« 2008-07 | Page d'accueil | 2008-07 »

12.07.2008

Goodyear-Dunlop


Pour les patrons, c’est « marche où crève… »

Goodyear_photo_1.jpg

Après le chantage de la direction Goodyear-Dunloop invitant les salariés à approuver le passage aux 4x8 sous peine de licenciement massifs, aujourd’hui cette même direction s’est engagée dans une escalade de casse humaine et sociale.
Les salariés sont enfermés à l’extérieur de leur entreprise. Interdits d’accéder à leur outil de travail.

« Marche où crève… » Tel parait être la logique de la direction sous les propos d’Olivier Rousseau PDG de Goodyear/Dunlop.

Ce sont des centaines de salariés qui vont sortir de la route et s’écraser sur le mur de l’exclusion et du chômage par la volonté de la direction d’imposer ses choix à l’encontre de l’expression démocratique des salariés qui ont rejeté très majoritairement les orientations patronales de flexibilisation du travail.

Pour la section d’Amiens du Parti Communiste Français il s’agit d’une attitude patronale dictatoriale que nous pensions d’un temps révolu.

En s’en prenant frontalement au code du travail ; en imposant « son » accord sur la modernisation du contrat de travail, Sarkozy a renforcé la précarité des contrats et libéré les mains des patrons voyous.

D’autres choix sont possibles. Il faut donner aux salariés les moyens d’expression et de gestion participative dans l’entreprise.

Les Goodyear/Dunlop ne sont pas des pneumatiques que l’on gonfle ou dégonfle selon les pressions financières des marchés.

Nous soutenons sans réserves la lutte des salariés des sites amiénois et nous appelons à la plus large des mobilisations de solidarité pour faire respecter l’expression démocratique des ouvriers de Goodyear/Dunlop.

Le diktat patronal et du Sarkozysme broyeur d’humanité n’a que trop duré.

Goodyear_photo_2.jpg

Les patrons ne peuvent se permettre d’écraser les salariés sur la route de l’emploi alors qu’ils sont fautifs de n’avoir pas engager les investissements structurels de 51 millions pour la modernisation du site amiénois.

Laurent Beuvain

1er secrétaire de la section d’Amiens du PCF

Dassault, le vrai visage de l’UMP


Serge Dassault vomit sa haine des grévistes, des syndicats, des CDI, des fonctionnaires, etc.

Invité sur iTélé, Serge Dassault, industriel et député UMP, s’est emporté contre la France de la grève, des syndicats, des CDI et des fonctionnaires… Autant d’institutions qu’il espère voir disparaître au profit de la glorieuse entreprise. Mieux vaut en rire, non ?

« Les Chinois travaillent 45 heures par semaine, ils dorment dans leur usine, ils font de bons produits pas chers », raconte Serge Dassault, les yeux brillants d’envie, sur le plateau de iTélé. Mais en cette matinée du jeudi 10 juillet, l’industriel et député UMP n’a pas le temps de rêver. Une mission importante l’attend : sauver la France, ce pays « qui ne travaille pas assez ».

« Les 35 heures, c’est le cancer de la France », répète le vieux monsieur de 83 ans. Il faut dire qu’il voit également les grèves comme des métastases : « pourquoi on fait la grève ? interroge le patron Serge Dassault. Pour des licenciements qui sont nécessaires pour l’entreprise ou parce qu’on veut augmenter les salaires, ce qui nuit à l’entreprise ? » Car Dassault est formel : « c’est le client qui compte, pas le syndicat, pas le salarié, pas l’actionnaire. »

Sarkozy lui-même n’est pas apte, selon lui, à résoudre le problème, car il est « paralysé par les négociations syndicales, par les partenaires sociaux, par les 35 heures…», le pôvre !

Dassault, lui, aurait fait tout autrement : s’il avait été Président, les 35 heures, il les aurait abolies « dès le premier jour. »

Même régime pour le contrat de travail à durée indéterminée, qui explique pour lui le chômage en France car il gêne la flexibilité : « Il faut que les entreprises soient libres d’embaucher quand elles ont du travail et de débaucher quand elles n’en ont pas. »

Les fonctionnaires ? Ce n’est pas 30 000 qu’il faut virer selon lui mais « 40 000, 50 000… Le Président Sarkozy n’a qu’à faire ce qu’il faut sans en parler. »

D’ailleurs, la privatisation de La Poste lui paraît une excellente idée : « à quoi ça sert d’avoir des activités nationales ? »

Résumons : pour sortir la France de la crise, il faut donc traiter les salariés comme des kleenex, éliminer les fonctionnaires, et privatiser toutes les entreprises publiques. Le tout en catimini pour éviter les grèves, cette plaie. Bref, le salut de la France, pour Dassault, c’est le modèle américain… Un modèle actuellement en pleine santé, n’est-ce pas ?

http://www.marianne2.fr/

Les Témoins de Jéhovah perdent un procès en diffamation contre Jean Pierre Brard


Les Témoins de Jéhovah ont perdu vendredi le procès en diffamation qu'ils avaient intenté au député Jean-Pierre Brard (app-PCF), vice-président du groupe d'études sur les sectes, qui en juillet 2006 avait dénoncé leurs agissements au cours d'un reportage diffusé sur TF1

Les Témoins de Jéhovah perdent un procès en diffamation contre Jean Pierre Brard
"Je vais vous donner trois exemples où (les Témoins de Jéhovah) sont de parfaits délinquants", avait déclaré le député de Seine-Saint-Denis le 20 juillet 2006, ajoutant : "Se soustraire à un impôt, condamner des personnes à mort en leur refusant la transfusion sanguine ou couvrir des délits très graves comme la pédophilie, vous voyez bien qu'on ne peut pas seulement s'en remettre à l'opinion publique, mais qu'il y a des lois qui doivent être appliquées".

Vendredi, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a jugé que ces propos étaient bien diffamatoires, mais a accordé le bénéfice de la bonne foi au parlementaire, également membre du conseil d'orientation de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).

Le tribunal a jugé que les déclarations du prévenu devaient "être considérées comme ayant un fondement suffisamment sérieux". "Bien que non dénuées de violence, elles ne sauraient être regardées comme excédant les limites admissibles de la libre opinion", a-t-il complété.

"Ce jugement est un véritable réconfort pour tous ceux qui, au-delà de l'engagement des parlementaires eux-mêmes, osent mettre en lumière la dangerosité des pratiques de l'organisation des Témoins de Jéhovah", a réagi M. Brard dans un communiqué.
Nicolas Maury 

C'est quoi la Fête de l' Humanité ?

Vidéo

Le G8 n’est pas légitime


Mis en ligne : 12 juillet

Il faut le dire clairement, le G8 n’est pas légitime. D’abord G5 en 1974, il est devenu G7, puis G8 avec la Russie, puis G13 avec les émergents et même G16… Plus le nombre de pays participants augmente, plus ces mêmes participants montrent ainsi que les problèmes d’aujourd’hui sont des enjeux universels, et moins ils parviennent à trouver des réponses -quelles qu’elles soient- à ces mêmes problèmes.

Cette situation témoigne, dans le cadre actuel de la mondialisation capitaliste, des limites atteintes par les modes de gestion néo-libéraux et par les politiques de puissance. L’année dernière, en juin 2007, à Heiligendamm, le G8 avait buté sur la tension Etats-Unis/ Russie à propos du système anti-missile que G. Bush veut installer en Pologne et en République tchèque. Le G8 avait dû constater ses propres promesses non tenues en matière d’aide au développement. Il était alors resté dans le flou sur l’action à engager concernant le réchauffement climatique. Il s’était bien gardé de mettre le conflit israélo-palestinien en tête de l’agenda alors que déjà, en 2007, l’impasse dramatique d’aujourd’hui était visible. Et sans solution juste à ce conflit, tous les risques de confrontation régionale majeure s’aggravent à la porte de l’Europe.

Cette année, le G8 aura montré la même carence, les mêmes limites, sur les mêmes sujets avec les mêmes flous et les mêmes promesses.

Avec une différence cependant, Nicolas Sarkozy n’a pas osé, cette fois-ci, faire part de son « admiration » pour les réformes engagées aux Etats-Unis, au Japon, en Grande-Bretagne et en Allemagne sur le front du marché du travail. Les résistances sociales en France et le tollé suscité par certaines « réformes » de régression sociale sont passés par là.

Pourtant, en cette année 2008, de grands problèmes mondiaux ont explosé : les émeutes de la faim, la crise agricole, le baril de pétrole à 150 dollars et la crise énergétique, la crise financière, l’inflation qui décuple la pauvreté au Sud, l’urgence écologique du réchauffement climatique, les tensions exacerbées au Moyen-Orient, jusqu’en Afghanistan, la crise structurelle de la construction européenne… Moscou menace de représailles « technico-militaires » au système anti-missile américain. La confrontation américano-israélienne avec l’Iran est un risque encore plus présent. L’impatience africaine (et des ONG du développement) se fait plus visible…

Tout montre l’urgence de solutions réelles aux enjeux mondiaux qui interpellent non pas un G-quelque chose mais l’ensemble des pays du monde car tous les peuples sont concernés. Et des résistances montent. C’est dans un cadre légitime et universel, comme celui des Nations Unies, que ces questions devraient être traitées : une ONU réformée et démocratisée pour une approche multilatérale et des solutions collectives. Le G8 d’ Hokkaïdo confirme l’exigence d’une transformation profonde des relations internationales, des institutions internationales, d’une mise en cause des choix néo-libéraux, des politiques de domination, des stratégies hégémoniques, en particulier celle des Etats-Unis.

Dans le monde d’aujourd’hui, le G8 n’a plus de raison d’être. Il vient lui-même d’en fournir la preuve.

Jacques Fath
- Responsable des relations internationales du PCF

site du P.C.F

Toutes les notes