30.01.2009

Un jeudi noir de monde !

Publié le jeudi 29 janvier 2009
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Un jeudi noir de monde !
Bourse de Paris : -2,15%
Bourse du travail :+2,5 millions !

Images et témoignages de la manif IMG/flv/Manif290109.flv
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Télécharger le tract de la déclaration de la CGT du 29 janvier

Pour suivre en direct l’évolution des chiffres.

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POURSUIVRE ISRAËL POUR CRIME DE GUERRE A GAZA .



Mis en ligne : 27 janvier

Les observateurs qui rentrent de Gaza y ont découvert une zone totalement dévastée. Toutes les habitations, les exploitations agricoles, etc, ont été détruites. Des témoignages, pour l’instant non vérifiés, font état de personnes qui auraient été exécutées sommairement. Des armes interdites contre les populations civiles, notamment au phosphore, ont été utilisées.

S’agissant du bilan humain, l’immense majorité des morts et des blessés est constituée par des habitants qui ne participaient pas au combat, en particulier des femmes et des enfants. Les combattants ne représentent qu’une partie infime des victimes. L’objectif affirmé par Israël de détruire le Hamas n’est donc pas atteint ni même crédible. C’est la population qui était visée. Tout ceci constitue un crime de guerre. Voire un crime contre l’humanité, s’agissant des exécutions sommaires si elles étaient prouvées. Le gouvernement et l’armée israélienne sont responsables et doivent être jugés. Mettre un terme à l’impunité dont jouit Israël depuis des décennies est une nécessité politique si la communauté internationale veut retrouver sa crédibilité.

Comment poursuivre Israël ? Pour l’instant l’obstacle est politique. Dans la mesure où les cadres légaux semblent manquer, ces poursuites dépendent de l’ONU et en particulier du Conseil de sécurité, qui doit se doter des moyens juridiques de juger Israël. Ce pas n’ayant pas ratifié le traité instituant la Cour pénale internationale, il faut pour poursuivre les responsables devant cette cour, une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Et la France, pas des droits de l’homme, se doit de la présenter. Dans un premier temps, elle doit également demander une enquête impartiale ainsi que le souhaitent les représentants de l’ONU sur place. Car la décision d’Israël de procéder à sa propre enquête ne peut être satisfaisante et impartiale, évidemment.

Un autre outil juridique est celui de la compétence universelle. Elle consiste à pouvoir juger, dans un autre pas que le sien, une personne qui a commis un crime à l’étranger. Chaque pas peut le faire quand les règles de procédure le permettent. En France, les règles de procédure actuelles ne permettent pas de juger des étrangers présumés coupables de crimes commis à l’étranger sauf pour ceux aant la double nationalité. Or il semblerait que des Israéliens présumés coupables de crimes de guerre aient la nationalité française. Le ministre de la Justice devrait donc demander au parquet d’enquêter.

Des moyens pour sauver la forêt !



Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 28 janvier

La tempête qui a balayé le sud ouest a déchiqueté près de trois millions d’hectares de forêt dont cinq cent mille appartiennent au domaine public. Le massif landais et détruit à plus de 60%.

C’est une catastrophe pour l’environnement et pour l’ensemble de l’activité économique liée à la forêt.

L’élan de solidarité des populations, l’investissement des maires et élus, est à saluer. La démonstration de réactivité des services publics de l’État et des collectivités territoriales, notamment en direction des ruraux est aujourd’hui une réponse d’efficacité. Le démantèlement des services publics est lui une catastrophe au passif du gouvernement.

Les déclarations empressées du président de la République, à peine 19 millions d’euros pour les communes sinistrées, les promesses d’un retour à la normale avant la fin de semaine, tout cela ne saurait masquer l’insuffisance des moyens financiers mobilisés : la forêt, ses communes et ses populations valent-elles moins que quelques banquiers ? Le parti communiste français demande solennellement au gouvernement de débloquer les fonds nécessaires à la hauteur des dégâts subis. L’Union européenne ne peut s’exonérer d’abonder le fonds d’indemnisation non couvert par les assurances.

Les cinq millions annoncés par le ministre de l’agriculture, de la pêche et de la forêt Michel Barnier ne peuvent être la seule accalmie lâchée au coeur de la tempête.

Des mesures d’urgence s’imposent pour la valorisation du bois. Des centres de stockage doivent être réactivés et créés. Des moyens de transport efficaces doivent être mis en place par la SNCF. Le prix du bois doit être garanti : cette catastrophe ne peut s’ajouter à celle du tout marché, le prix du stère de bois ayant chuté de 7 à 3 euros la semaine précédant la tempête !

Le Parti communiste français pose d’ores et déjà la question du devenir de la forêt française : ce sont les moyens de son développement pour plusieurs décennies qui sont aujourd’hui posés. Les conditions de la replante doivent être immédiatement envisagées, pour une relance d’une filière bois française, rémunératrice, durable, enracinée dans son savoir faire.

Parti communiste français

Paris, le 28 janvier 2009


Le PCF et l’Association des élus communistes et républicains organiseront, le jeudi 5 février prochain une initiative sur le thème « Services publics, territoires et solidarité, filière bois », en présence d’Olivier Dartigolles (porte-parole du PCF), d’André Chassaigne (député et président de l’ANECR) et Xavier Compain (responsable national agriculture et ruralité au PCF). Après une visite – état des lieux et une rencontre avec la population, les élus, les responsables syndicaux et les acteurs de l’économie locale, un point presse sera organisé à 12h30.

Un sondage encourageant pour le ( Front de gauche )

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Un sondage encourageant pour le « Front de gauche »

Mis en ligne : 30 janvier

Un sondage réalisé par l’IFOP se lit comme un encouragement à la démarche engagé par le PCF et le Parti de Gauche, le nouveau parti de Mélenchon ainsi que l’appel de Politis, pour la constitution d’une liste réunissant les hommes et les femmes de gauche qui ont pour l’Europe une autre ambition que la voie tracée du libéralisme en crise.

L’enquête porte sur les élections au Parlement européen du 7 juin prochain. Une liste rassemblant la plupart des forces de gauche hostiles au traité de Lisbonne recueillerait 14,5% et se retrouverait en troisième position derrière la liste PS (22,5) et UMP (25,5). Au passage, une telle liste dépasserait celle du MODEM (14) et de très loin la liste Europe Ecologie avec Daniel Cohn-Bendit et José Bové (7).

Evidemment cette prévision ne porte que sur une hypothèse puisqu’à ce jour la LCR/NPA et Lutte ouvrière expriment malheureusement plus que des réticences à une participation à un front de gauche aux européennes.

Pour autant, le niveau des intentions de vote laisse supposer que la possibilité offerte aux cotoyens de faire avancer par le bulletin de vote des propositions concrètes pour une autre orientation européenne et d’élire des hommes et des femmes qui en seront les promoteurs dans l’enceinte du Parlement européen suscite un intérêt dans l’electorat de gauche. Le responsable de l’IFOP voit un « début de dynamique » d’autant plus que « nous sommes aujourd’hui à un point zéro de la campagne ». La disposition des forces en présence est inconnue des Français, le débat n’a pas commencé. La démarche du front de gauche a été particulièrement sous médiatisée. Dans de telles conditions, les 14,5% sont un bon départ.

Une réédition de la dynamique de la campagne du Non de gauche lors du référendum de 2005 n’est pas à exclure, toujours selon l’IFOP.

Alors que la crise frappe durement les salariés dans toute l’Europe et que les dirigeants de l’UE n’hésitent plus à transgresser des règles qu’ils présentaient aux peuples comme intangibles, le débat sur l’Europe sort du registre des sujets tabous. La victoire du NON au TCE, qui paraissait improbable quelques mois auparavant, a montré que les électeurs bien informés pouvaient changer la donne. L’appel lancé par les communistes en octobre 2008 en faveur d’un rassemblement de forces d’accord sur une logique de rupture avec l’eurolibéralisme correspond à l’attente de millions d’électeurs de gauche.

L’engagement du Parti de gauche dans ce mouvement le conforte comme le conforteront tous ceux et celles qui s’ agrégeront. Mais plus que le casting, c’est le contenu des propositions qui est l’essentiel. L’une des leçons de ce sondage, c’est précisément que la confusion ne semble pas paer. L’addition de personnages aussi médiatiques que Cohn-Bendit et Bové ne suffit pas pour livrer un message politique clair et cohérent.

28.01.2009

RETOUR DE GAZA .

Le Président

Francis WURTZ

RETOUR DE GAZA

Compte-rendu sommaire de mon séjour à Gaza les 22 et 23 janvier 2009

J'ai pu, grâce à une association franco-palestinienne avec laquelle je coopère de longue date (l'association des Villes jumelées avec des camps de réfugiés palestiniens), et grâce à diverses interventions diplomatiques, entrer dans Gaza, le jeudi 22 janvier dernier, après une attente de 24 heures à Rafah (frontière égyptienne).

Les interlocuteurs habituels de cette association -sans lien avec les autorités actuelles de la bande de Gaza- nous ont accompagnés à travers tout le territoire. Hormis des journalistes et des acteurs humanitaires, nous avons ainsi été parmi les tous premiers à découvrir “de visu” les horreurs de la guerre, du sud jusqu'au nord. Nous avons pu être au contact direct de la population, sur le terrain et chez les habitants, logeant dans des familles, partageant des collations avec des Palestiniens des camps de réfugiés les plus touchés, discutant de longues heures durant, dans l'obscurité d'une nuit sans électricité, avec des victimes qui ressentaient manifestement le besoin de se libérer en témoignant.

Nos principales étapes furent Rafah, Khan Younès, la ville de Gaza, Zeitoun, Jabalyia, Al Attatra. C'est au nord et à l'est de Gaza - ville que l'on découvre les pires dévastations et que l'on recueille les témoignages les plus accablants pour l'armée israélienne. En y allant, on comprend pourquoi les journalistes avaient été tenus à l'écart de l'offensive militaire!

Mais les traces de la terreur infligée pendant 22 jours et nuits à la population de Gaza sont visibles dès la première localité au sud du territoire: Rafah, une agglomération de 180 000 habitants dont 85% sont des familles de réfugiés. Nul besoin de guide. Les gens vous hèlent. Ils ont besoin de montrer au monde les destructions subies, de raconter le calvaire enduré, d'exprimer - au demeurant avec beaucoup de retenue et de dignité - les souffrances durables. Une nuée d'enfants vous suit où que vous alliez. “What is your name? How are you?” lancent-ils en riant. Ils s'amusent, demandent qu'on les prenne en photo, mais quand on les interroge sur la guerre, un petit gamin lâche: “on tremblait!”

Au centre de Rafah, la foule est dense autour d'un petit marché - on nous dit que les produits qui y sont vendus à des prix prohibitifs ont été introduits en contrebande par les fameux tunnels… C'est la rançon du blocus. Autour de nous, des maisons en ruines, des toits arrachés, des familles entières assises dans leur ancienne maison éventrée. Ils nous racontent: une seule frappe de F16 a suffi pour provoquer toutes ces destructions - en tout 80 impacts! C'était la nuit du 31 décembre…

On nous a dit, sans qu'il nous ait été possible de vérifier l'information, que la femme pilote de ce bombardier venait d'être condamnée en Israël à deux ans de prison pour avoir refusé de “finir le travail” par un second passage. Un viel habitant nous fait visiter sa “maison” - un taudis à ciel ouvert depuis le bombardement. “Il n'y a jamais eu d'arme ici, Monsieur!” répète-t-il. “L'avion n'avait pas de cible. Il nous a tous bombardés!”. Malgré tout, le quartier grouille de monde. Chacun vaque à ses occupations quotidiennes. L'essence étant devenue inaccessible pour le plus grand nombre, la carriole tirée par un âne remplace souvent la camionnette. On se débrouille comme on peut. La vie est plus forte que les F16.

Une discussion s'engage avec le leader du camp de réfugiés de Rafah. C'est un homme mesuré et courageux. Il a déjà passé cinq ans de sa vie dans les prisons israéliennes et une autre période en résidence surveillée. Membre du Fatah, il connait de nouvelles difficultés depuis la prise de pouvoir du Hamas. Mais aujourd'hui, il ne veut parler que de la guerre “qui frappe l'ensemble du peuple de Gaza”. Et pour lui, “Gaza, c'est l'âme de la cause palestinienne. Le revendication nationale est partie d'ici.”

Près de Khan Younès, nouvelle illustration de la punition collective indistinctement infligée à la population. Ici, un vignoble entièrement ravagé. Là, une … station d'épuration d'eau, servant tout le secteur, écrasée sous les obus des chars. Autour, toutes les maisons sont détruites, sauf un immeuble dont il ne reste que la carcasse. Nous y découvrons sur un mur un croquis sommaire des cibles voisines - dont la station d'épuration - annoté en hébreu… Sur place, toutes les personnes insistent: “il n'y a pas de combattants parmi nous. Pourquoi ils détruisent tout? Pourquoi ils tuent nos enfants?” L'exaspération est à son comble. En ville, nous nous arrêtons près d'une mosquée bondée: la prière du vendredi s'y est transformée en meeting politique contre …Mahmoud Abbas et “tous les baratineurs. La foi et la persévérance sont notre force - y entend-t-on. Avec l'aide de Dieu, nous irons jusqu'à la victoire.” A méditer par les partisans de la guerre pour “en finir avec le Hamas”…

Nous arrivons dans la ville de Gaza. Arrêt à l'une des écoles de l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens: gravement endomagée par les bombes. Des voisins nous montrent sur leur portable les images insoutenables du déluge de feu qui s'est abattu sur la ville! Autre cible “militaire”: le siège …du Croissant rouge palestinien attenant à l'hôpital Qods! Il n'en reste, là encore, qu'une carcasse calcinée: les bombes au phosphore ont fait leur œuvre. Un peu plus loin, un énorme stock de médicaments a été détruit par les bombes. Bombardé aussi l'immeuble du service d'Etat civil. Ailleurs, c'est une fabrique de limonade qui a été détruite: on en retirera 27 cadavres. Là, c'est un jardin d'enfants: détruit. Puis le parc Barcelona - construit par l'Espagne: détruit. Près de là, un immeuble de 11 étages: détruit. Un peu plus loin, … un cimetière: détruit!

Nous croyions avoir atteint les limites de l'horreur. C'était sans compter avec ce qui nous attendait à Zeitoun, à l'Est de la ville de Gaza. Devant nous, à perte de vue, un immense champ de ruines. Tout y est dévasté: maisons, fermes, usines. Il ne reste rien. L'odeur y est, plus de deux semaines après le drame, insoutenable. Les témoignages recueillis sur place nous glacent d'effroi. La presse, entretemps, en a relaté la substance. C'est là que la famille Samouni a perdu 33 de ses membres, dans un immeuble où les soldats israéliens, abondamment présents sur place, les avaient parqués depuis plus d'une journée sans nourriture et sans eau! Avant de les écraser sous les obus! Les récits des survivants vous laissent sans voix. Il s'agit de toute évidence d'un massacre délibéré de populations civiles. Avec, de surcroit, des actes d'une infinie cruauté. Les faits remontent au 5 janvier.

Deux jours après, c'est à l'est de Jabalyia, à, Ezbet Abed Rabbo, qu'a été perpétré, selon les dires de témoins, un autre épouvantable crime de guerre. Entre 13 heures et 14 heures, nous précise Khaled, trois chars ont approché de sa maison. Un haut-parleur leur intime l'ordre de sortir. Toute la famille s'exécute en arborant un chiffon blanc. Devant eux, deux jeunes tankistes mangent nonchalamment des barres de chocolat et des chips, sans leur adresser la parole. Soudain, un troisième soldat sort du char, tire, tuant deux petites filles de la famille et blessant la troisième. Pendant plus de deux heures, ils leur ont interdit de bouger avant de lancer au père des deux fillettes: “tu peux partir”!

Après un silence, Khaled poursuit: un voisin tente d'aider les survivants en approchant son ambulance. Les soldats lui font quitter le véhicule avant d'écraser l'ambulance avec un char. (Chacun peut, en effet, voir ce qu'il en reste.) Un peu plus loin, un autre voisin leur vient en aide, avec sa carriole tirée par un âne. L'homme et l'animal sont, à leur tour, abattus, affirme Khaled en nous donnant le nom de cette personne.

Ces allégations sont tellement graves qu'elles demandent naturellement à être vérifiées. La vision d'horreur à perte de vue accrédite en tout cas l'hypothèse d'un acharnement d'une violence et d'une cruauté à peine imaginables de la part de l'armée israélienne.

Nous arrivons à Jabalyia, grand centre urbain au nord. Le seul camp de réfugiés y compte plus de 100 000 habitants. C'est là qu'une (autre) école des Nations Unies a été bombardée: on retirera 47 corps des décombres. Le père de l'une des victimes, 24 ans, répète, désespéré: “on nous avait conduits ici pour être en sécurité. Nous n'avons plus d'endroit où nous mettre à l'abri.” C'est la répétition de ces bombardements prenant pour cible des sièges des Nations Unies qui a conduit le Secrétaire général de l'ONU à se rendre sur place, peu de temps avant notre arrivée, et à y tenir des propos légitimement durs.

Autre quartier, autre champ de ruines, nouveau témoignage accablant: “ils sont rentrés chez nous”, raconte d'une voix lasse et monocorde un vieux monsieur assis devant sa maison intacte. Il nous relate le drame vécu par sa famille: “ils les ont plaqués contre le mur, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Ils ont emmené mon fils de 42 ans au premier étage et ont tiré. Puis, en redescendant, ils ont dit à mon autre fils: “ton frère est mort. Tu peux appeler des secours.” Mais quand il est sorti en levant les bras, ils lui ont coupé les doigts d'une rafale. Puis ils sont restés, empêchant l'ambulance d'approcher. Ils ont tiré aussi sur une voiture de l'UNRWA (ONU) venu pour aider ma famille, car mon fils y était employé depuis 20 ans. Un député arabe de la Knesset a pu être joint. Il a contacté Ehud Barak, le ministre de la défense, pour qu'il intervienne. Celui-ci a refusé, soulignant que “là où l'armée est présente, c'est elle qui décide”. Quand ma famille a enfin pu voir mon fils, on s'est rendu compte qu'il n'était pas mort sur le coup. Ils l'ont laissé agoniser et perdre son sang! Il laisse huit orphelins. Cinq d'entre eux étaient présents quand ils ont tiré.” Le vieil homme, prostré, s'est arrêté de parler.

Les témoignages sont également bouleversants dans un gymnase, une bibliothèque et une salle des fêtes du camp de réfugiés de la ville, transformés en centre d'hébergement pour 575 sinistrés du quartier, dont la plupart sont des femmes et des enfants. Les locaux sont bien entretenus mais la promiscuité y est insupportable. “Nous avons tout perdu” revient comme un leitmotiv. Une dame remercie une ONG d'avoir livré deux lits de camp. Une autre réclame “une vraie solution: pouvoir vivre en famille et que les enfants puissent aller à l'école.” Quand nous nous retirons, une voix nous lance: “Ne nous oubliez pas! On compte sur vous! Dites-leur!” Nous ne les avons pas oubliés.

Le soir, nous nous retrouvons dans la cour d'un immeuble du camp de réfugiés. Les voisins affluent. Surtout des jeunes. Nous sommes vite une quarantaine, assis autour d'une simple lampe-torche. Pas d'électricité ni de gaz. On répare. Quelqu'un est allé chercher le gynécologue dont les cris de douleur en direct à la télévision israélienne ont fait le tour du monde. C'est un voisin. Il était ce matin sur la tombe de ses deux petites filles tuées par une bombe alors qu'il répondait par téléphone à un journaliste israélien. Nous ne le verrons pas ce soir. Il est à Tel Aviv où il a repris son travail au grand hôpital…

On nous sert thé et café, puis la parole se libère… Vous imaginez. Vers minuit, une heure, nous prenons congé, en promettant de révéler ce que nous avons vu et entendu et d'agir en conséquence: pour l'aide d'urgence, la levée du blocus et l'ouverture des accès à Gaza; pour l'envoi d'une force internationale de protection des populations; pour la mise sur pied d'une commission d'enquête internationale afin que toute la vérité soit établie et tous les responsables punis; pour une politique beaucoup plus offensive de l'Union européenne en faveur d'une paix juste et durable au Proche Orient .

Cela suppose avant tout plus de courage et d'indépendance politique, pour ne pas laisser passer des opportunités historiques comme l'Initiative de paix arabe de 2002 et 2005 - qui permettait la normalisation des relations de tout le monde arabe avec Israël en contrepartie du retour aux frontières de 1967! - ou le gouvernement d'unité nationale palestinien de 2007 constitué sur les mêmes bases entre Mahmoud Abbas et le Hamas. Cela suppose plus généralement une relation avec Israël reposant, non plus sur la complaisance et l'impunité, mais sur le strict respect du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies.

Vérité, justice, paix… Après tout, nous ne demandons qu'à voir traduites en actes les “valeurs européennes”…

Bruxelles, le 27 janvier 2009

Commentaire sur la grève du 29 janvier

"[Nos pauvres conducteurs de trains (électriques) sont à plaindre, tellement à plaindre qu'ils ont: - une prime au charbon. - les transports gratuits pour eux et leur famille. - une sécurité de l'emploi. - une retraine anticipée, pour laquelle les autres payent. - des horaires à toute épreuve. (j'en oublie surement) Cela doit en effet être éprouvant d'être assis 6h/jour, à manoeuvrer un petit levier.] Avant de raconter n'importe quoi sortant de la chaine tf1 , voici la vérité a rétablir la prime de charbon n'exite plus depuis 1974.Les transports n'ont jamais été gratuits mais a des réductions de -75% pour l'emploiyé , sa femme et ses enfants(sache qu'il en est de même quand tu trvailles dans une agence de voyage).La retraite anticipicipée ne concerne que les conducteurs de tgv ayant commencé a travaillé à 16 ans ( c'est à dire 1000 personnes environs) moi qui conduit un train corail je prendrai ma retraite entre 60 et 65 ans.Je travaille en 2/8 soit le matin de 4 h a 13 h (soit 9h X 5 jrs =45h/sem)soit l'apres midi de 14h à 23h et soit du lundi au vendredi ou du samedi au mercredi.Mon salaire est de 1300 € net avec primes confondues.Je ne suis pas fonctionnaire et le 29 sera ma première grève depuis 2006.Sinon les jours de grèves ne sont pas payés"

27.01.2009

à Nicolas Sarkozy : Il n'est pas le sauveur suprême

à Nicolas Sarkozy : « Il n’est pas de sauveur suprême »

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 27 janvier

La journée du jeudi 29 janvier 2009 sera placée sous le signe de la mobilisation, à l’appel de toutes les grandes centrales syndicales. Les salariés du public comme du privé seront massivement présents pour exprimer leur colère et faire entendre leurs revendications.

Les déclarations se multiplient à droite pour justifier l’obstination du gouvernement. Les hommes et les femmes qui se mobiliseront jeudi 29 janvier n’expriment pas qu’une souffrance, ils expriment un ras-le-bol de la politique destructrice de la droite.

Le message est pourtant simple : les réformes du gouvernement de Nicolas Sarkozy sont mauvaises et dangereuses. Un grève ne se mène jamais par plaisir, et les français vont sûrement rencontrer des difficultés dans le cadre de ce mouvement.

Mais qui peut légitimement croire que c’est en muselant des millions de personnes qu’on résoudra cette situation ? Alors que le mouvement de jeudi est soutenu par près de sept français sur dix, serait-il possible que Nicolas Sarkozy et ses amis aient raisons seuls contre tous ? Il serait bon que le Président de la République se souvienne que la France est une démocratie qu’il n’est pas de sauveur suprême.

Pour toutes ces raison, le Parti communiste français soutient pleinement cette journée de mobilisation et sera présent lors des manifestations organisées dans toute la France. Il appelle chacun et chacune à amplifier la mobilisation pour que le Président de la République ne puisse plus rester sourd à une colère majoritaire dans le peuple français.

Parti communiste français

Paris, le 27 janvier 2009

Jeudi 29 jour de lutte

• L'appel du 29 janvier 2009 • La carte des manifestations • Déclaration unitaire de partis de gauche • Le plan de relance unitaire des syndicats

26.01.2009

POUR SOUTENIR LE PROJET DE LOI D'ALAIN BOCQUET .

http://www.nord.pcf.fr/local/cache-vignettes/L300xH200/arton1320-72fc7.jpg

Alain BOCQUET dépose une proposition de loi visant à affecter

les dividendes des entreprises à la garantie de
l’intégralité

des salaires des salariés subissant des périodes de chômage
partiel


Pour en savoir plus rendez-vous sur le site d’Alain Bocquet Cliquez ici

POUR SOUTENIR LE PROJET DE LOI D’ALAIN BOCQUET

http://www.nord.pcf.fr/squelettes/icono/je_signe.gif.

Blog P.C.F ARRAS

TOUS A LA MANIFESTATION DU 29 JANVIER !

 

Tous à la manifestation du 29 janvier !

Le jeudi 29 janvier aura lieu une vaste mobilisation syndicale unitaire. Ce sera l’occasion pour les salariés de montrer leur détermination.

La droite a reculé sur le lycée ; elle est hésitante sur le travail du dimanche. Ce qui est nouveau en cette rentrée, c’est qu’on assiste à une prise de conscience large que la gravité de la crise appelle de nouvelles avancées sociales et démocratiques.

Les organisations syndicales portent la mobilisation pour les salaires, les services publics, l’avenir de la poste, qui sont autant de luttes offensives.
La journée du 29 janvier va donc être une étape extrêmement importante et le PCF va y contribuer, en tant que force politique, dans les manifestations.


Rendez-vous à l’entrée de la place de la République (point de rencontre PCF : débouché du Boulevard du Temple/place de la République ) à 13h30

Suite de l'article

• Débats / actions : Partout en France, se mobiliser contre la crise • 4 pages PCF : Un plan d'urgence pour sortir de la crise • Déclaration unitaire : Ce n'est pas à la population de payer la crise ! • Parti communiste français et le Parti de Gauche : communiqué de presse commun

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