Par Régis TRILLES le samedi 27 septembre 2008, 17:06 - "Faire exister la gauche!" - Lien permanent


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La chambre des représentants des Etats-Unis a rejeté le plan Paulson par 228 voix contre 205.
La proposition de renflouer la grande finance américaine à coups de centaines de milliards de dollard ne passe pas. Et pour cause. Comment demander à des familles qui, le plus souvent, peinent à joindre les deux bouts de réparer les erreurs de rois de la finances qui accumulent les millions depuis des années ? Sans compter que ces familles seront les premières victimes de la recession. En un mot, les américains refusent d’être condamnés à une double peine économique.
Le système vient de dérailler, et il faudrait laisser les responsables du carnage aux manettes. Quelle ironie !
La cause de la crise est connue. Depuis plus de 20 ans, la finance est systématiquement privilégiée dans le partage des richesses créées, au détriment de la rémunération du travail. Il y a, au contraire, besoin d’investir dans tout ce qui fonde la réalité de la richesse, le travail, l’emploi et les salaires.
Parti communiste français
Paris, le 30 septembre 2008.
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Crise financière / Dartigolles (PCF) : « Quand le candidat UMP fait mentir le Président »

Lors de son discours de Toulon, le Président de la République n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer le « système » qui « creuse les inégalités » et « alimente la spéculation sur les marchés de l’immobilier. »
Le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle proposait pourtant en avril dernier, à la revue Banque « (...) que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. Il faut réformer le crédit hypothécaire ».
En d’autre mot, la version française des fameuses subprimes à l’origine de la crise financière mondiale. L’information est vérifiable sur le site Internet de l’UMP à l’adresse suivante : http://www.u-m-p.org/propositions/propositions.php (p. 24 du document).
Nicolas Sarkozy déclarait dans son intervention à Toulon, « la vérité, les français la veulent, ils sont prêt à l’entendre ». D’accord monsieur le Président, mais alors, toute la vérité, rien que la vérité.
Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF
Paris, le 29 septembre 2008.
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Actus humanite.fr 29-09-2008
La ministre de l’Economie Christine Lagarde a estimé que cette augmentation devrait se situer "autour de 40.000" demandeurs d’emplois supplémentaires, une augmentation sans précédent depuis quinze ans.
"Le problème, c’est de savoir si ces mauvais chiffres résultent de la crise des subprimes aux Etats-Unis et des problèmes financiers, ou si la politique du gouvernement en est responsable. J’ai tendance a penser que la politique en est responsable", a déclaré Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, sur France Inter.
"L’année dernière, notre pays a connu 300.000 créations d’emplois, cette année seulement 34.000, dix fois moins. Or, cette année, qu’a fait le gouvernement ? Il a été concentré sur la déréglementation du Code du travail, le détricotage des 35 heures, il a poussé ceux qui ont un travail à travailler plus longtemps au détriment de l’embauche de ceux qui sont à côté", a-t-elle ajouté.
"Il a laissé complètement en friche la politique industrielle, l’investissement, l’innovation, la recherche, alors que c’était cela qu’il fallait promouvoir pour permettre à notre pays de relever les défis devant lesquels il est", a-t-elle souligné.
"J’ai en tête des propos du Premier ministre en février-mars dans lequel il annoncait le plein emploi d’ici 2009 à partir du moment où on dérèglementait le contrat de travail. Aujourd’hui, le gouvernement veut créer un réflexe de peur et d’unité nationale, et dit qu’on ne doit pas discuter critiquer le fond, la nature et le sens de de ces réformes. (…) Or, c’est de ça qu’il faut discuter".
La dirigeante syndicale a appelé à un "vrai plan de croissance appuyé sur la consommation, la relance du pouvoir d’achat (…), une politique d’investissement dans l’industrie et la recherche, et le développement des services publics".
"Cela suppose une autre politique économique et sociale, à l’inverse de celle sur laquelle se concentre le gouvernement depuis un an et qui vise a faire accepter n’importe quel boulot aux chômeurs", a-t-elle souligné.
"Le politique du gouvernement ne se préoccupe que des demandeurs d’emploi, pas de l’offre d’emplois. Le problème, c’est qu’il n’y a pas assez d’offres d’emplois", a-t-elle insisté.
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Les locataires des tours de la rue Carpeaux à Creil dépendant de la SA HLM du département de l’Oise sont en colère. Ils viennent de se constituer en comité d’action pour exprimer leur mécontentement et exiger de leur bailleur davantage d’écoute, de considération et surtout de prise en compte de leurs doléances. Il est en effet urgent qu’un certain nombre d’interventions et de réparations soient entreprises. Charges élevées, infiltrations, fissures, humidité, insuffisance de personnel pour l’entretien, etc… ils ont décidé de lister l’ensemble des problèmes qu’ils rencontrent et d’engager une action collective afin d’être entendus. Leur première réunion a rassemblé une cinquantaine de locataires, ce samedi ils étaient 90 à se constituer au sein du comité de lutte.Invités par le comité des locataires Jean-Paul LEGRAND et Habib ABBA-SIDICK, tous deux maires-adjoints PCF de cette commune leur ont apporté leur total soutien.
A quelques jours de la proposition de loi que devrait présenter Mme Boutin à l’Assemblée nationale et qui risque de sonner le glas d’un logement social de qualité et de favoriser la spéculation immobilière et le désengagement patronal et de l’Etat dans les finacements, les locataires des logements sociaux de toute la France doivent faire entendre leurs voix avec leurs asssociations et leurs comités locaux pour exiger des moyens pour le logement social de qualité, l’entretien de leur patrimoine, des financements qui mettent à contribution les entreprises, des gestions démocratiques des parcs socaiux de logements.
De : (pas de nom)
lundi 29 septembre 2008
site Bellaciao
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publié dans : actions militantes
Les images sont insolites... Après une traversée du Champs de Mars au pas de course pour rejoindre le cortège, nous voilà enfin arrivés au point de rendez-vous de la manif
Le parcours choisi, du Medef à l'Elysée est un programme à lui seul. Quoi de plus symbolique pour exiger une augmentation des salaires, des retraites et des allocations? 
L'atmosphère est bon enfant. Ce n'est pas tous les jours que les drapeaux rouges flottent sur les quartiers les plus huppés de la capitale! Rolls-Royce, Hôtel 5 étoiles... Tout y est!
Les slogans, repris en choeur résonnent dans la foule. "Augmentez les salaires, pas les actionnaires" "Medef, Medef crache tes benefs!"
Nous étions 10 à 15 000
à marcher sur l'Elysée. Belle réussite pour cette initiative lancée il y a à peine deux semaines par Marie-George Buffet lors de son discours de clotûre de la Fête de l'Huma.
Toutes les Fédérations septentrionales sont représentées. Les Fédérations du Nord et du Pas-de-calais, regroupées derrière une même banderole comptent beaucoup d'élus et de militants.
Arrivés avec un peu de retard, nous avons fini par les retrouver. Deux arrageois, Marc et Elise, rencontrés au cours de nos distributions de tracts nous ont fait le plaisir de se joindre à nous.
Pour Elise, interrogée à la fin de la manif par des militants de la JC, "reporters" pour l'occasion, "ll faut qu'on se mobilise plus" "revoir un peu l'organisation mais il faut continuer à se bouger et à se mobiliser tous ensemble!" (voir sur la vidéo en ligne)
C'est un message fort. Les Français doivent savoir qu'à gauche, le Parti Communiste relève la tête et se bat pour défendre l' intérêt des classes populaires.
De retour dans nos foyers, la télévision n'en a que pour le changement de look opéré par Ségolène Royal lors de son meeting interne au PS... Décidément, que c'est important le pluralisme de la presse!

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Par Régis TRILLES le samedi 27 septembre 2008, 17:03 - "Faire exister la gauche!" - Lien permanent
Lors de son prochain congrès du 14 au 16 novembre, le Parti socialiste s’entêtera-t-il dans la ligne social-libérale adoptée dans les années 1990 ou fera-t-il le choix d’un socialisme moderne ? La première option, mise en oeuvre par François Hollande et ses alliés, s’est soldée par de retentissants échecs aux élections présidentielles de 2002 et de 2007. L’option d’un socialisme de combat contre la réaction sarkozyste n’a pas encore été tentée.
Ayant perdu tout espoir de succéder à Hollande, Ségolène Royal semble ostensiblement tourner le dos au PS, à ses traditions, à ses électeurs, à la gauche : sur le social, elle reprend les recettes éculées du néolibéralisme (opposition aux 1 500 euros mensuels, renoncement aux 35 heures, ralliement à la retraite par points du MEDEF). Royal propose aux socialistes une alliance avec François Bayrou, soit un retour aux heures les plus droitières de la SFIO sous la IVe République. Elle s’appuie pour cela sur un groupe de caciques (Collomb à Lyon et Guérini à Marseille) ; le nouveau courant blairiste depuis le ralliement de Bockel, Besson et Kouchner au sarkozysme. Julien Dray, l’ « ex-nouveau » bras droit de Royal, y prône une alliance « arc-en-ciel », du NPA au Modem ! En réalité, Royal souhaite transformer le PS en un Parti démocrate à l’italienne. En Italie, ce parti centriste est en crise après avoir été sévèrement battu par Berlusconi.
Bertrand Delanoë, secondé par Hollande, dirige la seconde motion de droite. Dans un ouvrage paru cet été, Delanoë s’est présenté en « libéral » et en chantre de la libre entreprise. Ces déclarations intempestives ont enrayé son ascension au sein du parti. Ce bloc de jospinistes, respectueux de l’histoire du parti, vise à restaurer la centralité de l’appareil dirigeant, déstabilisé par les échecs de la ligne Hollande (rejet de la constitution européenne, percée de Royal). Ce groupe pourra « gauchir » son discours si le besoin s’en fait sentir (Delanoë est contre une alliance avec le Modem), mais il est intrinsèquement social-libéral.
Au centre, Martine Aubry tentera de prendre le parti sur la gauche… en s’appuyant sur une nébuleuse droitière : ex-rocardiens, strauss-kahniens, Montebourg et ses amis. L’apport des fabiusiens est ici important. Bien que recentré depuis 2005, Laurent Fabius continue de critiquer le social-libéralisme de la direction socialiste. Ce sous-groupe pourrait oeuvrer à un rapprochement avec la motion de gauche. Cette synthèse pourrait favoriser à terme la victoire de l’option socialiste et la rupture avec l’ère Jospin-Hollande-Royal.
La nouveauté de ce congrès est l’union des gauches : Hamon-Emmanuelli, Lienemann, Filoche, Mélenchon-Dolez. Alliés aux fabiusiens, ces courants avaient politisé les débats internes en 2005-2006 (critique du capitalisme financier, du libre-échange généralisé, de l’Europe des marchés) et séduit de nombreux militants. Cette gauche avait pourtant trahi leurs espoirs en ralliant la synthèse générale au congrès du Mans. Dans la démobilisation militante qui s’en était ensuivie, Royal avait été tranquillement investie, sur la foi de sondages flatteurs et du soutien de médias complaisants.
Benoît Hamon emmène la gauche socialiste et offre un renouvellement générationnel attendu. Dans la débâcle financière actuelle, la promotion d’une « économie sociale et de marché régulée » n’est peut-être pas révolutionnaire, mais elle est à coup sûr en rupture avec le blairisme rampant des motions de droite.
Contrairement à ce que ces droites voudront faire croire, les débats à Reims n’opposeront pas « révolutionnaires » et « réformistes », « audacieux » et « timides », mais des socialistes qui veulent rompre avec deux décennies de complicité avec le néolibéralisme et ceux qui s’y refusent.
La victoire de l’option socialiste est la condition sine qua non du retour au pouvoir de la gauche et de la mise en oeuvre de mesures sociales en faveur du salariat. La défaite de l’option socialiste constituerait la défaite de toute la gauche. Inversement, sa victoire favoriserait le renouveau de la gauche dans son ensemble.
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