Il faudrait refondre, selon la dirigeante communiste, l'impôt sur les sociétés "pour donner des bonus qui pensent à améliorer leurs solutions et des malus à ceux qui ne pensent qu'aux dividendes de leurs actionnaires".

Elle souhaite également maintenir la taxe professionnelle, dont Nicolas Sarkozy a annoncé la suppression, en la modulant "selon le comportement social des entreprises". (Laure Bretton)
Blog Nicolas Maury

On achève bien les jeunes .

« agir pour la jeunesse » selon Nicolas Sarkozy

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 29 septembre

Le président vient d’annoncer ses mesures afin d’« agir pour la jeunesse ». En 2007, le candidat Nicolas Sarkozy annonçait un plan Marshall pour la jeunesse : « Si je suis élu je mettrai en œuvre un grand plan Marshall de la formation pour tous les jeunes de nos quartiers, pour qu’aucun ne soit laissé de côté, pour que chacun puisse tenter sa chance, pour que chacun ait un emploi. »

Les mesures annoncées aujourd’hui, loin de constituer un tel Plan Marshall, nous inspirent une seule réflexion : décidément, on achève bien les jeunes !

C’est une sorte de double peine dont les jeunes sont victimes. Avant la crise, ils étaient déjà les plus mal lotis sur le marché de l’emploi. Et, avec la crise, ce sont eux qui payent le plus lourd tribut : le taux de chômage des moins de 25 ans est, au deuxième trimestre 2009, de 23,9% (hausse de 32% entre juillet 2008 et juillet 2009). Ce sont des chiffres qui font mal. Si l’on veut que la jeune génération cesse de souffrir de la crise, il faut réagir vite et à la hauteur de l’enjeu posé à notre société. Il semble que ce ne soit pas l’objectif du président.

La multiplication prévue de contrats aidés à temps partiel sera inefficace, injuste et renforcera la précarité. Et, après le contrôle des chômeurs par la réforme de Pôle emploi, c’est le contrôle des jeunes que veut organiser le président par sa réforme du service public d’orientation. L’extension annoncée du RSA aux jeunes de 18 à 25 ans sous condition d’avoir travaillé deux ans sur les trois dernières années concernera quant à elle moins d’un jeune sur dix. L’octroi d’un dixième mois de bourse ne concernera lui qu’un étudiant sur dix.

Le président fait donc le choix politique de ne pas répondre aux aspirations de la jeunesse. Il fait aussi le choix d’utiliser la jeune génération pour tirer l’ensemble des droits vers le bas, notamment ceux des salariés. Le PCF dénonce ces choix politiques.

Au contraire, pour les communistes, il est urgent de mettre en œuvre une politique jeunesse qui soit l’embryon d’une nouvelle politique de civilisation. Les jeunes sont l’avenir de nos sociétés. Faire le choix de la jeunesse, c’est faire le choix d’autres logiques que celles qui viennent de plonger notre monde en grave crise. C’est faire le choix de sécuriser leurs parcours de vie. C’est faire le choix de leur donner tous les moyens pour déterminer leurs aspirations et les réaliser pleinement. Faire cela, c’est initier une révolution de nos sociétés.

Parce qu’il y a urgence, dès aujourd’hui, à changer de politique envers les jeunes, le PCF propose 12 mesures. Au delà de ces mesures nécessaires, nous pensons qu’une réponse plus globale s’impose. Elle nécessitera, après un grand débat inter-générations, la rédaction d’un projet de loi qui expose l’ensemble des dispositifs, droits et pouvoirs permettant de redonner une place de premier plan aux jeunes dans notre société.

D’ores et déjà le PCF propose que cette construction soit articulée autour de six engagements : 1. Promouvoir avec confiance et respect l’exercice de la citoyenneté des jeunes. 2. Renforcer le droit à une formation initiale et continue, pour la réussite de tous les jeunes. 3. Assurer à chaque jeune un emploi ou une formation tout au long de sa vie. 4. Faciliter l’accès de tous les jeunes à la culture, aux sports, aux loisirs et à la découverte du monde. 5. Assurer le droit au logement, à la santé, aux transports et à la mobilité pour tous les jeunes. 6. Instituer de nouveaux droits sociaux pour assurer l’autonomie des jeunes.

*****

Le Parti communiste français propose 12 mesures d’urgence pour les jeunes

[Scolarité, Formation initiale]

1.Fixer l’âge limite de la scolarité obligatoire à 18 ans. Tout élève en alternance doit avoir au moins 16 ans. Le travail de nuit et de weekend est interdit pour tous les mineurs.

2.Toute formation doit mener à un diplôme, inscrit dans un cadre collectif, et reconnu sur le marché du travail. Cette mesure doit permettre à chaque jeune de faire valoir un niveau de qualification et les droits afférents sur le marché du travail.

3.Créer une « Allocation de formation » : une aide financière mensuelle pour l’autonomie des jeunes en formation ou en recherche d’un premier emploi. Elle se substitue notamment aux bourses dans l’enseignement supérieur en revalorisant leurs montants et en étendant leurs versements sur 12 mois. D’un montant adapté à la situation de chaque jeune, elle lui assure également une sécurité de revenu lors de la recherche du premier emploi.

[Emploi, Formation continue]

4.Renforcer le CDI pour tous les jeunes arrivant sur le marché du travail. Chaque jeune doit pouvoir bénéficier d’un contrat à durée indéterminée et à temps plein qui contribue à sécuriser son parcours professionnel. Pour cela, ce contrat doit assurer au jeune travailleur le même salaire que les autres salariés de même qualification et de même poste. Il doit également lui permettre de bénéficier d’un droit à une formation continue adaptée à ses diplômes et à sa qualification.

5.Installer des « Cellules Jeunesse » : un service public implanté au sein de Pôle Emploi. Chaque jeune, dès la fin de l’obligation scolaire, est affilié à ces cellules. Celles-ci assurent à chaque jeune soit un emploi, avec comme contrat un CDI renforcé, soit une formation, avec comme aide financière l’allocation de formation. Elles mobilisent pour cela d’importants moyens autour des missions locales, de l’AFPA, de l’Education Nationale...

6.Élaborer une « Charte nationale des stages » : un règlement pour encadrer la pratique des stages en entreprise. Cette charte comprend une rémunération obligatoire qui empêche toute mise en concurrence avec des postes statutaires et un contrat pédagogique entre l’entreprise et l’établissement scolaire ou universitaire. Elle impose également un quota maximum de stagiaires par entreprise.

7.Faire un état des lieux de l’Apprentissage : faire un bilan de l’organisation des CFA et évaluer le statut des apprentis. Cet état des lieux doit permettre de mettre fin à la surexploitation des apprentis et de construire les réponses aux problématiques de tous les jeunes qui aujourd’hui choisissent ces filières.

[Logement]

8.Construire 200 000 nouveaux logements étudiant attachés au CNOUS et 500 000 logements sociaux avant 2014. Accroître l’offre de logements en foyer de jeunes travailleurs. Augmenter l’ensemble des aides pour le logement.

9.Développer une « Garantie Logement » : une caution publique assurée par un fond national pour le logement. Cette garantie permettrait à tous les jeunes en formation ou en recherche d’un premier emploi d’obtenir plus facilement un logement puisque l’État garantirait toute défaillance dans le paiement du loyer. Elle serait un premier pas vers un service public du logement et de l’habitat.

[Protection sociale]

10.Prendre en compte les années d’étude et la période d’insertion des jeunes dans le calcul des retraites. Cette prise en compte va dans le sens d’un renforcement du système par répartition des retraites.

[Citoyenneté]

11.Porter le droit d’éligibilité à 18 ans. Reconnaître et soutenir le droit à l’organisation et à l’expression associative, syndicale et politique de tous les jeunes.

12.Installer de nouveaux conseils représentatifs de la jeunesse et renforcer les missions et compétences de ceux qui existent.

Parti communiste français

Paris le 29 septembre 2009.

29.09.2009

Expression directe : Marie-George Buffet l'invitée du 19.45

Expression directe 2009 Marie George Buffet était l'invitée du 19.45, le 26/09/2009

28.09.2009

Fillon appuie sur la pédale des inégalités !



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 27 septembre

En prévision du budget 2010, François Fillon a fait, ce matin, une série d’annonces qui se résument en une formule : plan de rigueur sur le dos des ménages. Le dispositif présenté constitue en effet une véritable provocation contre celles et ceux qui, en cette rentrée, subissent plus durement encore les effets de la crise. La réponse du Premier Ministre pour réduire le déficit sera, une nouvelle fois, inefficace économiquement et injuste socialement.

D’un coté, c’est l’augmentation du forfait hospitalier, des taxes supplémentaires, une nouvelle saignée dans les effectifs de la fonction publique, de l’autre, grâce au paquet fiscal, les 1000 plus gros contribuables français font recevoir de l’administration fiscale un chèque moyen égal à 30 années de smic (350 000 euros). En conservant le même cap dans sa politique, F.Fillon, qui précise dans cet entretien qu’il s’est remis à « piloter des bolides », appuie une nouvelle fois sur la pédale des inégalités et des injustices. Le Gouvernement nous envoie dans le mur. Pour de nombreuses familles populaires, pour les femmes et les hommes privés d’emploi, contraints à une activité partielle, la mise en œuvre des mesures annoncées – avec très certainement une offensive de la droite lors du débat au Parlement sur la taxation des indemnités journalières- rendrait leurs conditions de vie encore plus dures. Ce nouveau tour de vis est celui de trop !

Le PCF prend des initiatives (ateliers de la gauche, diffusion massive d’un 4 pages de solutions face à la crise, mobilisation le 3 octobre) pour mettre en débat et en chantier d’autres solutions.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

Paris, le 27 septembre 2009.

27.09.2009

Accidentés du travail,le scandale à venir .

• François Fillon vante un budget de "reprise", fait d'austérité • Accidentés du travail. Le mépris des travailleurs

ELECTIONS ALLEMANDES


Les résultats des législatives en Allemagne sont les suivants : CDU (A MERKEL) 33.4 % et 229 sièges Libéraux FDP 14.8 % et 94 sièges L’addition fait 323, donc un e majorité dans un parlement de 614 députés.

SPD 22.7 % une claque historique pour la social-démocratie VERTS 10,5 % en léger progrès

Et surtout une percée considérable du LINKE avec 12.5% et 80 députés.

Mon commentaire pour souligner que la droite se bat efficacement sur ses positions, que le social-démocratie est en train de disparaitre faute d’utilité et que monte la gauche radicale. La percée du LINKE est un événement encourageant pour tous ceux qui veulent une gauche comme on dit vraiment de gauche.



De : GB26100
dimanche 27 septembre 2009

site Bellaciao

26.09.2009

Les dangereuses approximations d'Apocalypse,docu de France 2

 

Par Vincent Artuso | universitaire | 17/09/2009 |

« Apocalypse : la Seconde Guerre mondiale » est incontestablement l'événement de la rentrée chez France Télévisions. Cette série documentaire, en six épisodes de 52 minutes, s'est donnée pour ambition de « raconter la véritable histoire de la Seconde Guerre mondiale, pour que les générations se souviennent de l'Apocalypse ».

Pour cela, ses auteurs, Daniel Costelle et Isabelle Clarke, se sont appuyés sur près de deux ans de recherches, qui leur ont permis de collecter 650 heures d'archives filmées, dont la moitié sont inédites. Mais surtout, les images ont été colorisées, le son d'époque a été remasterisé et la narration confiée à Mathieu Kassovitz.

Clarke et Costelle confient avoir volontairement choisi de « faire d'Apocalypse une œuvre cinématographique », pour « aborder l'Histoire d'une façon nouvelle » et ainsi « transmettre aux jeunes générations la mémoire de cette folie meurtrière généralisée ».

Impressionnés par le dispositif, les médias ont, dans l'ensemble, encensé le projet. Sans plus d'explications, le fonds historique a tout naturellement été crédité de la rigueur et de la nouveauté reconnues à la forme.

Pourtant, à y regarder de plus près, le traitement de l'histoire dans « Apocalypse » n'a non seulement rien de nouveau, mais il véhicule même un discours franchement réactionnaire.

« Douce France » des années 30 regrettée, Vichy présenté de manière indulgente, sa responsabilité dans la déportation des juifs de France éclipsée, partis de gauche accusés d'avoir permis l'arrivée au pouvoir des nazis, chambres à gaz et bombardements des villes allemandes juxtaposés : telle est la manière d » « aborder l'Histoire d'une façon nouvelle » dans Apocalypse.

La « Douce France » des années 30 n'était pas si paisible

Prenons d'abord la méthode. Elle est purement événementielle et s'abstient de toute analyse économique ou sociale. Mince concession à l'histoire des mentalités, la vie quotidienne est parfois abordée, mais sans troubler un récit rythmé par les grandes figures historiques et les faits militaires.

Ce qui fait que de l'espace est accordé à des détails, tant qu'ils ont un rapport quelconque avec les combats. Dans l'épisode 2, vingt-et-une secondes (ce qui est long en télé) sont ainsi consacrées à la découverte de la réserve de caleçons de l'armée française par la Wehrmacht.

La situation sociale et politique de l'Allemagne de l'entre-deux-guerres, puis la mise en place du régime nazi sont en revanche survolées en à peine douze minutes.

La même chose vaut pour la description de la France d'avant-guerre. Oubliés la crise économique, les tensions politiques et sociales, les ligues fascistes ou encore le Front populaire. Après tout, « la France est encore un pays très agricole » et c'est, finalement, un paquebot de luxe qui, selon Clarke et Costelle, semble le mieux la décrire :

« Normandie, symbole d'une époque qui va disparaître. Ce magnifique transatlantique représentait l'apogée d'un style, d'une douceur de vivre, du progrès et de la paix. »

Confusion sur les responsabilités de la débâcle de juin 40

En conséquence, la défaite n'est considérée qu'à travers un argumentaire d'ordre militaire qui, neutre en apparence, est en réalité fort orienté.

A propos du nombre de chars dont son armée dispose, l'on apprend que « la France en produit bien trois cents par mois [en mai 1940, les Alliés disposent d'autant de chars que la Wehrmacht sur le front ouest, note de l'auteur] mais les disperse dans tous les secteurs, en appui de l'infanterie. »

Après un blanc de près de dix secondes, le texte reprend :

« L'aviation française souffre aussi d'un grand retard. La France a commandé aux Etats-Unis 4 000 avions. »

Comment peut-on n'avoir aucun retard dans la production de chars et en avoir aussi dans la production d'avions ?

Pour comprendre ce curieux paradoxe, il faut revenir aux débats qui, pour schématiser, ont longtemps opposé la gauche à une certaine droite. Selon la gauche, la défaite était due au conservatisme de l'état-major qui n'avait pas compris que l'heure était à la création de puissantes unités de chars, non à leur dispersion. Pour la droite non-gaulliste, c'était le Front populaire qui, en payant des congés aux ouvriers au lieu de réarmer le pays, portait la responsabilité du désastre.

L'effort de Clarke et Costelle tend à mettre en avant cette dernière interprétation sans attaquer de front la première.

Autre exemple : les erreurs du général Gamelin, commandant en chef des troupes alliées au début de la guerre, sont exposées par la voix-off dans une langue neutre, en évitant tout jugement.Quand il s'agit par contre de mettre en évidence le manque d'équipement, la parole est donnée à un soldat de 2e classe qui déclare :

« Il fallait vraiment qu'on manque de matériel de guerre… On avait un fusil pour deux, par camion. On avait une boîte de dix cartouches qu'on n'avait pas le droit d'ouvrir. Quelle misère ! Parce que si on avait eu de quoi se battre, on se serait battu. On n'est pas du genre à aimer les Boches ! »

C'est également grâce à cette approche en apparence neutre, car événementielle, que Vichy peut être présenté sous un jour un peu moins négatif.

Une présentation indulgente de Vichy

Malgré son impréparation et une gestion politique lamentable (voix off : « Personne n'a envie de la faire cette guerre, pas même le gouvernement, qui a bien été obligé de gesticuler, mais sans convictions »), l'armée française s'est tout de même battue durant la « Drôle de guerre ».

Clarke et Costelle en veulent pour preuve « les incursions de commandos de choc, les corps-francs, dont le héros, Joseph Darnand, est nommé premier soldat de France. Il deviendra l'un des plus féroces collaborateurs des Allemands et finira fusillé. L'armée française, malgré ses héros et sa supériorité numérique, ne bougera plus. »

Sous-entendu : Joseph Darnand, le fondateur de la Milice, fut un héros qu'un funeste destin détourna du droit chemin, pour des raisons qui ne sont pas indiquées. Evidemment, en évitant de parler du développement dans l'avant-guerre d'une extrême-droite révolutionnaire, au sein de laquelle Darnand était particulièrement actif, il est possible d'interpréter son engagement ultérieur sur l'air mélancolique du « soldat perdu ».

Autre point. Malgré la défaite, la flotte française est quasiment intacte :

« Hitler a demandé seulement qu'elle soit désarmée dans ses ports d'attaches, car il a eu peur qu'elle se joigne à l'Angleterre. Churchill a la crainte inverse : que les Allemands ne s'en emparent. Il donne l'ordre à la Royal Navy de la neutraliser. »

Une forte escadre britannique se dirige alors vers Mers-el-Kébir, l'une des principales bases navales françaises :

« Churchill ne veut prendre aucun risque, il fait envoyer ce signal : rejoignez-nous ou sabordez-vous ou partez pour les Antilles. Vichy n'est informé que des deux premiers points et refuse. »

Le message implicite de ce passage est que, s'il en avait eu connaissance, Pétain aurait éventuellement choisi cette option, ce qui lui aurait permis de reprendre un jour la lutte aux côtés du général De Gaulle. Cette douloureuse zone d'ombre qu'est aujourd'hui Vichy ne serait donc que le résultat d'une transmission défectueuse.

Ce soupçon d'apologie -non de connivence- se confirme dans la suite de la série, moins par ce qui est dit que par ce qui ne l'est pas. Dans l'épisode 3, la politique de collaboration avec l'Allemagne est condamnée. Le statut des juifs du 3 octobre 1940, qui évince les Français israélites de la vie publique, y est aussi évoqué.

Il n'en va pas de même de la progression criminelle de cette politique antisémite de Vichy, sa responsabilité dans les rafles, les milliers d'hommes, de femmes et d'enfants juifs livrés à l'Allemagne nazie.

Pire encore, bien que l'épisode 4 évoque la venue d'Heydrich à Paris en 1942, il y est juste dit que cette visite avait un rapport avec la « solution finale » et non que le bras droit d'Himmler venait négocier directement avec les autorités françaises les modalités de déportation des Juifs de France. Pourquoi frôler cette information sans la donner ?

La gauche allemande responsable de la guerre

Clarke et Costelle racontent l'histoire de la Seconde Guerre mondiale de manière partielle car partiale. Leur vision du monde est d'ailleurs moins frappante lorsqu'on se contente d'isoler les acteurs de l'histoire qui sont décrits avec indulgence. Il faut les mettre en rapport avec ceux qui n'ont pas droit au même traitement pour en saisir la cohérence.

Revenons au début de l'épisode 1. L'Allemagne y est certes présentée comme un pays endeuillé par la Première Guerre mondiale et frappé par la crise des années 30, mais aussi comme la patrie de Marlene Dietrich et de Thomas Mann.

Berlin, y apprend-on, est « l'une des capitales de la culture européenne, l'une des villes les plus libres au monde ». Rien donc ne laisse pressentir l'arrivée au pouvoir des nazis qui, à en croire la narration, va frapper l'Allemagne comme une sorte de catastrophe naturelle :

« Tout bascule en 1933. Hitler et ses milices armées comme les SA (…) font main basse sur l'Allemagne par l'intimidation, par la démagogie, par l'exploitation de l'amertume des anciens combattants allemands. »

La seule explication d'ordre politique à cette apparition intempestive serait la suivante :

« Les nazis profitent de la désunion des partis de gauche que même Hitler semble vouloir séduire en levant le poing. Les communistes allemands sont aux ordres de Moscou pour qui les socialistes sont les vrais adversaires. Pas d'alliance avec eux. »

Cela n'est pas faux. Il est par contre étonnant de l'affirmer en occultant complètement la coalition avec les conservateurs, qui a permis aux nazis d'arriver légalement au pouvoir. Rien non plus sur le vieux maréchal Hindenburg qui, en tant que président, contribua à légitimer le chancelier Hitler.

Le poids du pacte germano-soviétique

Les communistes ne sont, par ailleurs, pas seulement responsables de l'arrivée au pouvoir d'Hitler, mais également du déclenchement de la guerre. Un peu plus loin, il est dit :

« Pour dissuader Hitler, l'URSS est le dernier recours. Elle est liée à la France par un traité d'assistance mutuelle. (…) Malgré leur crainte du communisme, les Occidentaux comptent sur l'URSS. Mais Hitler va les prendre de vitesse. »

Un accord est signé en août 1939. « Pour le monde entier, le pacte germano-soviétique, c'est le signal de la guerre. »

Question : comment les Occidentaux peuvent-ils se laisser « prendre de vitesse » alors que la France est déjà liée à l'URSS par un traité d'assistance mutuelle ? Ce paradoxe s'explique peut-être par le fait que la signature de ce traité en 1935 ne fut jamais suivie de gestes concrets, la crainte du communisme l'emportant finalement au sein de la classe politique française.

Et puis la France était aussi liée à la Tchécoslovaquie par un tel traité d'assistance militaire, ce qui ne l'a pas empêchée de consentir au dépeçage de ce pays en faveur d'Hitler. Or, en évoquant les accords de Munich un peu plus tôt, Clarke et Costelle n'ont pas mentionné ce fait.

Evidemment, cela aurait expliqué les doutes de l'URSS quant à la volonté de la France de rester ferme face à l'Allemagne et, par là même, gêné leur argumentation.

Un parallèle entre les bombardiers alliés et les chambres à gaz ?

Mais laissons là ces débats et venons-en enfin au fait : Clarke et Costelle reprennent des thèses qui font fortement songer à celles défendues par les historiens révisionnistes au cours de la « querelle des historiens », dans les années 80.

En substance, ceux-ci mettaient en doute l'existence d'une « voie singulière » de l'histoire allemande, menant inévitablement au nazisme ; interprétaient les crimes nazis comme une réaction aux crimes communistes ; établissaient un parallèle entre l'holocauste et les revers subis par le IIIe Reich.

Nous avons déjà vu que, dans Apocalypse, l'arrivée au pouvoir des nazis est présentée comme une rupture historique. En ce qui concerne le second point, voyons la façon dont est décrite la « shoah par balles », à partir de l'épisode 3.

On commence par nous montrer des images de liesse qui auraient été tournées dans des villes baltes, à l'arrivée des troupes allemandes :

« La terreur a été telle que tout vaut mieux que le NKVD, la terrible police politique soviétique, qui s'est retirée en assassinant les Baltes anticommunistes dans les prisons.

Les antisémites locaux accusent les juifs d'être complices des communistes. Ils les rassemblent, leur font porter les corps. Les Baltes se livrent ensuite à des pogroms, des violences contre les Juifs, que les Allemands favorisent avec comme consigne : ne pas laisser de traces. »

Non seulement les massacres de Juifs sont explicités par l'évocation d'un lien de causalité avec les exactions du NKVD, mais l'initiative en est, de plus, imputée aux populations locales, les Allemands se contentant de les « favoriser ».

Cette même structure narrative est reprise pour décrire les massacres en Ukraine. Ce n'est qu'ensuite qu'entrent en scène les Einsatzgruppen, les « commandos d'exécution », mis en place, nous dit-on, par Himmler et Heydrich -donc les SS. La complicité de la Wehrmacht, pourtant connue aujourd'hui, est tue.

Troisième point. L'interprétation de la « solution finale » par Clarke et Costelle n'est pas « intentionnaliste » mais « fonctionnaliste », c'est-à-dire qu'ils estiment qu'Hitler n'avait pas d'emblée prévu le génocide mais que cette solution s'imposa à lui au gré des événements.

En soi, cela n'a rien de révisionniste, d'autres historiens le pensent. Ce qui l'est par contre, c'est de voir dans l'holocauste une action de représailles des Allemands. Cette thèse n'est pas exprimée explicitement dans « Apocalypse », mais elle est induite par la construction narrative.

Une fâcheuse erreur de chronologie

Au bout d'un quart d'heure, l'épisode 4 évoque les bombardements massifs des villes allemandes par les Alliés. Des raids qui feront de centaines de milliers de victimes civiles. Sur des images de villes dévastées et de civils allemands sous le choc, le texte dit :

« Quant aux Allemands, ils commencent à mesurer les conséquences de la politique hitlérienne. Le régime hitlérien qui s'enfonce dans la démesure meurtrière. Hitler, Goering, Himmler, son adjoint Heydrich mettent en place ce qu'ils appellent la “solution finale”, l'extermination des juifs d'Europe, organisée à la conférence de Wannsee, près de Berlin, en janvier 1942. »

L'intention est-elle de suggérer un lien de cause à effet entre ces deux sujets, abordés l'un à la suite de l'autre, ou est-ce simplement une construction hasardeuse ?

D'un strict point de vue chronologique, parler d'abord des bombardements massifs, puis de la « solution finale » est, en tous cas, incorrect. La première ville allemande à subir un tel sort fut Lübeck, dans la nuit du 28 mars 1942. La conférence de Wannsee avait eu lieu deux mois plus tôt, le 20 janvier 1942.

L'impressionnant dispositif déployé pour produire « Apocalypse » a à ce point réussi à faire diversion que même les rares critiques négatives n'ont visé que sa forme : était-il vraiment nécessaire de coloriser les images ? Pourquoi celles liées à l'Holocauste n'ont-elles pas subi le même traitement ?

Cette dernière question n'a d'ailleurs pas été poussée au bout de sa logique. Interrogé dans le Parisien du 8 septembre, sur la raison pour laquelle les images en rapport avec l'Holocauste avaient été laissées en noir et blanc, Daniel Costelle a répondu que c'était pour ne pas risquer d'offrir des arguments aux négationnistes, tentés de crier à la manipulation.

Clarke et Costelle croient-ils donc si peu en leur propre affirmation de vouloir « raconter la véritable histoire de la Seconde Guerre mondiale » ? Si leur approche était réellement convaincante, ne pourrait-elle pas, au contraire, faire taire définitivement les assassins de la mémoire ? Il n'est pas à exclure que, conscients de leur tartufferie, ils aient préféré ne pas la pousser aussi loin.

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Poursuivre,élargir,enraciner le Front de Gauche .

Déclaration commune du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire
Poursuivre, élargir, enraciner le Front de Gauche

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 26 septembre

Réunis le 23 septembre, les formations constitutives du Front de Gauche ont tenu à réaffirmer leur volonté de poursuivre, élargir, et enraciner le Front de Gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes.

Ils souhaitent tout d’abord contribuer aux mobilisations nécessaires contre la politique de Nicolas Sarkozy, politique de casse de l’emploi et des services publics, de régression du pouvoir d’achat, de chasse aux migrants, de remise en cause des droits démocratiques et d’alignement sur les politiques libérales et sociales libérales qui dans le monde, tournent le dos aux besoins humains et aux équilibres écologiques.

Ils ambitionnent de proposer un autre choix résolument à gauche. Le résultat du Front de Gauche aux Elections européennes confirme qu’il y a une attente dans notre peuple pour cela et que c’est possible. Rien ne peut détourner de la nécessaire construction, la plus rapide possible, d’une alternative réelle aux politiques libérales et capitalistes, d’une véritable proposition de gauche ayant vocation à construire des majorités d’alternative à la droite dans notre pays.

Ils condamnent les tentatives de recomposition au centre autour d’alliances avec le MODEM qui sont vouées à l’échec, fondées sur la seule idée d’un front anti Sarkozy, incapables de proposer un programme alternatif à la politique de la droite et faisant, de fait, disparaître la gauche.

Ils condamnent tout autant l’organisation de primaires en vue des élections présidentielles qui nient la richesse de la diversité à gauche, enferme celle-ci dans une concurrence des egos bien loin des préoccupations de la majorité de la population en butte aux conséquences de la crise économique, en particulier des licenciements.

Ces constructions politiques délétères ont pour issue la victoire durable, électorale et idéologique, de la droite comme le prouve amplement la situation en Italie. Elles sont l’aboutissement logique du glissement progressif des politiques libérales et sociales-libérales suivies toutes ces dernières années en Europe et en France.

Il y a urgence à construire de véritables réponses à la hauteur de la situation !

Les organisations du Front de Gauche, le PCF, le PG et la GU sont déterminées à mettre toutes leurs forces dans la construction des mobilisations sociales face à Nicolas Sarkozy et au MEDEF, à prendre toutes les initiatives pour construire une véritable alternative de rupture avec le capitalisme libéral.

Elles décident déjà, en conséquence :

- la création d’un « Comité de Liaison Permanent » du Front de Gauche permettant une coordination suivie de son activité au service d’un travail consistant à ancrer sa démarche dans les luttes et dans les urnes, pour poursuivre ce qui a été engagé au moment des élections européennes

- de contribuer activement à la votation citoyenne du 3 octobre sur l’avenir de la Poste

- d’organiser de grandes campagnes publiques sur les urgences sociales et écologiques de l’heure, à partir des trois propositions de lois des parlementaires du PCF et du PG et de l’affirmation d’une réponse écologique et sociale conséquente lors du sommet de Copenhague sur le changement climatique

- d’ouvrir immédiatement un chantier pour élaborer une plate forme partagée du Front de Gauche, contenant les grands axes de l’alternative de rupture nécessaire face à la droite et des propositions d’urgence permettant de répondre aux exigences populaire, aux dégâts de la crise capitaliste et du productivisme.

Les trois partis conviennent d’une première réunion de ce Comité de liaison dès la semaine prochaine afin de détailler, préciser et mettre concrètement en place ces premières décisions. Bien sur, ils devront prendre au cours des réunions à venir du comité de liaison toutes autres initiatives nécessaires aux objectifs du Front de Gauche ; en particulier sur les moyens de porter leur plate forme partagée dans les luttes et les débats publics.

Paris, le 25 septembre 2009.

25.09.2009

SBFM à Caudan (56) "Le compte n'y est pas"

vendredi 25 septembre 2009 (21h28)

 

Les salariés SBFM attendent des garanties

Photo : Archives Thierry Creux

Le comité d’entreprise de la fonderie a lieu aujourd’hui. L’ensemble du projet Renault devrait être dévoilé.

Les trois assemblées générales organisées, hier, sur le site par la CGT, ont fait le plein. Les salariés ont exprimé leurs inquiétudes sur le projet de reprise de la fonderie par Renault. Ils s’interrogent sur le tonnage annuel de pièces commandées par les clients, Renault, Peugeot, BMW ou encore Fiat.

Selon le délégué, Pierre le Ménahès, « on est à 30 000 tonnes actuellement. Il en manque 5 000. Des négociations sont en cours avec PSA, pour un nouveau collecteur d’échappement, mais rien n’est bouclé. » Il indique que pour l’instant, les prévisions de production sont modestes : « 110 tonnes pour octobre et 77 pour novembre. »

« Le compte n’y est pas »

Autre interrogation : le financement. « Les collectivités se sont engagées sous réserve des engagements de Renault. Pour l’instant, le compte n’y est pas pour atteindre les 55 millions d’euros estimés pour la relance de l’usine. » Des réserves risquent donc d’être émises lors du comité d’entreprise extraordinaire qui doit se tenir vendredi. Les représentants du personnel seront appelés à se prononcer sur le plan de reprise de Renault, dont la SBFM redeviendrait une filiale à 100 %.

Philippe Ladame, porte-parole des Verts du pays de Lorient, dit avoir été surpris « d’apprendre dans la presse que Cap l’Orient avait donné son accord pour une subvention d’équipement à la SBFM » (Ouest-France de mercredi 23). Il considère que le plan de relance de la SBFM doit être « inclus dans un plan général de conversion automobile, vers moins de voitures, moins gourmandes et plus de transports en commun et d’énergie renouvelable. » Il conclut : « Si c’est à un tel projet que les collectivités locales sont appelées à participer, alors les Verts l’appuieront. Encore faut-il que la discussion ait lieu. »

Ouest-France du jeudi 24 septembre 2009


Renault veut changer le nom de la SBFM - Lorient

L’usine de Caudan pourrait s’appeler la fonderie bretonne. Les salariés ne sont pas enthousiastes.

Le 29 septembre, le tribunal de commerce de Lyon statuera sur la reprise de la SBFM par le groupe Renault. Sur le site, des rencontres ont eu lieu entre représentants du personnel et le futur PDG Hervé Wibaux. « Il nous a annoncé qu’un changement de nom était prévu. La SBFM, Société bretonne de fonderie et de mécanique, deviendrait la Fonderie bretonne. L’objectif est de faire oublier un sigle qui a beaucoup fait parler de lui ces derniers mois » résume le délégué CGT, Pierre Le Ménahès, qui prévient : « Les salariés n’y sont pas favorables. »

Une facture de 55 millions d’euros

Aujourd’hui, il organise des assemblées générales pour faire le point. Le changement de nom n’est pas le seul sujet à débats : les clauses suspensives de reprise présentées par Renault, le statut juridique de la société inquiètent le personnel. Jeudi, à 10 h, aura lieu le comité d’entreprise de la SBFM présidé par Hervé Wibaux, suivi d’un comité extraordinaire le lendemain. L’ensemble du projet Renault sera dévoilé là. Et surtout, les modalités financières de la reprise.

Le montant est évalué à 55 millions d’euros pour 2010-2015, soit 15 millions pour la remise en état des installations industrielles ; 15 millions pour l’apport des compétences de Renault, 20 millions pour la remise en état des bâtiments, 5 millions pour la formation de l’ensemble des personnels.

Hier, la région Bretagne, le conseil général et Cap l’Orient se sont officiellement prononcés sur leur engagement financier sous forme de subvention d’équipement : 2 millions pour la Région, 1,3 million pour le département et 700 000 € pour Cap l’Orient. Une aide que les collectivités apporteront sous réserve « de la mise en oeuvre du programme d’investissements ; de la reprise d’un effectif de 507 emplois en contrat à durée indéterminée ; et de l’implication de Renault au capital social pendant une période de huit ans. »

Ouest-France du mercredi 23 septembre 2009

De : LORIENT 56
vendredi 25 septembre 2009

site Bellaciao

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