01.07.2009

Truc et astuce pour fermer une usine .

Planification de la non-rentabilité d’une usine, stratagèmes pour diminuer l’impact d’une grève… Les entreprises rivalisent d’ingéniosité pour mettre en œuvre leurs restructurations. Un dossier à lire lundi dans l’Humanité. Extrait.

« Les restructurations conjoncturelles ont cédé la place à des restructurations de compétitivité, dictées par une quête permanente de la performance. » Spécialiste des plans sociaux à la Reims Management School, Rachel Beaujolin-Bellet plante le décor : « Les restructurations sont à présent une méthode de gestion bien intégrée dans le management des entreprises. »

« Mais malgré cette banalisation, la loi continue d’exiger une justification économique aux licenciements, poursuit l’experte. Depuis l’affaire Danone, les entreprises sont donc contraintes d’”habiller” leur décision, de construire un argumentaire pour éviter le tribunal et rendre les licenciements socialement acceptables. » En ce moment, la crise fournit un argumentaire clés en main, et ouvre la voie à des restructurations radicales pouvant aller jusqu’à la fermeture de sites. Mais ces opérations très sensibles sont toujours préparées dans la plus grande discrétion, parfois des années auparavant.

La manière la plus simple de renforcer la « légitimité » d’un plan social est de mettre le site réellement en difficulté. Il existe ainsi tout un éventail de techniques qui permettent d’organiser en amont la non-rentabilité d’une usine, de l’asphyxier jusqu’à ce que la restructuration apparaisse comme inéluctable. « Dans ce cadre, les désinvestissements, les transferts de marge et les divers jeux d’écriture dans les comptes sont très courants », estime Rachel Beaujolin-Bellet. Après l’annonce d’une restructuration, d’autres méthodes peuvent également être mises en œuvre pour limiter l’impact d’une grève, comme la constitution de stocks ou la duplication de la production sur un autre site.

Ces opérations sont complexes à réaliser, mais les risques sont limités pour les entreprises. D’après une étude de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) publiée en 2005, la justice n’intervient que dans 4 % des cas. Certes, les syndicats qui ont des doutes sur la pérennité d’un site peuvent aussi déclencher le « droit d’alerte ». « Mais cela ne marche quasiment jamais », déplore Rachel Beaujolin-Bellet. Reste ce que la chercheuse appelle « l’apprentissage collectif ». En effet, à force d’être confrontés à des plans sociaux brutaux, salariés et syndicalistes parviennent de plus en plus à dépister les manœuvres de leurs patrons.

Mehdi Fikri

Site de l'Huma

La taxe carbone,beaucoup de vent .

La taxe carbone, beaucoup de vent

Pendant deux jours, à partir de jeudi, une “Conférence des experts” réunit à Paris économistes, industriels, syndicalistes et représentants du monde associatif pour dessiner les contours de cette “contribution climat-énergie” (CCE), suivant la terminologie retenue lors du Grenelle de l’environnement. Problème, selon UFC-Que choisir, la hausse des prix de l’énergie ne fait baisser que très marginalement la consommation.

SBFM Lorient : La Lutte Paye ! Bravo !

SBFM Lorient,”les salariés associés au projet”
mercredi 1er juillet 2009 (10h04)

 

Union Départementale CGT Morbihan


Renault aura les clés de la SBFM en septembre

Dernières assemblées générales hier avec les salariés réunis dans le restaurant d’entreprise. Le point a été fait, après l’audience du tribunal de commerce de Lyon, qui a accepté le projet de reprise du groupe Renault.

Hier, le tribunal de commerce de Lyon a reçu la candidature du groupe français. Renault a jusqu’au 15 août pour peaufiner son plan industriel de reprise. Les salariés seront associés au projet.

Renault s’exprime

Dans un communiqué très bref, la direction de Renault a confirmé ses intentions vis-à-vis de la SBFM : « Soucieux d’assurer la continuité de l’activité du site, Renault s’engage à soumettre une offre de reprise du fonds de commerce, des actifs et du personnel de la SBFM ». Mais il précise : « Compte tenu de la situation de l’entreprise, cette offre est subordonnée à l’obtention d’engagements de la part de l’ensemble des partenaires. » À savoir les clients pour le volume d’activité, les pouvoirs publics et les collectivités, pour aider au financement de l’opération.

Le 15 août

Hier, le tribunal de commerce de Lyon a accordé un délai au constructeur automobile. Il devrait être à même de présenter un dossier industriel et social, à la mi-août. Hier, le délégué CGT Pierre Le Ménahès a annoncé aux salariés qu’ils seraient associés à l’élaboration du projet.

Le 1er septembre

Si tout se déroule comme prévu, le groupe Renault sera propriétaire de la fonderie le 1er septembre. On ignore encore pour l’instant si la SBFM intégrera directement le groupe ou si elle en deviendra une filiale.

Quatre semaines de maintenance

La fonderie va fermer quatre semaines en août. Comme tous les ans, cette période est consacrée à des travaux de maintenance des installations. « Renault s’est d’ores et déjà engagé à envoyer, sur le site, une équipe de ses techniciens, pour faire le point sur les travaux à réaliser », a indiqué Pierre Le Ménahès.

Le financement

Aucune précision n’a été apportée sur le plan de financement. Les salariés estiment qu’il faudrait injecter entre 40 et 60 millions d’euros, pour remettre à niveau les équipements vétustes. Une urgence à leurs yeux : une nouvelle chaîne de moulage. La SBFM en a trois. Et l’une d’entre elles, vieille de 40 ans, a besoin d’être changée. Le tour de table va démarrer. Les collectivités locales et bien sûr l’État sont sollicités.

Les clients

Renault apporte 23 000 tonnes environ. Hier, les délégués ont appris que les autres principaux clients PSA et BMW conservaient leur confiance à la SBFM. Et seraient prêts à développer leur gamme avec la fonderie de Caudan. Objectif : faire monter le volume annuel. Il est de 35 000 tonnes environ, actuellement.

Nouvelle direction

Depuis plusieurs mois, l’usine est quasiment en autogestion. Les salariés attendent beaucoup d’une nouvelle direction. « Avec un vrai service commercial pour la prospection. » Ils espèrent que Renault arrivera avec « de vraies intentions de recherche et développement, notamment dans le domaine de l’usinage de pièces, qui apporte de la valeur ajoutée. » Les « trophées » rendus

Ces deux dernières semaines, les salariés de la SBFM ont beaucoup manifesté et emporté quelques souvenirs, rapportés sur le site de l’usine. Comme le faux ours blanc exposé à la Cité de la voile ou la grande chaise rouge du Grand Théâtre, placée devant l’hôtel de ville. « On a tout rendu. Parce qu’on est ni des casseurs ni des voleurs » a souhaité préciser Pierre Le Ménahès.

La fête samedi

Pour célébrer la reprise de la fonderie «et remercier ceux qui les ont soutenus» les salariés organisent une fête sur le parking de l’usine. À partir de 11 h, samedi : grillades, boissons et musique.

Françoise ROSSI.

Ouest-France du mercredi 01 juillet 2009


sbfm (caudan). un nouveau délai pour Renault

Comme prévu, le tribunal de commerce de Lyon, siège du groupe Zen, propriétaire de la SBFM, a repoussé, hier, sa décision sur l’avenir de la fonderie de Caudan (56). Renault est maintenant officiellement le seul repreneur du sous-traitant. Les deux mois d’été vont être consacrés par le groupe à l’élaboration du dossier de reprise : projets industriels, investissements, accords commerciaux… Le tribunal de commerce a prévu de rendre sa décision au plus tard le 1er septembre.

Le Télégramme du 1 juillet 2009

De : LORIENT 56
mercredi 1er juillet 2009

site Bellaciao

USA : effondrement de la confiance des consommateurs...

USA : effondrement de la confiance des consommateurs. Du coup, toutes les bourses du monde baissent.
mardi 30 juin 2009 (22h31)

 

Wall Street en baisse après la chute du moral des ménages américains.

Sur le front des statistiques, la confiance des consommateurs mesurée par l’institut privé de conjoncture du Conference Board a nettement chuté en juin, tombant à 49,3 points. Une baisse surprise alors que les économistes attendaient une stabilité de cet indicateur, à 55,3 points.

Les ménages sont à la fois plus pessimistes sur la situation actuelle que sur leurs attentes pour les six mois à venir. Leur moral est particulièrement suivi par les opérateurs, alors que la consommation constitue le moteur traditionnel de la croissance outre-Atlantique. La semaine passée, les marchés s’étaient déjà inquiétés de la hausse du taux d’épargne, au plus haut depuis 15 ans.

http://www.latribune.fr/bourse/20090630trib000394257/wall...

La méthode Coué des commentateurs économiques et des éditorialistes commence à montrer ses limites.

L’explosion du chômage aux Etats-Unis est en train de détruire la confiance des consommateurs américains, et surtout de détruire la consommation aux Etats-Unis.

Et quand la consommation des Américains chute, c’est toute l’économie mondiale qui s’effondre.

De : La Tribune
mardi 30 juin 2009

site Bellaciao

L'Assemblée générale des Nations unies condamne le coup d'Etat au Honduras .

mercredi 1er juillet 2009 (02h15)

 

L’Assemblée générale des Nations unies condamne le coup d’Etat au Honduras

L’Assemblée générale des Nations unies a condamné mardi à New York le coup d’Etat de dimanche au Honduras et réclamé le retour immédiat du président destitué Manuel Zelaya.

Une résolution a été adoptée par acclamations, appelant les 192 Etats membres à ne reconnaître aucun autre gouvernement que celui de M. Zelaya. Celui-ci, qui était présent à New York pour l’Assemblée générale, a été arrêté dimanche matin par l’armée dans sa résidence à Tegucigalpa et expulsé vers le Costa Rica.

Manuel Zelaya a remercié l’Assemblée générale pour cette résolution “historique” exprimant selon lui “l’indignation” de la communauté internationale après le coup d’Etat.

Mais les nouveaux dirigeants du Honduras se montrent déterminés à résister à la pression internationale, affirmant que la destitution du président Zelaya était conforme à la Constitution dans la mesure où ce dernier s’apprêtait à la violer en convoquant un référendum jugé illégal par la Cour suprême.

Le président du Honduras par intérim, le président du Congrès Roberto Micheletti, a souligné mardi qu’il ne démissionnerait pas malgré les pressions internationales. “Non. J’ai été nommé par le Congrès, qui représente le peuple hondurien. Personne ne peut me faire démissionner, sauf si j’enfreins les lois du pays”, a-t-il expliqué dans un entretien à l’Associated Press.

Manuel Zelaya a été renversé par l’armée et expulsé de son pays dimanche avant l’aube, quelques heures avant la tenue d’un référendum destiné à l’autoriser à briguer un second mandat alors que la Constitution du Honduras impose un mandat présidentiel unique de quatre ans et interdit de modifier cette clause.

Manuel Zelaya a annoncé mardi à l’issue de l’Assemblée générale qu’il rentrerait jeudi au Honduras avec une délégation de l’Organisation des Etats Américains (OEA), afin d’y achever son mandat. Le procureur général du Honduras, Luis Alberto Rubi, a prévenu que Manuel Zelaya serait arrêté immédiatement s’il “mettait un pied sur le sol du Honduras”. Il encourt “au moins 20 ans de prison” pour différents crimes et délits dont abus de pouvoir, a-t-il dit. M. Micheletti a également averti que M. Zelaya serait arrêté pour violation de la Constitution s’il revenait au Honduras.

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/ame...

De : New York
mercredi 1er juillet 2009

site Bellaciao

Coup d'Etat militaire : Halte au facisme au Honduras !

Coup d’etat militaire Halte au facisme au Honduras ! 30 juin 2009 Les jeunes communistes expriment leur solidarité envers le peuple hondurien. Dimanche a eu lieu le premier coup d’état en Amerique latine depuis la fin de la guerre froide. En quelques heures, les militaires ont enlevé le président Zelaya, démocratiquement élut, ainsi que les ambassadeurs de Cuba, du Nicaragua et du Venezulela, et des membres du gouvernement. EN IRAN OU EN FRANCE, LA RUE N’EST JAMAIS UN ENNEMI !

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