30.08.2009

Université d'été du PCF : sous les cahiers,la plage !


Cette année l’Université d’été du Pcf rassemble près de 500 participants au Vieux-Boucau dans le département des Landes, au bord de l’océan.

Avant la reprise de septembre, cette Université a vocation d’être un lieu de formation intellectuelle et militante, un lieu de débat, un lieu de convivialité aussi. L’Université d’été est ouverte à tous.

Plus d’une trentaine d’ateliers thématiques et de séances plénières à la fois sur des sujets pratiques, théoriques et d’actualité.

Retrouvez l’ambiance, les questions politiques, les militants et les acteurs de cette université d’été sur la première version de la web-tv du PCF (films réalisés par les « étudiants » eux-même) .

France Info - Université d’été 2009 : Olivier Dartigolles

Suite de l'article

29.08.2009

Les cinq mensonges de Sarkozy .

 

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Crise. Un an après son discours de Toulon, Nicolas Sarkozy rejoue les mêmes scènes sur les « dérives du capitalisme financier ». La spéculation, elle, est repartie de plus belle.

Décryptage.

• notre dossier Crise financière

site de l'Huma

27.08.2009

17 septembre 09 appel de la CGT aux salariés de l'automobile .

jeudi 27 août 2009 (19h00)

 

FNIC CGT

CGT Métallurgie

SALARIES DU CAOUTCHOUC ET DE LA METALLURGIE

L’augmentation des salaires,

Une vraie politique industrielle avec des emplois stables et décents

La reconnaissance de la pénibilité du travail avec une préretraite dès 55 ans.

Les derniers mois ont démontré la volonté des salariés de ne pas céder sans résistance face aux attaques contre l’emploi, le pouvoir d’achat et le maintien de l’outil industriel. De nombreux conflits ont évité que des pans entiers d’activité ne soient rayés de la carte. Avec les salariés, les populations, les élus du personnel ont imposé de cuisants revers aux velléités des grands donneurs d’ordres et des politiques libérales. Mais chaque victoire n’a été obtenue que par la lutte et la mobilisation dans l’unité du monde du travail contestant au patronat disqualifié dans sa gestion et au politique du gouvernement leurs éternels apitoiements sur la fatalité de la crise et de la situation. Comment le patronat peut-il avoir l’indécence de demander des sacrifices aux salariés alors qu’il est le seul responsable, coupable d’avoir imposé une gestion privilégiant la finance au détriment de l’industrie, de l’emploi, du progrès social et économique ? Quant à ce gouvernement, en digne avocat du patronat, il ne cesse de souffler le chaud et le froid avec toujours plus de fonds publics mis à disposition du patronat sans contrôle ; A l’inverse, c’est toujours plus de restrictions pour les salariés et la population.

Une multitude de luttes, d’actions dures, tenaces des salariés de la filière automobile, du caoutchouc à la métallurgie ont marqué ces 6 premiers mois de 2009

Par la lutte, les salariés ont imposé des négociations qui ont permis de faire reculer le patronat sur ses objectifs. Par la lutte, ils ont fait bouger, évoluer les droits, les garanties, notamment sur l’indemnisation du chômage partiel imposé. Ceux de GOODYEEAR,, avec la CGT,, ont mis en échec le projet du 4×8 et le plan de licenciements.. Ceux de la S..B..F..M ((Fonderie Bretonne)),, avec la CGT,, ont ééttéé réintégrés dans le groupe Renault.. Ceux de FAURECIA Auchel ont empêché la fermeture du site, avec des garanties d’’emplois jusqu’’en 2013.. Avec lucidité, les MICHELIN, les SONAS, MOLEX, WAGON refusent de voir sacrifier leur avenir, leur emploi mis en cause par des patrons voyous qui n’ont qu’un objectif : améliorer les marges, les profits au bénéfice des grands actionnaires, au détriment de la collectivité. La colère des salariés est juste. Une autre utilisation des richesses créées par le travail est indispensable, incontournable. Les salariés ne sont ni trop payés, ni nantis de stock-options ou parachutes dorés !! C’est le salaire qui alimente la consommation nationale, qui alimente les carnets de commandes des entreprises dont la finalité doit être de répondre aux besoins de la population. C’est bien le salaire de base qui doit être relevé et en premier lieu le SMIC, que la CGT propose à 1 600 €.

IL FAUT UNE RETRAITE ANTICIPEE POUR COMPENSER LE TRAVAIL PENIBLE..

IL FAUT AUGMENTER LES SALAIRES,, PAS LES ACTIONNAIRES !!

IL FAUT UNE VERITABLE POLITIQUE INDUSTRIELLE EN FRANCE ET EN EUROPE,, CREATRICE D’’EMPLOIS QUALIFIES ET PERENNES..

Le 17 septembre à 11 heures, tous ensemble, faisons converger nos forces en participant massivement au rassemblement devant le symbole de la haute finance : LA BOURSE.

Participons nombreux pour dénoncer, s’opposer aux stratégies financières qui mettent à mal nos industries, nos emplois, nos garanties et droits collectifs (salaires, conditions de travail, etc…) Participons nombreux pour dire non à la suppression de la retraite à 60 ans. Nombreux, pour dire oui à une préretraite dès 55 ans pour tous ceux qui subissent des conditions de travail pénibles. Participons nombreux pour que les richesses du travail servent à une politique industrielle ambitieuse, créatrice d’emplois et de progrès social. Participons nombreux pour revaloriser les salaires, classifications pour mieux vivre et relancer la machine économique.

LE 17 SEPTEMBRE,, AGISSONS NOMBREUX A 11 HEURES, DEVANT LA BOURSE DE PARIS

PLACE DE LA BOURSE 75002 PARIS (METRO BOURSE LIGNE 3)

De : CGT
jeudi 27 août 2009

site Bellaciao

Pour Sarkozy,Salah Hapouri n'existe pas .


Jeudi 27 Août 2009

 

Jean-Claude Lefort, député PCF honoraire, poursuit inlassablement le combat pour la libération de notre compatriote Salah Hamouri. Voici son dernier article

 

 

Pour Sarkozy, Salah Hamouri n'existe pas

 

« Devant la Conférence des Ambassadeurs réunit au Palais de l’Elysée, mercredi 26 août, Nicolas Sarkozy a eu des mots très durs contre l’Iran à propos du nucléaire mais aussi concernant le sort de notre jeune compatriote Clotilde Reiss et de l’employée franco-iranienne de l’ambassade de France à Téhéran, arrêtée avec elle, Madame Nazak Afshar.

Pour manifester toute sa détermination à propos de la situation de cette dernière également, il a lancé à l’endroit de l’Iran : « Si on est franco-iranien, on est Français » !

Cela ne fait aucun doute, en effet.

Mais une fois encore, pourquoi donc il n’est qu’un cas qui ne requiert de sa part aucune indignation, aucune volonté d’obtenir la libération sans condition : celui de Salah Hamouri ?

 

Pour Sarkozy, Salah Hamouri n'existe pas

 

Salah Hamouri est franco-palestinien de naissance et donc Français. C’est de droit. Il est d’ailleurs uniquement Français juridiquement du fait qu’Israël qui occupe Jérusalem-Est ne reconnait pas la dimension palestinienne de sa bi nationalité.

Salah Hamouri est donc le seul Français dans le monde à être en prison pour des raisons politiques uniquement, et ceci depuis plus de 4 ans !

Pourquoi jamais le Président n’a parlé publiquement de Salah ? Pourquoi jamais il n’a mis en cause les autorités israéliennes ? Pourquoi il se refuse obstinément à recevoir sa mère, Denise Hamouri ? Pourquoi, s’agissant de caporal Guilad Shalit, il lance devant le CRIF : « Toucher à lui, c’est toucher à la France » et il ne dit rien de tel à l’endroit des autorités israéliennes ? Pourquoi ses démarches pour tous, sauf pour un ! Sauf pour Salah Hamouri victime d’une occupation étrangère de surcroît ? La réponse tombe sous le sens : pour Nicolas Sarkozy on ne touche pas à Israël. Et qu’importe un Français en prison depuis plus de 4 ans là-bas.

C’est une honte. Un insupportable déni de justice. Une désinvolture calculée qui s’apparente à de la provocation. Que cherche Nicolas Sarkozy ? Croit-il que nous allons rester les bras ballants ?

Personne qui défend les droits de l’Homme dans le monde ne peut accepter que cette défense s’arrête là où commence Israël. Personne qui défend nos compatriotes victimes de l’arbitraire à l’étranger ne peut accepter que tous soient défendus au plus haut niveau de l’Etat, tous sauf un : Salah Hamouri. Personne qui refuse l’occupation étrangère d’un pays par un autre pays ne peut accepter qu’un pays occupant soit blanchi par un président uniquement parce qu’il s’agit d’Israël. Personne. De sorte que notre Comité ayant la légitimité pour lui est en droit de prendre toutes les initiatives pour que justice soit rendue à Salah.

 

Pour Sarkozy, Salah Hamouri n'existe pas

 

 

 

Pour Sarkozy, Salah Hamouri n'existe pas

Blog Nicolas Maury

Pas d'alliance PCF-MoDem ni de primaire !


Mercredi 26 Août 2009

 

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a rejeté fermement toute idée d'alliance de son parti avec le MoDem de François Bayrou, et estimé que le débat sur les primaires à gauche ne pouvait mener qu'à une “impasse”

 

 

Pas d'alliance PCF-MoDem ni de primaire !

 

Vincent Peillon (PS) a salué samedi dernier à Marseille le “commencement” du rassemblement “écologique, socialiste et démocratique” en vue de 2012, lors des “premiers ateliers d'été” de son courant, L'Espoir à gauche, aux côtés de Daniel Cohn-Bendit (Europe-Écologie), Marielle de Sarnez (MoDem), Christiane Taubira (PRG) et Robert Hue, ancien leader du PCF. “À cette alliance du PCF au MoDem, vous pouvez barrer PCF”, a déclaré la numéro un communiste, lors d'une visite sur le futur site de la Fête de L'Humanité, dont la 74e édition aura lieu du 11 au 13 septembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

“Les communistes ne prendront pas ce chemin de la défaite pour la gauche”, a ajouté la députée de Seine-Saint-Denis. “L'idée peut apparaître séduisante. Si on fait bêtement l'addition des pourcentages, on peut croire que cela fait une majorité”, a-t-elle commenté. Mais “sur quel projet, quelle politique” les électeurs pourraient-ils “se mobiliser”, s'interroge-t-elle, déplorant ces “politiques sociales libérales, centro-sociales ou libérales”, “respectueuses de la libre concurrence en Europe et du tout marchand dans le monde”.

 

 

Par ailleurs, les primaires à gauche, proposées par des socialistes, constituent également une “impasse”, selon Marie-George Buffet. “Ces primaires, c'est le choix d'organiser toute la vie politique en fonction de la seule élection présidentielle et, donc, des seules logiques présidentialistes”, a-t-elle argué, y voyant un “renoncement face à la droite”. Or, pour “battre la droite”, il faut “rassembler une majorité à gauche sur des solutions, un projet, des réponses prenant de front les attentes et les grandes questions de notre temps”, a-t-elle affirmé, appelant à “poursuivre et élargir” le Front de gauche “jusqu'à créer les conditions d'une majorité politique et populaire dans les régions” aux régionales de mars prochain.

Blog Nicolas Maury

25.08.2009

Peillon ressemble du MoDem au PCF ? non du MoDem à Robert Hue ( ex PCF )


Mardi 25 Août 2009

 

Excellent texte de mes camarades du collectif PCF 17 sur la conférence organisé par Vincent Peillon (PS)

 

 

Peillon rassemble du MoDem au PCF ? non du MoDem à Robert Hue (ex-PCF)

 

Dans l’Huma du 24 août, on apprend que R. Hue est un ex membre du PCF. Cela ne surprendra que les naïfs ! Après s’être fait élire sénateur à la place d’une couturière communiste, après s’être fait nommé Président de la Fondation Gabriel Péri, il s’est proclamé président de la NEP, association qui se veut en dehors des partis : un homme qui court autant après les places n’est pas dans la tradition communiste. Où iront ses diverses indemnités ?

Quant à ses idées communistes, au Collectif PCF 17, cela fait longtemps que l’on pense que R. Hue les avait remises au placard.

Une photo qui vaut bien des discours sur la recomposition et les ambitions des uns et des autres. Pendant les vacances, alors que certains farnientent, il y en a qui travaillent. C'est à Marseille et cela fait une belle bouillabaisse avec une grande variété de poissons.

Mais où est donc passé Bové ? Suite au prochain numéro.

Blog Nicolas Maury

NON MASSIF A LA TAXE CARBONNE .


pollution1.jpg57,85 % des 854 internautes interrogés dans le sondage réalisé par le site web SOS-Planète dédié à l’environnement s’expriment nettement contre la taxe carbone, dite taxe verte, 33,02 % l’approuvent, 9,13 % ne se prononcent pas.

Le même sondage proposé par le Dauphiné est encore plus net. Sur 1523 votes, 82,3 % s’expriment contre, 17,7 % se prononcent pour.

 

Sur proposition du socialiste Michel Rocard, et avec le plein soutien du Vert Daniel Cohn-Bendit (tenez bon dit-il à Sakozy) le gouvernement veut donc mette en place un impôt Vert.

Son objectif : compenser la suppression de la Taxe Professionnelle payée par les entreprises par un impôt indirect qui lui sera payé par les plus pauvres.

Les premières estimations sont sans appel, l’augmentation du prix de l’essence, du gaz, de l’électricité sera au moins équivalente à près de 500 € par an pour les Evryens (100 pour les quartiers bobos de Paris), et cela pour la première année. Cette taxe devra ensuite évoluer dans les 10 ans et être multiplié par trois.

Le prétexte : la lutte contre le réchauffement de la planète que devra évidemment supporter les plus humbles, au bénéfice des grands industriels pollueurs.

Le citoyen est ainsi montré du doigt, culpabilisé. Le député Vert de Paris Yves Cochet propose même de taxer en plus, les familles de plus de deux enfants et précisant que chaque enfant correspond à une pollution de 200 000 aller et retour, Paris New York par avion (excusez nous de vivre M. Cochet).

Ce n’est sûrement pas la meilleure manière pour que tous, individuellement et collectivement nous agissions pour une planète plus propre et plus sûre.

Une véritable action efficace pour le climat, l’environnement, la préservation des espèces et de la biosphère passe par une vraie révolution écologique qui ne peut être qu’anticapitaliste. pour le Parti communiste français.

Blog PCF Evry

Danse du ventre face au Modem .

Editorial par Patrick Apel-Muller

Un jeu de massacre ! Dans une ronde, qu’on craint sans fin, des responsables socialistes prennent la parole pour saborder à qui mieux mieux le bateau de la gauche. Ici, Manuel Valls juge que le PS doit abandonner le socialisme et sa raison d’être ; là, Arnaud Montebourg proclame qu’il quittera son parti si son fumeux projet de primaire n’est pas retenu ; ce week-end enfin, Vincent Peillon, en tandem avec François Rebsamen, ressort les vieilles recettes de la SFIO de papa et rêve d’alliance avec le Modem. Même goût pour la brocante chez Daniel Cohn-Bendit qui a lancé, lors des journées d’été : « Et s’il faut ajouter le Modem, on ajoutera le Modem. »

Cette stratégie n’est pas seulement archaïque, elle est suicidaire pour la gauche française. Elle réduit son ambition politique à un « tous contre Sarkozy » qui éviterait le débat sur les choix politiques. Quels points communs y a-t-il entre le libéralisme de François Bayrou et le combat des millions de salariés pour défendre les services publics, garantir le droit du travail et le droit au travail, réclamer l’augmentation du pouvoir d’achat ? On en viendrait alors à des réformes qui auraient le goût de Sarkozy, l’odeur de Sarkozy mais sans l’actuel président… Chacun peut juger des fruits de ces alliances contre nature en regardant ce qu’il en est outre-Rhin sous la férule d’Angela Merkel. Le sort de la majorité de la population se dégrade et, même d’un point de vue électoraliste, les sociaux-démocrates enregistrent leurs pires scores depuis 1945. En Italie où ce mariage de la carpe et du lapin est déjà une vieille histoire, le Parti démocrate n’est plus guère en position d’inquiéter un Berlusconi pourtant empêtré dans les scandales. La fusion avec les centristes a laissé un champ de ruines à gauche. Une compromission avec la droite de Bayrou ne pourrait bien laisser qu’un vainqueur… lui.

Le succès de Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle s’est d’abord construit sur la faiblesse du projet politique qui lui était opposé. Des ouvriers et en général des salariés ont voté pour lui - et beaucoup s’en mordent les doigts - parce qu’ils n’ont pas perçu que des choix véritablement différents étaient portés par la gauche. Quand, chaque jour, se multiplie le nombre de dirigeants du PS à penser à 2012 tous les matins en se rasant, l’électorat n’a qu’une envie, rester le plus à distance possible de ce bal des ego.

Alors que tout l’été la droite a poursuivi avec brutalité l’application de son programme, que les familles populaires vivent toujours plus durement les difficultés semées par la crise du capitalisme, la cascade des petites phrases et le brouet des alliances paraissent bien loin de la vie de chacun. Un sondage IFOP-Ouest-France, publié hier, montre que 41 % des personnes interrogées (contre 52 % en mars dernier) jugent que le PS est proche des préoccupations des Français et 40 % estiment qu’il s’oppose suffisamment au gouvernement (contre 47 %). Ils sont même 31 % seulement à considérer que ce parti a des dirigeants de qualité. Quoi d’étonnant quand on en voit trop se savonner avec application la planche. Personne à gauche ne devrait se réjouir du spectacle. Il menace en effet la crédibilité de tous les progressistes ; il est contagieux, comme on l’a vu la semaine dernière chez les Verts ; il risque de repousser les changements aux calendes grecques. Il est temps, au contraire, pour les progressistes de s’atteler à l’élaboration d’un projet de transformations réelles qui réponde aux défis lancés par la crise du système, et de se rassembler pour qu’il prenne corps. Ce n’était à l’ordre du jour ni à Nîmes ni à Marseille, non plus qu’à l’université du NPA, à Port-Leucate.

l'Huma du 24 / 08 / 09

24.08.2009

Restructuration : ravages pour les salariés .

AccueilDossiers et actualitésSur le vif

Mis en ligne : 24 août

Le rapport de l’Irhes soulignant l’impact des conséquences des restructurations, fermetures d’usines et autres délocalisations sur la santé des travailleurs, ramène à de plus modestes proportions les protestations de la poignée de directeurs d’usines et cadres supérieurs retenus quelques heures dans l’entreprise par des salariés en colère au cours du printemps dernier.

Et que certains commentateurs de presse comme de la politique en mal de drama­tisation et de sensationnalisme n’hésitaient pas à nommer « séquestration ». La vio­lence capitaliste, celle qui s’exerce froide­ment depuis les conseils d’administration et fait monter les cours de Bourse, agit de manière plus sourde. Elle ruine la santé des salariés. Elle ne provoque pas « seule­ment » des dépressions, des crises de désespoir pouvant conduire au suicide, ce terrible sentiment d’incertitude et de fragi­lisation qui noue la gorge de certains employés dès l’entrée dans le bureau. Les spécialistes qui ont coordonné les résultats de leurs recherches à l’échelle européenne sont unanimes : l’anxiété, la surcharge de travail consentie par crainte de faire partie de la prochaine charrette, toute cette ten­sion constitue un mélange détonant qui ébranle la santé, augmente les risques d’accidents cardiovasculaires, d’épuise­ment qui affaiblit la résistance du corps.

La dégradation de la santé est la face immergée de l’iceberg, qu’on ne voit pas d’emblée dans les manifestations de tra­vailleurs pour le maintien de leur emploi. Elle peut affecter celui qui est viré et celui qui ne l’est pas. C’est le syndrome du res­capé, du « survivant » qui peut conduire à l’auto-exploitation du salarié. Une nou­velle expression fait son apparition : le « présentéisme », qui conduit l’ouvrier à continuer à travailler malgré la maladie, en dépit de la fièvre ou des troubles musculo-squelettiques que l’on ne soigne pas. C’est ainsi que des hommes et des femmes sont traités dans le paradis libéral de sainte Concurrence ! Les privatisations, c’est mauvais pour le social, et – la crise que nous traversons tend à le confirmer – c’est mauvais pour l’économie.

Tout cela nous le savions déjà. L’étude nous apprend aujourd’hui que dans les pays d’Europe centrale ou de l’ex-Union soviétique, où des plans de privatisations massives ont été menés, la mortalité moyenne des salariés des sociétés vendues au capital a notablement augmenté. L’état des lieux du paysage industriel ressemble en maints endroits à un champ de ruines. Les démolisseurs d’emplois aiment à tuer la concurrence par une politique de la terre brûlée. Au rythme où défilent dans toute l’Europe les plans de licenciements, qui affectent la santé des victimes et des sur­vivants, c’est une véritable pandémie qui menace.

On mesure alors combien il est vital pour le mouvement social, pour les forces de gauche, d’opposer une résistance massive contre les sabreurs d’emplois et les profi­teurs des licenciements boursiers. L’enjeu n’est pas mince, Peut-on accepter, en se contentant d’en amortir le choc, la pour­suite du déclin économique, qui fait souf­frir les salariés et fait la fortune de la caste de la finance ? La question de la réindus­trialisation est posée.

La Fête de l’Humanité sera la prochaine occasion pour le monde du travail de se rassembler, de débattre, de combattre. C’est bon pour la santé

site du PCF

Recomposition à gauche / ouverture au centre : un spectacle désespérant et dangereux .



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 24 août

Alors que la politique libérale de N.Sarkozy a frappé très durement tout l’été, la gauche a besoin d’un rassemblement clair et combatif.

Face à la gravité de la situation, le spectacle donné, ici par une alliance d’une partie de la gauche avec une partie de la droite, là-bas par le casting pour 2012 sur fond d’inflation des égos à défaut des idées, est désespérant et dangereux .Il y a une sorte d’irresponsabilité qui, semaine après semaine, gagne du terrain, comme si il était aujourd’hui possible de totalement s’affranchir de règles, de principes et de valeurs.

Combien sont aujourd’hui celle et ceux qui, à la vue de ces gesticulations médiatiques, se disent tout simplement , « il n’est pas question de ma vie, de mes difficultés pour m’en sortir, de l’avenir de mes enfants, de ma crainte de ne pas pouvoir y arriver » ?

Comme y invitait Marie-George Buffet dans sa réponse à Martine Aubry à la mi-juillet, « Il y a urgence à relever le défi de la construction d’une alternative politique à gauche ».

Le Parti communiste va poursuivre la démarche engagée lors des élections européennes. Celle d’un rassemblement de la gauche, à partir d’un projet réellement transformateur, d’une démarche ouverte aux femmes et aux hommes de progrès, pour une alternative politique à la hauteur des enjeux de la période.

C’est ce dont il sera question lors des journées de l’université d’été du PCF les 28, 29 et 30 aout à Vieux-Boucau ( 40) et lors de la prochaine Fête de l’Humanité.

Le 23 aout 2009.

Olivier Dartigolles,
- porte-parole du PCF.

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