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31.10.2007

Debout pour le journalisme .

"Debout pour le journalisme" : Une loi pour garantir l'indépendance des rédactions

Par Farès :: 30/10/2007 à 22:03


Lundi 5 novembre, c'est la journée "Debout pour le journalisme"  (STAND UP FOR JOURNALISM!) :  journée de protestation au sein des médias européens.



Voir : http://www.ifj-europe.org/default.asp?Index=5031&Lang...


Des dizaines de milliers de journalistes préparent une journée de protestation dans les capitales européennes pour mettre l’accent sur la terrible crise des médias : pressions politiques, déclin qualitatif et mauvaises conditions de travail sont des phénomènes présents partout en Europe.

[...]

“Les journalistes sont frustrés et en colère car ils ne peuvent pas faire leur travail correctement en raison d’ingérences politiques, de conditions de travail précaires et d’une commercialisation rampante qui mettent en pièces le cœur même du journalisme de qualité,”

[...]

Les syndicats et les associations de journalistes dans près de 40 pays européens prendront part à cette journée de protestation qui inclura des manifestations nationales et des actions à l’échelon européen portant sur l’effondrement de la confiance du public dans le travail des médias traditionnels.




Voir : http://www.acrimed.org/article2744.html


Après avoir présenté, le 4 octobre dernier, ses propositions pour renforcer l’indépendance de la presse française, l’intersyndicale des journalistes (SNJ, USJ-CFDT, SNJ-CGT, SJ-CFTC, SJ-FO) appelle la profession et les citoyens à se mobiliser pour la journée européenne de la liberté de la presse, « Debout pour le journalisme », le lundi 5 novembre. Organisée dans une trentaine de pays par la Fédération européenne des journalistes (FEJ), cette journée, en droite ligne avec le mouvement des syndicats de journalistes français, a pour objectif de faire prendre conscience aux citoyens européens que le journalisme et l’information sont en danger.

[...]

De fait, partout sur le vieux continent, les atteintes à la liberté de la presse, et donc au droit qu’ont les citoyens de bénéficier d’une information indépendante et pluraliste, se multiplient : pressions économiques et politiques, marchandisation de l’information, autocensure, précarité, non-respect du principe de protection des sources, etc.
Et la qualité de l’information en pâtit.

[...]

En France comme ailleurs, selon la FEJ, « nous voyons se rejoindre les démons de l’ingérence politique, de l’autocensure, de la concentration des médias et de la précarité dans la profession pour aboutir à un journalisme véritablement malade ».

[...]

Les syndicats et les associations de journalistes dans près de 40 pays européens prendront part à cette journée de protestation qui inclura des manifestations nationales et des actions à l’échelon européen portant sur l’effondrement de la confiance du public dans le travail des médias traditionnels.





Et surtout, voir : http://www.intersj.info/

Il n'y a pas de démocratie sans liberté de la presse

Les syndicats de journalistes, réunis pour la première fois depuis quinze ans, s'adressent à tous les français pour proposer une loi garantissant  l'indépendance des rédactions, à l'heure où les dérives déontologiques, les rachats de médias et les pressions sur le contenu de l'information se multiplient, remettant en cause le droit de chacun à une information honnête, indépendante et fiable.


Les syndicats avancent les propositions de modification législatives suivantes :

* CHAQUE TITRE (écrit, audiovisuel,multimédia) devra disposer d’une équipe rédactionnelle permanente et autonome composée de journalistes professionnels au sens de l’article L 761-2 du Code du travail, collaborant régulièrement au titre, qu'ils soient mensualisés ou rémunérés à la pige. L'intégration/mensualisation devra être proposée aux journalistes pigistes qui en expriment le souhait. Le recours à des journalistes en CDD ne sera autorisé que dans les cas prévus par la législation en vigueur.

* LA LOI FERA OBLIGATION à l’éditeur de remettre chaque année aux institutions représentatives du personnel, en même temps que ses comptes annuels, la composition de cette équipe rédactionnelle en y faisant apparaître le nombre de journalistes précaires et de correspondants locaux de presse. En cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues.

* QUELLE QUE SOIT la forme juridique du titre, quelle que soit la forme juridique de l’équipe rédactionnelle, cette dernière sera obligatoirement consultée par la direction sur tout changement de politique éditoriale ou rédactionnelle.

* CETTE ÉQUIPE RÉDACTIONNELLE sera également obligatoirement consultée par l’employeur avant et lors de la nomination du responsable de la rédaction, quel que soit l’intitulé de sa fonction (directeur de l’information, directeur de la rédaction, rédacteur en chef…). Celui-ci devra présenter son projet éditorial à l’équipe rédactionnelle, qui pourra s’opposer à sa nomination ou à son projet.

* PAR LA SUITE, si la gravité de la situation l’exige, l’équipe rédactionnelle pourra prendre l’initiative d’un scrutin de défiance. La rédaction aura la faculté de saisir le comité d’entreprise. Celui-ci pourra agir dans le cadre d’un droit d’alerte aménagé et spécifique. Là encore, en cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues jusqu’à ce que cesse ce manquement. Cette sanction sera publiée et diffusée par l’entreprise de presse.
En outre, sans prétendre apporter aujourd’hui de réponse au débat relatif au statut des entreprises de presse, nous rappelons qu’à tout le moins ces entreprises ont, du fait de leur activité, une responsabilité sociale particulière.

Il découle de celle-ci que ces entreprises doivent être soumises à des obligations accrues de transparence :

* ELLES DEVRONT PUBLIER et diffuser chaque année toutes les informations relatives à la composition de leur capital et de leurs organes dirigeants, l’identité et la part d’actions de chacun des actionnaires, personnes physiques ou morales. Elles devront porter ces informations à la connaissance du public.

* CETTE OBLIGATION DE PUBLICATION et de diffusion devra également s’appliquer dès qu’un changement est intervenu dans le statut, l’organigramme ou la composition du capital de la société éditrice et/ou propriétaire.

* LES NOMS DES PRINCIPAUX DIRIGEANTS et des principaux actionnaires (plus de 15 % du capital) devront également être mentionnés dans chaque numéro de la publication concernée.




Je soutiens sans réserve cette proposition de loi, et je vous invite chaudement à faire tourner l'information et à signer la pétition qui sera remise aux députés lundi 5 novembre avec la proposition de loi ci-dessus.

E . D . F ( voir video )

TOLBIAC DE NOUVEAU EN GREVE CGT ENERGIE PARIS CGT-UFICT

 

Pour la deuxième fois en moins d’un mois, les agents du C.A.D. de TOLBIAC ont décidé, face à une direction qui ne les entend pas, de se mettre en grève. Leur exigence n’est pourtant pas incompréhensible : NEGOCIER ! ! !

NÉGOCIER l’organisation projetée au travers de la réforme NÉGOCIER sur les effectifs qui dans le projet sont à la baisse et sont établis sans tenir compte la densité et la complexité des réseaux d’Ile de France. NÉGOCIER sur les évolutions de carrière. NÉGOCIER avec une réelle prise en compte des agents, ce qui sous-tend de déplacer autre chose que des virgules dans un document. NÉGOCIER sans mettre la pression aux agents.

Au lieu de cela, les directions prennent les agents et leurs organismes de représentation pour ce qu’ils ne sont pas jugez plutot !

A Paris Nord , suite au premier mouvement de grève du CAD TOLBIAC, la direction reporte le dossier CAD au mois d’octobre et reporte les entretiens individuels. A Saint Mandé, par contre, le dossier suit son cours et sera examiné le 24 septembre 2007 en CMP ; Saint Mandé étant le centre preneur c’est à ce dernier qu’appartient la décision finale. Ce qui ne passe pas dans un centre, la direction tente de le faire passer dans un autre. La boucle serait ainsi bouclée, les agents de Tolbiac n’auraient plus qu’à prendre le métro direction Saint Mandé.

Mauvais calcul ! ! ! ! ! ! ! ! Le CAD TOLBIAC n’est pas dupe des louvoiements de la direction ;

Ils exigent • Le retrait du dossier CAD de l’ordre du jour du CMP de St Mandé • L’ouverture de véritables négociations incluant les deux centres et les représentants du personnel • La réunion d’un inter CMP et inter CHSCT avant toute décision des directions • Sans réponse sur ces 3 points, les agents grévistes décident de poursuivre la grève. Ils ont réaffirmé leur volonté de ne pas déménager dans l’état actuel du dossier. . . . Lors d’une nouvelle A.G. de personnel, jeudi 20, les agents décideront des suites à donner au mouvement. La CGT de St Mandé interviendra auprès du directeur de ce centre afin d’exiger le retrait du dossier CAD de l’ordre du jour de leur CMP Elle appelle toutes les organisations syndicales siégeant dans l’organisme de refuser de traiter de ce dossier en CMP et d’y émettre un avis.

Paris, le.19 septembre 2007 CGT ENERGIE PARIS CGT-UFICT www.cgt-energie-paris.com

De : CGT ENERGIE
vendredi 28 septembre 2007

30.10.2007

C N E .

social - économie

CNE : le marché de dupes du patronat

Le MEDEF tente d’échanger le droit de licencier sans motif contre celui de licencier sans être contesté.

Ainsi, après l’avoir encensé, réclamé sa généralisation, le patronat serait « prêt à renoncer au CNE »,

explique Cathy Kopp, DRH du groupe Accor, devenue négociatrice en chef du MEDEF dans la négociation sur la modernisation du marché du travail. Mais, prévient-elle, « nous renonçons au CNE en contrepartie d’un accord final signé qui moderniserait le marché du travail ». La belle affaire ! Les flexibilités perdues d’un côté seraient récupérées de l’autre. Le MEDEF tente d’échanger le droit de licencier sans motif contre celui de licencier sans être contesté. Le contrat nouvelles embauches, créé par le gouvernement Villepin en 2005, est un contrat de travail réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, qui a instauré une période d’essai de deux ans durant laquelle il est possible de licencier sans fournir de justification. Sans motif à contester, pas de plainte possible au tribunal, pensaient à l’époque les promoteurs de ce contrat. Avec sa proposition de « rupture sans reproches réciproques », soumise à débat dans la négociation en cours, le patronat veut inscrire dans le contrat de travail l’impossibilité d’ester en justice dès lors que le licenciement à l’amiable est signé par les deux parties. Le troc « fin du CNE contre accord » ressemble furieusement à un marché de dupes et à une porte de sortie pour un patronat qui a soutenu un contrat de travail aujourd’hui plombé de toutes parts.

En effet, le CNE est déjà très fragilisé par l’opposition syndicale unanime qu’il a suscitée, par la mise au pilon de son frère jumeau, le CPE, qui a soulevé contre lui un des plus forts mouvements sociaux de ces dernières années, par des décisions de justice qui l’ont déclaré non conforme aux engagements internationaux de la France. Le MEDEF sait bien qu’un coup fatal sera porté le 15 novembre prochain. Saisi par Force ouvrière, le Bureau international du travail (BIT) devrait rendre sa décision ce jour-là. Or le comité tripartite (salariés, employeurs, gouvernements) chargé de préparer le travail a estimé que la convention 158, ratifiée par la France, interdit un licenciement sans motif valable et estime trop longue la période de deux ans pendant laquelle l’employeur peut licencier sans motif. Le droit international étant juridiquement supérieur au droit national, la cour d’appel de Paris s’était appuyée sur cette convention début juillet pour requalifier un CNE en CDI. « Durant une période de deux années, le contrat nouvelles embauches prive le salarié de l’essentiel de ses droits en matière de licenciement (…). Aucune législation de pays européen comparable à la France n’a retenu un délai aussi long durant lequel les salariés sont privés de leurs droits fondamentaux en matière de rupture de contrat de travail », avait justifié la cour d’appel. Elle avait été saisie d’une décision rendue le 28 avril 2006 par le conseil des prud’hommes de Longjumeau (Essonne). Depuis la création du CNE, plus de 800 litiges ont été comptabilisés. Nombre de salariés ont été licenciés suite à un arrêt maladie, après avoir déclaré une grossesse ou réclamé le paiement d’heures supplémentaires. Des motifs illégaux jugés par les tribunaux de « licenciement sans cause réelle ni sérieuse ». Ces motifs-là, le patronat rêve de pouvoir les pratiquer sans être contraint par la justice de les avouer.

P. M.                l' Huma du 29 / 10 / 07

CUBA ,SI!


ECRASANTE VICTOIRE DE CUBA A L’ONU CONTRE LE BLOCUS

ECRASANTE VICTOIRE !!!

L’ONU, à une écrasante majorité, demande, pour la 16e fois, la levée de l’embargo des USA sur Cuba

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté mardi, à une écrasante majorité (184 voix contre 4), une résolution demandant la levée de l’embargo économique imposé par les Etats-Unis à Cuba. C’est la 16e fois depuis 1992 qu’une telle résolution est adoptée, les deux dernières fois en 2002 et en 2004.

Le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler, a condamné à La Havane l’embargo américain, le qualifiant d’"arrogance unilatérale" et d’"attaque" contre l’ordre international, selon la presse cubaine. Cet embargo, datant du 7 février 1962, est le plus long de l’histoire moderne.

et maintenant

EXIGEONS LA LEVEE DU BLOCUS

association France Cuba france-cuba@wanadoo.fr



De : FRANCE CUBA
mardi 30 octobre 2007

Marie-George BUFFET ( vidéo )

Vidéo

Réforme des retraites .

Réforme des retraites : Solidarité public et privé contre l’allongement sans fin de la durée de cotisation

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 30 octobre

La commission de garantie des retraites dans un avis remis au gouvernement propose d’allonger la durée de cotisation à 41 annuités dans le secteur privé. Cet avis est préparatoire au rendez-vous d’étape de 2008 prévue dans la loi Fillon de 2003 qui avait déjà fait passer la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans.

On comprend mieux l’acharnement gouvernemental à l’encontre des régimes spéciaux. C’est une offensive qui vise à rompre les dernières digues pour imposer leur unique obsession : l’allongement sans fin de la durée de cotisation.

La réforme Fillon de 2003 a échoué, le gouvernement semble en tirer une raison de plus pour continuer. Les salariés qui se battent aujourd’hui, défendent le respect de leur droit, ainsi que le respect du droit à la retraite pour l’ensemble des salariés.

Ensemble, salariés du public comme du privé, les intérêts sont convergents. Ensemble gagnons la seule réforme capable de sauver le régime de retraite, celle qui fera que la capital cotise à la même hauteur que les salariés. L’efficacité, c’est la justice sociale.

Parti communiste français

Paris, le 30 octobre 2007.

Institutions / Rapport Balladur .

Institutions/ Rapport Balladur : Vers l’hyper présidentialisme

Mis en ligne : 30 octobre
Que n’a-t-on dit du régime instauré avec la Vé République, en particulier à gauche... Que n’a-t-on critiqué son essoufflement en regard des formidables besoins de démocratie, en particulier à gauche... Cette période passée, la victoire de Sarkozy advenue, le temps du passage à l’acte de son programme verrait une curieuse exception.

Sa proposition de modifier la Constitution serait totalement indépendante de son projet politique, la preuve par la composition de la commission censée lui remettre ses propositions. « Notre pays a besoin d’une démocratie rajeunie, renouvelée et transformée » s’enthousiasme Jack Lang, plus prolixe encore dans les médias que son président Balladur, expert s’il en est en audaces démocratiques et progressistes.

Avant même la remise de leurs travaux, que le débat public pose la question de savoir s’il faut que le chef de l’Etat appelle à se prononcer avant ou après les élections municipales en dit long sur le rapport à la démocratie qu’entretient le pouvoir actuel.

Et si cela se passe avant, le peuple n’aura pas son mot à dire. Pas plus qu’il n’aurait son mot à dire sur le recyclage de la constitution européenne néolibérale en « mini-traité dont le contenu corsèterait un peu plus encore les droits des pays membres de l’Union européenne au profit de la concurrence « libre et non faussée » que le nouveau texte continue de prôner.

La Constitution de la Ve République est très critiquée pour la concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul homme qu’elle porte. Le raccourcissement du mandat présidentiel à cinq ans puis l’inversion du calendrier électoral ont encore forcé le trait. Le comité Balladur propose d’aller encore plus loin, entérinant la pratique mise en oeuvre depuis le mois de juin. Le président determinerait seul la politique à conduire. Le gouvernement ne serait plus qu’une vague direction d’entreprise chargée de la mise en oeuvre. Et comme si la majorité issue des urnes au printemps dernier ne suffisait pas, le second tour des présidentielles serait couplé avec le premier tour des législatives. Les députés pourraient devenir ministres et les ministres députés mais aucun ne devrait être élu local. Les parlementaires, « grâce » à la multiplication des commissions, droits d’audit et autres résolutions non contraignantes, auraient le droit de s’exprimer à l’envi mais surtout pas de décider des choix budgétaires et sociaux.

Pareil dispositif, s’il était mis en place, serait un élément décisif de la recomposition politique en cours, inséparable du projet social et économique libéral qui l’accompagne et le conditionne. Bien loin de redonner tout son sens, historique et sensible dans une République comme la France, au clivage entre droite et gauche, et à la pluralité respective que chacun entretient en son sein, la prime sans précédent à la présidentielle ne peut que favoriser la transformation du champ politique. Domineraient deux camps rassemblés autour de leurs poulains respectifs, guère éloignés, au fond dans leur soumission aux lois des marchés.

La quête du pouvoir plutôt que l’affrontement de projet, le film est déjà passé cette année. La politique ne risque pas d’en sortir grandie. On vote sur des belles phrases de campagne. On devrait la fermer quand vient le temps des mesures. Votez pour moi parce qu’il faut travailler plus pour gagner plus.

Elu, des cadeaux fiscaux pour les riches et rien pour le pouvoir d’achat. Il faut une société solidaire. Elu voici les franchises et dès 2008 le droit à la retraite repoussé chaque année pour tous. Il faut de la justice. Elu, on ferme les tribunaux de proximité et on attaque les prud’hommes. Il faut de l’égalité. Elu, on supprime des postes d’enseignants. Il faut de la sécurité professionnelle. Elu, on donne au MEDEF la liberté de licencier à sa guise. On peut restreindre le droit du peuple à s’exprimer dans les urnes. On ne peut le faire taire.

Dialogue DUR DUR .

Dialogue duraille entre Sarkozy et les cheminots

Social . Hier matin, dans un centre de maintenance SNCF à Saint-Denis, le président a pu mesurer l’opposition des employés à sa réforme de la retraite.

Nicolas Sarkozy a éprouvé hier les limites de son pouvoir de conviction. Une semaine après le succès historique de la grève des cheminots, et alors que son gouvernement campe sur son refus d’ouvrir une négociation sur les principes d’une réforme des régimes spéciaux, le chef de l’État s’est invité, à 8 h 30, dans un centre d’entretien de la SNCF, à Saint-Denis. Ici, le 18 octobre, on avait dénombré 74 % de grévistes parmi les 1 000 employés. À peine arrivé, en compagnie de la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac, le président a été vivement apostrophé par des salariés et des syndicalistes.

Posture de donneur de leçons

Ils évoquent la pénibilité de leurs emplois, leurs conditions de travail, les horaires en trois-huit, y compris les week-ends, leurs maigres salaires. « Vous nous proposez de travailler plus pour gagner moins. On est en train de s’appauvrir avec votre réforme des retraites », lance un délégué CGT, Cyril Renaud. « Pas un cheminot ne gagnera moins », prétend

Nicolas Sarkozy, qui tente de défendre la réforme en invoquant les “problèmes de financement” ». La démonstration ne prend pas. Sans doute parce que, à Saint-Denis comme ailleurs, les employés de la SNCF ont fait leurs comptes et constaté que la réforme, entre allongement de la durée de cotisation, indexation des pensions sur les prix et application d’une décote en cas d’annuités de cotisation manquantes, leur coûterait l’équivalent de deux mois de pension, selon la CGT. Sans doute aussi parce qu’ils savent que, après des années d’application des mêmes « remèdes », le régime général de retraite des salariés du privé continue de plonger dans le déficit.

Faute de convaincre, le président a pris sa posture habituelle de donneur de leçons. « Je ne peux pas croire que vous êtes à ce point inconscients de la réalité. Il faut qu’on cotise plus longtemps », même « si c’est pas marrant à entendre », lâche-t-il. « Avec ce que vous faites, on ne va pas être aimables », lui envoie un cheminot. Suivra alors, devant les caméras de télé, un échange qui amène à s’interroger sur le but recherché par l’Élysée à travers ce coup : nouer un véritable dialogue ou, devant la détermination des salariés et l’unité des syndicats, pousser à l’affrontement, dans le secret espoir de diviser et d’isoler leur mouvement ? Le président ayant réitéré qu’il ne « cédera » pas, un syndicaliste de SUD lance : « C’est la rue qui va parler. » Nicolas Sarkozy ose alors : « Le choix de la rue dans une démocratie, ce n’est pas un bon choix. » Prémisse d’une mise en cause du droit de manifester ?

Une politique

aux forceps

À la fin de sa visite, s’exprimant devant l’ensemble des employés, le président reprendra la parole, jouant cette fois sur un autre de ses registres favoris, celui du politicien ne craignant pas le contact du « terrain » : « En venant ici, je ne choisis pas la facilité. Je ne m’attendais pas à des bravos ou des vivats », dit-il, brodant sur une « modification du dialogue social ». La réplique fusera, cinglante, de la bouche d’un cégétiste, soulignant la profonde injustice de la politique sarkozyste : « C’est du bla-bla. Arrêtez de faire des cadeaux fiscaux au patronat. Donnez-les aux travailleurs. » Pour le PCF, cet événement « témoigne des difficultés » du chef de l’État « à imposer aux forceps sa politique de régression sociale ». Pour le PS, il évoque « une stratégie délibérée de confrontation ».

Yves Housson

l ' Huma du 27 / 10 / 07

SENAT : groupe communiste .

     
 
 
   
Situation des retraités agricoles
Par Evelyne Didier - 23 Octobre 2007

Madame Evelyne Didier attire l’attention de Monsieur le ministre de l’agriculture et de la pêche sur la situation des retraités agricoles qui demandent, sur de nombreux points et à juste titre, une amélioration de leur retraite.

Tout d’abord, le décret devant fixer le niveau de la retraite complémentaire obligatoire (RCO) n’est toujours pas paru et cette publication tardive décale, de fait, son actualisation.

De plus, elle lui demande de bien vouloir tenir compte de l’article 1er de la loi sur la retraite complémentaire qui stipule que celle-ci doit permettre d’atteindre un niveau égal aux 75% du SMIC net.

Par ailleurs, lors du décès de l’exploitant, seuls les points acquis en contrepartie d’une cotisation font l’objet de la réversion aujourd’hui. Il semble pourtant que le conjoint survivant doit pouvoir bénéficier de la réversion des points gratuits de la retraite complémentaire.

Enfin, elle lui rappelle que les mesures appliquées en 2006 et 2007 n’ont pas permis de majorer significativement les pensions de nombreuses femmes.

Aussi, il est nécessaire que la réforme des retraites pour 2008 puisse conduire à la suppression des minorations sur les revalorisations des petites retraites, à l’application de la loi Fillon à tous les retraités, et notamment les articles 4 et 5 dont l’objectif est « d’assurer en 2008 un montant total de pension lors de la liquidation au moins égal à 85 % du SMIC net » et, en dernier lieu, à la modification du dispositif de bonification pour enfants car, en effet, la majoration de 10% se révèle particulièrement injuste lorsqu’elle est appliquée sur les montants de retraites les plus faibles.

C’est pourquoi, elle lui demande de quelle manière et dans quels délais, il envisage de répondre aux attentes des retraités agricoles.

En attente d’une réponse ministérielle

29.10.2007

SOUTIEN !


80% des internes des hôpitaux sont en grève signé la pétion les médias les ignorent !!!!!

Lisez attentivement, c’est important autant pour vous que pour moi. 80% des internes des hôpitaux sont en grève totale. Ils défendent le maintien d’un système de santé solidaire, mais >leur message est très peu relayé dans les médias. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale sera voté dans quelques jours. Il prévoit de déconventionner tous les médecins s’in stallant dans les zones dites surmédicalisées (en ville), ce qui signifie que les consultations de ces médecins ne seront pas remboursées par la sécurité sociale. Vous vous dites peut être que cette reforme va être positive, en obligeant les médecins à s’installer à la campagne. Ce n’est pas le cas ! Cette loi a en fait un seul objectif : la fin du système de soins solidaire et à terme la privatisation de la Sécurité Sociale. POURQUOI ? Tout d’abord, le problème de l’inégalité de répartition des médecins est complexe. Selon un récent rapport de la CNAMTS sur la démographie médicale, 95,9 % du territoire ne présente pas de problème de répartition, 3,5 % du territoire est dit à risque et seul 0,6 % du territoire est dit en danger. Il s’agit plus d’un manque global de médecins en France, et ce manque est la conséquence d’une politique de santé inadaptée, avec un numerus clausus (nombre d’étudiants admis en 2eme année de médecine) qui a été bien trop bas pendant de nombreuses années. Ensuite, il faut réaliser qu’on ne peut pas demander à toute une génération de jeunes médecins de s’installer a la campagne. Les médecins sur le point de s’installer ont 30 ans, souvent un(e) conjoint(e) qui travaille et des enfants. Certains ne peuvent matériellement pas quitter leur région. Par ailleurs l’exercice de la médecine rurale a beaucoup de spécificités, auxquelles les internes ne sont pas prépares. Il n’y a pas d’initiation a la médecine de campagne durant les études médicales. Enfin, la politique d’aménagement du territoire doit également être un sujet de réflexion. L’état se désengage de ces régions, y ferme les petits hôpitaux, les écoles, les postes…. Mais souhaite y envoyer de manière autoritaire toute une génération de médecins. Il vaudrait beaucoup mieux les aider à s’installer là où on a besoin d’eux, et les former a la médecine de campagne. CONSEQUENCES DU DECONVENTIONNEMENT ? Si le gouvernement choisit de déconventionner ceux qui s’installent en ville, une partie des jeunes médecins préférera le déconventionnement plutôt que l’exil. Leurs consultations ne seront plus remboursées par la sécurité sociale, mais ils ne manqueront pas de travail, car les patients qui ont les moyens de payer préféreront avoir un rendez vous rapide avec un praticien non remboursé (particulièrement dans le cas des spécialistes : ophtalmologues, gynécologues... pour lesquels les délais de RDV sont très longs) plutôt que d’attendre un RDV avec un médecin conventionné. Ainsi, un nouveau marché de la médecine, en dehors de la sécurité sociale va se développer. Ce sera le début d’une médecine a deux vitesses. Une aubaine pour les assurances privées ! Celles-ci proposeront des contrats santés remplaçant la sécurité sociale. Ceci marque le début d’une situation à l’américaine : médecins très bien payés, patients à faible revenus mal soignés. Par ailleurs, ces mêmes mesures ont été testées dans d’autres pays (Suisse Allemagne Québec) et ont été des échecs. QUELLES ALTERNATIVES ? Les internes et les jeunes médecins refusent cette loi. Ils refusent la privatisation de la santé. Ils sont conscients des problèmes de démographie médicale et souhaitent y apporter des solutions. Ils ont de nombreuses propositions constructives mais le gouvernement refuse de les entendre. Ils réclament la mise en place d’une véritable politique d’incitation à l’installation en agissant à la fois sur la formation des médecins (meilleure connaissance de l’exercice libéral et notamment rural), sur l’installation (définition des besoins de médecins selon les communes), l’exercice (développement des maisons pluridisciplinaires, organisation de la permanence des soins), tout ceci accompagné d’une véritable politique d’aménagement du territoire. Ils ont besoin de votre soutien. Ils se battent pour vous autant que pour eux-mêmes. Dans quelques jours il sera trop tard. Il faut inciter les médecins à s’installer en zone rurale, et non les déconventionner. INFORMATIONS ET PETITION SUR www.medecinsengreve.unblog.fr Le combat continue !! SOUTENEZ NOUS DANS NOS ACTIONS CA VOUS CONCERNE AUSSI !!!! Message de benflasherbe le Date à 29/10/07 19:20 désir d ’avenir christiane

De : christiane
lundi 29 octobre 2007

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