Retour vers le passé
Par AMAD le mercredi 30 avril 2008, 11:19 - Lien permanent

« 2008-03 | Page d'accueil
| 2008-05 »
21:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Si cette lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici
| mercredi 30 avril 2008 En kiosque, chez votre marchand de journaux
DE SAINT-BERNARD À LA GRÈVE PUBLIQUE
À NE PAS MANQUER… LE NOUVEAU CODE DU TRAVAIL AUX USA, 1 ADULTE SUR 100 VIT EN PRISON FAIS PAS CI, FAIS PAS ÇA… SEXE, AMOUR ET VIDÉO
Découvrez le hors-série : | Dossiers
|
21:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Représentativité . Pour la première fois depuis l’après-guerre, les conditions de représentation et de négociation qui organisent le syndicalisme ne devraient pas favoriser son éparpillement.
Quel que soit, au final, le contenu de la réforme sur la représentativité syndicale, le « mal » pour certains,
le « bien » pour d’autres est fait. Même si les parlementaires retouchent la « position commune » issue de la négociation entre le patronat et les syndicats, il n’est sans doute plus possible de faire machine arrière sur l’essentiel. La panne du dialogue social en France amène aujourd’hui une situation qui inquiète jusque dans les rangs du patronat et du gouvernement. La crise du CPE en 2006 est venue rappeler qu’il n’est pas bon de passer en force. Dans les entreprises, l’existence de délégués syndicaux qui ne représentent qu’eux-mêmes mais peuvent signer des accords sociaux qui s’appliquent à tous, sape la crédibilité même du dialogue social et de ses acteurs. Même les syndicats les plus rétifs aux changements reconnaissent que le statu quo n’est plus possible. Tous ont compris que la mise en place d’un système qui repose plus franchement sur l’expression des salariés va provoquer des recompositions. Une révolution est en marche dont nul ne mesure réellement les conséquences.
La « position commune » arrêtée le 9 avril entre les « partenaires sociaux » est finalement soutenue, côté syndical, par les seules CGT et CFDT, celles qui sans aucun doute ont le plus à y gagner. De par leur poids respectif, ni l’une ni l’autre n’a de problème, sauf exception, pour atteindre la barre fatidique des 10 % dans les entreprises, 8 % dans les branches et au niveau interprofessionnel, seuils qui permettent d’obtenir la représentativité, donc de négocier des accords au nom des salariés. De plus, la « position commune » fait un pas notoire en direction des accords majoritaires en instaurant une validation basée sur la signature des organisations qui pèsent au moins 30 % des voix. « Il s’agit d’une vraie rupture car il ne serait plus possible pour le patronat de contourner l’influence des principaux syndicats », se réjouissait le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, le 16 avril dernier. Les autres syndicats accusent la CGT et la CFDT, qui portaient des propositions en commun depuis 2006, d’avoir cherché à provoquer une recomposition autour d’elles. « Ce n’est pas du tout notre démarche », affirme Michel Doneddu, secrétaire confédéral en charge du dossier à la CGT. « À coup sûr le paysage syndical évoluera. Mais la CGT n’a pas de velléité de le restructurer ou le refonder », assure Bernard Thibault.
Tout le monde ne pense pas ainsi. La commission exécutive de FO, dans son communiqué du 17 avril, n’a pas hésité à parler de « découpage électoral ». Pour Alain Olive, secrétaire général de l’UNSA, qui ne bénéficie pas de la présomption de représentativité, « la position commune favorise une bipolarisation syndicale ». Annick Coupé, porte-parole de l’Union syndicale Solidaires, également non représentatif, pense aussi que la position commune « force la main à une recomposition syndicale ». Pour elle, les nouveaux critères « nous laissent entrer dans le système au plan local. On pourra s’implanter plus facilement dans les entreprises. Mais il nous ferme la porte de la représentativité interprofessionnelle ». Les « non-représentatifs » d’aujourd’hui ne vont pas le devenir. Et certains, qui le sont, ont vite calculé qu’ils risquent de perdre ce privilège (et les moyens qui vont avec). De ce fait, Jean-Marie Pernot, chercheur à l’IRES et spécialiste des syndicats, prédit que « dans dix ans, le paysage syndical aura profondément changé » (1).
La « position commune » acte d’une période transitoire de cinq ans au plus, ce qui préserve les intérêts de tous, le temps pour chacun d’anticiper les conséquences d’une mise en oeuvre de la réforme. Loin d’attendre de voir à quelle sauce elle allait être mangée, l’UNSA a préféré prendre l’initiative. Le 17 avril, cette union de syndicats autonomes officialisait son intention de fusionner avec la CFE-CGC, confédération des cadres qui a réussi à arracher le maintien, « pour une durée indéterminée », de sa représentativité à travers la reconnaissance de sa spécificité.
Militante d’une réforme des règles de démocratie sociale, l’UNSA bataillait pour le maintien d’une représentativité descendante (une fois obtenue au niveau national, un syndicat l’est automatiquement dans les branches et les entreprises), décidée sur la base d’un score de 5 % aux élections prud’homales. Elle a perdu sur tous les terrains, la « position commune » prenant le parti des élections dans les entreprises, d’un seuil de 10 % et de l’autonomie des niveaux. L’UNSA a vite fait ses comptes : « Pour nous, le choix, c’est disparaître ou disparaître », s’insurge Jean Grosset, secrétaire général adjoint. Les dirigeants ont donc fait le tour de certaines organisations pour tester sa proposition de « rassembler les syndicats réformistes ». L’idée, qui avait déjà été discutée en 1998 entre l’UNSA, la CFE-CGC, la CFDT et certains démissionnaires de FO, était restée sans suite. Cette fois-ci, la CFE-CGC a donné son accord pour engager un processus de fusion. « Nous voulons proposer une nouvelle offre syndicale, occuper l’espace entre la CFDT et la CGT en érigeant un nouveau pilier réformiste, contestataire quand il le faut mais qui signe des accords », explique Jean Grosset. Au passage, le mariage donnerait à l’UNSA l’assurance d’obtenir une représentativité interprofessionnelle.
La rapidité de l’annonce n’a pas manqué de susciter des sarcasmes, FO ou la CGT dénonçant des « logiques d’appareil ». Annick Coupé va même jusqu’à parler de « recomposition alimentaire ». Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, pointe le risque que la situation ne « pousse à des regroupements artificiels, non fondés sur du sens commun et des valeurs partagées ». La CFTC, qui a conscience d’avoir beaucoup à perdre, fut soupçonnée d’être dans le deal, ce que dément catégoriquement son président, Jacques Voisin. Philippe Louis, trésorier du syndicat et en charge du dossier, convient que « les cartes vont être redistribuées », mais que « l’évolution se fera au rythme des salariés ». « Nous nous sentons plus proches du camp réformiste, qui négocie de bonnes régulations pour les salariés, que du camp réformateur de la CFDT, qui accompagne de mauvaises réformes », confie un des cadres de la confédération.
Le problème, c’est que toute initiative de l’un rejaillit sur les autres. Un rassemblement des syndicats qui se disent « réformistes » pourrait couper l’herbe sous le pied du « réformisme militant » porté par FO depuis son dernier congrès. Pas menacée dans sa représentativité, FO l’est dans son identité et dans la place qu’elle occupe. Dans les années qui viennent, à la faveur de regroupements, FO pourrait devenir « le petit de la bande ». L’isolement guette aussi Solidaires, qui pourrait se retrouver seule non représentative au niveau national. Même s’ils sont très différents, Solidaires et l’UNSA avaient pris l’habitude de batailler ensemble pour faire reconnaître leur représentativité et tenter de s’inviter dans les intersyndicales. Quant à la FSU, si elle est peu concernée par une réforme des règles du secteur privé, elle ne pourra pas être épargnée par une recomposition syndicale. « Nous n’avons pas la prétention de devenir une organisation interprofessionnelle. Nous syndiquons dans un domaine particulier, celui de la fonction publique. Mais la question de notre avenir est posée et sera de nouveau débattue à notre prochain congrès », en janvier 2010. Cette organisation qui, comme la CGT conteste la césure entre réformisme et contestataire, est secouée depuis plusieurs années par un débat sur sa place dans le paysage syndical. Une majorité de ses militants veulent rester une fédération qui syndique principalement les enseignants, d’autres préconisent la constitution en confédération (option que la réforme devrait rendre improbable), d’autres enfin défendent l’idée de l’affiliation à la CGT. Le site du SNES-FSU publie par exemple une contribution, datée du 6 avril, du secrétaire général et de son adjoint de la section de l’Oise plaidant pour que la FSU affirme son intention de « travailler à l’unification syndicale » en proposant un rapprochement « avec tous ceux qui voudraient vraiment en être mais aussi avec la confédération qui est la plus proche de nous, dont nous partageons la quasi-totalité des valeurs et une bonne partie de notre histoire : la CGT, sans laquelle un tel projet n’a aucun sens ».
(1) Jean-Marie Pernot vient de publier, avec Guy Groux, la Grève, dans la collection « Contester »,
aux Éditions Sciences PO Presse (10 euros).
Paule Masson
l' Huma du 28 / 04 / 08
05:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Social . Le ministre du Travail présente aujourd’hui ses propositions. Elles répondent à une logique productiviste et à un choix de société qui n’ont pas été débattus.
« Si j’arrêtais parce que les lycéens ne sont pas contents ; si j’arrêtais la réforme des retraites parce qu’ils ne sont pas contents… » Tout en se prévalant d’un prétendu renouveau du « dialogue social » sous sa présidence, Nicolas Sarkozy a délivré un message clair, lors de sa prestation télévisée jeudi dernier : alors que l’ensemble des syndicats sont en désaccord avec son projet de réforme de la retraite, il ne tiendra pas compte de leur avis. Le dialogue, c’est donc : « causez toujours, je n’en ferai qu’à ma tête », et cela sur un sujet pourtant au coeur de la vie sociale. C’est d’ailleurs dans le cadre d’une simple concertation, et non d’une négociation expressément refusée, que le ministre du Travail Xavier Bertrand présente aujourd’hui ses propositions aux organisations syndicales et patronales.
travailler et cotiser plus longtemps
Aucune véritable surprise à en attendre : Nicolas Sarkozy a rappelé jeudi la ligne consistant à décréter que la seule option pour garantir le système des retraites était de « travailler et cotiser plus longtemps ». Or, de la CGT à la CGC en passant par FO et la CFDT, par-delà leurs différences de position sur la réforme Fillon, toutes les organisations de salariés refusent le passage aux 41 ans de cotisation. Pour une raison simple : alors que la majorité des salariés voient aujourd’hui leur carrière interrompue, malgré eux, avant même d’avoir atteint 60 ans, leur demander de « travailler et cotiser plus longtemps » reviendrait en réalité - étant donné les modalités de calcul de la pension et les pénalités en vigueur pour manque de trimestres cotisés - à leur imposer une nouvelle dégradation du niveau de leur future pension de retraite. Pour donner le change, Xavier Bertrand crie sur tous les toits sa résolution à changer la situation de l’emploi des seniors (le taux ne dépasse pas 38 %), et il devrait aujourd’hui s’efforcer de braquer les projecteurs sur ses propositions en la matière. Il y a en effet beaucoup à faire pour imposer aux entreprises de cesser d’utiliser systématiquement les travailleurs âgés comme variable d’ajustement dans leur quête de rentabilité. Mais les syndicats sont d’autant moins enclins à « signer » pour les 41 ans en échange de la promesse d’un nouveau paquet de mesures pour les seniors qu’on leur a déjà fait le coup lors de la réforme de 2 003 : un « plan emploi seniors » a alors été promis, puis lancé en 2006 à grand renfort de publicité, sans grand impact, à l’évidence, sur le comportement des employeurs.
Les sacrifices pour les salariés
L’agitation de la question des seniors ne peut, en tout état de cause, occulter un choix fondamental fait par Nicolas Sarkozy comme par ses prédécesseurs : le refus de chercher à financer, autrement que par des sacrifices imposés aux assurés sociaux, l’augmentation légitime de la dépense retraite, liée à l’arrivée à l’âge du départ des générations nombreuses du baby-boom et à l’allongement de l’espérance de vie. Les syndicats, la Caisse nationale d’assurance vieillesse et la Cour des comptes, entre autres, ont pourtant avancé nombre de pistes alternatives : cotisation sur les nombreux éléments de revenus actuellement exonérés (stock-options, revenus financiers, intéressement, participation…), réforme de la contribution des entreprises pénalisant celles qui licencient et/ou recourent massivement à la précarité, etc. Conjuguées à une politique visant effectivement le développement de l’emploi, de telles mesures feraient rentrer des milliards d’euros dans les caisses de la Sécu. Encore faudrait-il vouloir affronter le diktat du MEDEF qui ne veut pas mettre un euro de plus dans la « machine », prétend donc maintenir inchangé le partage de la richesse créée quelles que soient les évolutions de la société. On touche ici, enfin, à l’autre dimension cachée, profondément conservatrice, du choix sarkozyen : contraindre à travailler toujours plus longtemps, n’est-ce pas, comme le souligne Henri Chevé (voir entretien ci-contre), tenter de s’opposer à la révolution démographique en marche qui élargit considérablement le champ des possibles pour le développement des individus et de la société, et affirmer une conception purement productiviste de l’individu ?
Yves Housson
l' Huma du 28 / 04 / 08
04:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Comme chaque année, à l'occasion de la journée des déportés, une cérémonie a eu lieu au cimetière de Beaurains, présidée par le maire socialiste. Notre camarade Jean-Jacques Guillemant, maire-adjoint, a notamment déclaré :
“La journée du souvenir consacrée à la mémoire des déportés, des résistants, des victimes du nazisme a toujours eu une très grande importance pour le Parti communiste français.
Je vous remercie d'être toujours aussi nombreux à participer à ce devoir de mémoire. Je remercie Pierre Ansart, le maire de la commune, qui m'autorise à prendre la parole lors de cette cérémonie, alors que dans une ville voisine la Fédération du PCF n'est même pas invitée en tant que telle à la cérémonie du mur des fusillés. Je remercie aussi tout particulièrement la famille de Hubert Crépin à laquelle j'associerai celle de Emile Duquesnoy, autre grand nom local de la Résistance. Je ne peux m'empêcher de penser aussi en ce moment à Abel Duquesnoy, Marcel Roger, Raymond Vigreux, et bien d'autres… Tous ces noms ont encore de l'écho dans nos têtes et dans nos cœurs.
L'association des Amis de la Résistance à laquelle j'appartiens, avec bien d'autres associations, œuvrent pour

rappeler aux jeunes générations le sacrifice de nos anciens. A une époque où à plusieurs reprises certains nient même l'existence des camps d'extermination, à une époque où l'on souille les tombes des soldats morts au champ d'honneur, il est indispensable de prolonger, d'intensifier ce devoir de mémoire. Certes les communistes n'étaient pas seuls dans ce combat et je tiens à saluer tous les autres combattants, tous ceux qui n'ont pas plié face aux atrocités nazies.
Attention, amis et camarades, la “bête immonde” rôde encore. Plus que jamais, groupons nos efforts pour promouvoir la paix dans le monde. Unissons nos voix pour faire taire les canons.”
Lundi 28 avril 2008
publié dans : vie de la section

DÉPORTÉS ET RÉSISTANTS : UN DÉTAIL DE L'HISTOIRE ???
COMMUNISTES : PAS FRANÇAIS ???
Dimanche 27 avril, comme tous les ans, à l'occasion de la Journée nationale des Déportés, se tenait dans les fossés de la citadelle une cérémonie-souvenir.
Cérémonie émouvante où des enfants des écoles ont lu des extraits de lettres de déportés avant d'entonner le chant des marais, chant qui fut celui des Allemands déportés par les nazis dès 1933.
Cérémonie émouvante où le souvenir des heures sombres fut évoqué par des représentants de déportés et de résistants, de l'Etat, de la mairie d'Arras et même du Commonwealth…
Alors, où est le scandale ?
L'absence du Préfet représentant la République qui se fait remplacer par un sous-préfet est un scandale,
L'Absence du Maire d'Arras, M.Vanlerenberghe qui se fait remplacer par une adjointe est un scandale;

Le manque d'information de la part de la Préfecture et surtout de la Mairie (pas une affiche en ville) est un scandale.
Le fait que le Parti Communiste Français n'ait pas été invité en tant que tel est un scandale.
Et pourtant, les communistes étaient là, représentant à eux seuls près de la moitié des assistants.
Car sur les murs des fossés de la citadelle on peut voir sur la majorité des plaques au dessus du nom d'un fusillé ces 3 lettres “PCF” rappelant à tous que notre Parti a payé un lourd tribut pour la paix et la liberté de notre pays.
Eh bien, y aura-t-il un scandale de plus ? On dit que ces plaques vont être restaurées et qu'on veut faire disparaître ces 3 lettres “PCF”. Pourquoi ? Communiste pas français comme disaient certains ?
“Le ventre est encore fécond d'où est sortie la bête immonde” écrivait Bertolt Brecht et notre camarade Jean-Jacques Guillemant le rappelait dans son discours lors de la cérémonie au cimetière de Beaurains.
Alors que certains persistent à qualifier des camps d'extermination de “détail” de l'histoire, alors que le gouvernement actuel essaie de détruire l'œuvre du Conseil National de la Résistance, il est primordial de rappeler à tous et notamment aux plus jeunes ce que fut la Résistance et la part que les communistes ont prise dans le combat pour la paix et la liberté :
Mercredi 30 avril à 14 h 30 : Guy Môquet, le sens d'un combat à l'Office culturel d'Arras,
Samedi 3 mai, salle des fêtes d'Agny, à partir de 19 h : vernissage de l'exposition sur la Résistance et spectacle évoquant l'œuvre du Conseil National de la Résistance.
Blog P.C.F ARRAS
22:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Par Régis TRILLES le lundi 28 avril 2008, 21:54 - Economie - Lien permanent
Pourquoi l’État refuse-t-il d’encaisser 4 milliards d’euros d’amendes dues par la grande distribution pour infraction à l’urbanisme commercial ? Le 3 mars, un huissier de justice est allé frapper à la porte du ministère de l’Économie et des Finances pour poser la question.
À l’origine de cette sommation, l’association de commerçants indépendants "En toute franchise". « Il y a une apathie volontaire des pouvoirs publics pour ne pas sanctionner la grande distribution », explique son président, Claude Diot. « Depuis deux ans, huit jugements de tribunaux nous ont donné raison et refusent l’exploitation des surfaces de vente illicites mais l’État ne les fait pas appliquer. Ces surfaces illicites sont toujours ouvertes. »
un déni de justice ubuesque
Toutes les enseignes ont fait appel et, interrogé par l’Humanité, le ministère de l’Économie n’a pas souhaité s’exprimer. Mais le déni de justice est ubuesque, comme le montre l’affaire de l’Intermarché de Castets, un village landais de 1 800 habitants. En 2004, la commission départementale de l’équipement commercial (CDEC) accepte trop hâtivement l’installation du supermarché : au printemps 2007, le tribunal administratif de Pau retire l’autorisation pour « déséquilibre ainsi créé au détriment du commerce de proximité ». La justice ordonne la neutralisation de la grande surface. L’Intermarché redemande une autorisation. La CDEC la lui accorde dans la semaine, bien qu’aucun préfet - censé présider la CDEC - ne soit alors en poste. La justice suspend de nouveau l’autorisation. En vain. Malgré de multiples demandes d’intervention d’« En toute franchise »à Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Rachida Dati, l’Intermarché de Castets est toujours ouvert… Et le préfet des Landes se déclare « pas compétent ».
Avec une astreinte légale de 1 500 euros par jour et par mètre carré d’infraction, les amendes cumulées de ces huit affaires s’élèvent à 4 005 588 000,00 euros de « subventions déguisées », dénonce l’association. Face à un État peu enclin à s’expliquer, elle envisage donc de porter plainte, pourquoi pas au niveau européen. Mais elle devra faire vite car, jeudi dernier, le gouvernement a annoncé l’examen par le Parlement, début mai, d’une déréglementation de l’urbanisme commercial qui devrait au contraire faciliter les ouvertures de nouvelles grandes surfaces. Une mesure proche de la proposition nº 205 du rapport Attali, préconisant l’abrogation des lois Royer et Raffarin. Selon cette logique, plus il y aura d’hypermarchés, plus il y aura de concurrence, et plus le pouvoir d’achat augmentera. « Je connais déjà de nombreuses villes où toutes les enseignes sont présentes, ce n’est pas pour autant que les prix sont plus bas », réagit Martine Donnette, spécialiste juridique d’« En toute franchise ». « La grande distribution a maillé tout le territoire français, ils s’entendent entre eux sur les prix », comme l’a encore montré, en décembre, le procès de trois distributeurs sur les prix des jouets. Pour Martine Donnette, cette réforme ne sera donc que la légalisation des cadeaux « délictueux » accordés depuis de nombreuses années.
Documents à l’appui, l’association « En toute franchise » fait en effet état de dysfonctionnements troublants des pouvoirs publics pour faire appliquer les lois Royer et Raffarin. En théorie, il est impossible de faire construire et d’ouvrir un magasin de plus de 300 mètres carrés sans autorisation préalable de la CDEC. En pratique, nombreuses sont les grandes surfaces qui ne possèdent pas l’autorisation. Mais les préfets ferment les yeux. Souvent des commissions ad hoc valident les mètres carrés illégaux sans rien exiger des exploitants malhonnêtes. Sous les ordres préfectoraux, les directions départementales de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DDCCRF) ne font que peu de contrôles et ne s’alarment pas quand Carrefour Vitrolles s’agrandit de 3 000 mètres carrés, que Leclerc Plan-de-Campagne ne bénéficie que d’un permis de construire pour un hangar de dépôt, ou que la SCI de Maxi Toys Salon-de-Provence achète avec les murs son autorisation CDEC (pourtant « ni cessible ni transmissible »). Enfin, quand bien même une action en justice serait intentée, des documents apparaissent, d’autres retournent curieusement à l’expéditeur sans parvenir jusqu’au tribunal. La DDCCRF aurait dissimulé à la justice un refus d’autorisation de la CDEC pour une annexe du Carrefour Vitrolles.
traversé par un pipeline de gaz
Les élus locaux ont leur part de responsabilité. Au sein de la CDEC, ils détiennent la moitié des votes. Or il arrive fréquemment qu’une autorisation annulée par la justice soit réattribuée sans modification du projet et sans nouvelle étude d’impact économique et environnemental, par exemple avec les Leclerc d’Orléans et de Barcelonne-du-Gers. Certains plans locaux d’urbanisme subissent des entorses troublantes, comme le montrent certains rapports de la direction départementale de l’équipement : autorisation d’un Leroy-Merlin en zone boisée protégée à Cabriès, destruction des halles publiques du centre-ville à Orthez, empiétement sur la zone agricole à Flourens… Plus grave encore, l’hypermarché de Sénas est situé sur une zone sismique et inondable dans le lit majeur de la Durance. Quant au projet d’ensemble commercial de 60 000 mètres carrés à Roquebrune-sur-Argens, la moitié empiète sur la zone feu du plan de prévention des risques, l’autre moitié sur la zone inondable, et le tout est traversé par un pipeline de gaz.
contre les opacités administratives
Déjà en 1995, 9 % des surfaces totales des hypermarchés étaient illégales, selon une étude confidentielle de la répression des fraudes. Tout porte à croire que le nombre est nettement supérieur aujourd’hui. En 2006, pour lutter contre les opacités administratives, l’association « En toute franchise » avait demandé aux parlementaires des modifications du Code de l’urbanisme et du Code de procédure pénale pour obtenir des droits de recours contre les permis de construire et les dossiers de CDEC frauduleux.
Sans succès.
Pour Martine Donnette, c’est sûr, « trop de maires iraient en prison »…
21:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Par Régis TRILLES le lundi 28 avril 2008, 21:46 - Economie - Lien permanent

21:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Par Jérôme Leroy le mardi 29 avril 2008, 04:25 - Lien permanent
On a beau savoir que seul l’optimisme est révolutionnaire, il est difficile, certaines semaines, de ne pas sombrer dans ce qu’on pourrait appeler le syndrome Fort Alamo. Vous vous souvenez, ce western avec John Wayne et Richard Widmark ? Trois cents Texans récemment indépendants contre cinq mille Mexicains ; trois cents Texans cernés dans un fort en ruine Pendant les trois heures du film, ils résistent héroïquement aux charges successives de l’ennemi, tombent les un après les autres et finissent complètement massacrés. Ils ont attendu sans espoir les renforts du général Houston qui n’est pas venu et qui arrivera trop tard pour les sauver.
Bon, première charge sur Alamo : déremboursement des lunettes. Peut-être que le gouvernement à peur que le peuple voie trop bien ce qui se passe. Qu’il se rassure, le gouvernement : TF1 et les journaux gratuits suffisent largement à entretenir une myopie politique voire un aveuglement définitif.
Deuxième charge : déremboursement sur les soins dentaires. Plus malin, sans doute. Les filles cesseront de sourire et iront bosser. Quant aux sales Rouges hargneux, aux syndicalistes, ils ne pourront plus mordre. Troisième charge : on refait la carte hospitalière comme on a refait la carte judiciaire, à la hache, à la tronçonneuse, à la machette, au hachoir. Va accoucher plus loin, feignasse ! Et prends ta bagnole pour qu’on aille te soigner ton infar… T’avais qu’à vivre dans une grande ville, eh, paysan ! Colonel Dati, colonel Bachelot, vous avez bien mérité du libéralisme : ce n’est plus de l’aménagement du territoire, c’est du carnage. Pas du genre, à faire du prisonnier, les furieuses.
À un moment, dans Fort Alamo, le vrai, le film, les assiégés tentent une sortie nocturne et réussissent à faire sauter un gros canon de l’armée mexicaine. Le gros canon qu’on a fait sauter, c’est la communauté urbaine de Marseille, passée à gauche contre toute attente. La tête de Gaudin et Muselier se demandant qui les a trahis : la seule consolation de la semaine. Mais enfin l’armée mexicaine ne se laisse pas démoraliser et c’est la quatrième charge : pour un patron libéral, le chômeur est considéré sous l’angle économique comme une variable de gestion et sous l’angle humain comme un paresseux qui boit ses allocs aux PMU.
On va changer ça : au bout de deux propositions acceptables, ou tu bosses de nouveau ou on te raye des statistiques. Une proposition acceptable par exemple, c’est de demander à un jardinier de Wasquehal de devenir poissonnier à Boulogne ou à une ingénieure en systèmes automatisés de Villeneuve d’Ascq de devenir go-go danseuse dans une boîte de la côte d’Opale.
Ensuite, évidemment, le rythme des assauts s’accélère, vu le peu de résistance rencontrée. Cinquième charge : suppression des majorations des allocations familiales pour les adolescents. Sixième charge, la dernière pour l’instant : un livre blanc sur les fonctionnaires pour dire que les fonctionnaires, c’est pas beau, c’est cher, ça sert à rien et on devrait pouvoir les virer comme n’importe quel cueilleur saisonnier. Bien entendu, c’est un fonctionnaire qui a écrit le livre blanc en question. Mais un haut, un qui a fait les écoles. Pas un guichetier de la poste qui se suicide à cause du harcèlement. Il a de la chance qu’on ne rembourse plus les lunettes, celui-là, un certain Silicani, parce que si on le reconnaissait dans la rue… Bon, s’il y a encore des survivants dans les ruines, qu’ils lèvent le doigt… Ah, je vois des lycéens… Ce sont peut-être eux les renforts : il paraît que le communisme est la jeunesse du monde. Ce ne serait pas mal, par les temps qui rampent, que la jeunesse du monde devienne communiste. Juste un peu.
21:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Si cette lettre ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici
| mercredi 30 avril 2008 En kiosque, chez votre marchand de journaux
LES DROITS DE L’HOMME À LA TRAPPE EN TUNISIE
À NE PAS MANQUER…
« L’EMPLOI NE PROTÈGE PAS TOUJOURS DE LA PAUVRETÉ »
LE CINÉMA MAROCAIN SE PENCHE SUR SON AVENIR
Découvrez le hors-série : | Dossiers
|
|
| Contact | Plan du site | |
19:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note