vendredi 3 juillet 2009 (10h10)
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RENDEZ VOUS CIMETIÈRE NEUF BÉZIERS à 11h :
Dans une lettre publique adressée le 1er avril au Président de l’Assemblée nationale, la Ligue des droits de l’Homme a exprimé son indignation devant la présence le 26 mars dernier du député Elie Aboud, président du groupe d’étude parlementaire aux rapatriés, « à un rassemblement au cimetière neuf de Béziers devant une stèle ornée d’une plaque dédiée à quatre anciens membres des commandos de l’OAS. » Début novembre 2008, un ancien de l’OAS avait pu célébrer le souvenir des « partisans patriotes de l’Algérie française » devant cette même stèle. Et une nouvelle cérémonie s’y déroulera, au cours de la matinée du 5 juillet… Décidément la “compréhension” de Raymond Couderc, sénateur-maire de Béziers, envers ces extrémistes est en train de faire de Béziers un haut-lieu de la réhabilitation de l’OAS ! La « réelle motivation » du sénateur-maire est bien connue à Béziers : pour battre Georges Frêche lors des élections régionales de mars prochain, Raymond Couderc fait tout pour obtenir l’appui du “lobby pied-noir”. Peut-on lui faire remarquer que ce groupe de pression ne représente qu’une frange de ceux qui se considèrent comme des rapatriés d’Algérie. Le communiqué de l’Association des pieds-noirs progressistes et leurs amis (ANPNPA), que nous reprenons ci-dessous, le montre clairement.
L’ombre de Degueldre par Manuel Cudel, Midi libre du 21 juin 2009
Le préfet de Région, Claude Baland, et le sénateur-maire de Béziers, Raymond Couderc, viennent d’être saisis d’une demande de Jean-François Gavoury, le fils du commissaire tué par l’OAS pendant la guerre d’Algérie. Le président de l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS revient à la charge dans l’affaire de la stèle du cimetière neuf. Il attire leur attention sur une cérémonie prévue face à la plaque OAS, le 5 juillet à 11 h, dans laquelle il voit « une opération d’instrumentalisation des mémoires », craignant que l’hommage annoncé aux victimes d’Oran donne lieu à « une exaltation de la carrière du lieutenant Degueldre » – l’homme qui donna l’ordre de tuer son père -, à l’occasion du 47e anniversaire de son exécution. « Si vous ne prenez pas les dispositions voulues pour l’empêcher, insiste Jean-François Gavoury, Béziers sera à nouveau le théâtre de scènes d’apologie de crimes de guerre et de tribunes politiques à contenu injurieux à l’égard de la République ». En rappelant que « la ville de Perpignan et la préfecture des Pyrénées-orientales ont pris des dispositions réglementaires et opérationnelles à l’effet d’empêcher un hommage public aux quatre condamnés à mort de l’OAS » et que « les mêmes mesures d’interdiction s’appliquent » dans la commune de naissance de Degueldre. En novembre, Raymond Couderc avait fait interdire des prises de parole devant la stèle. André Troise, ancien OAS, était passé outre. Alors, interdire ou ne pas interdire ? La réponse de la préfecture et de la mairie est toujours attendue.
Loulou34
De : loulou34
vendredi 3 juillet 2009
site Bellaciao



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